vendredi 16 avril 2010

ECONOMIE

Croissance attendue dans les secteurs


En ce qui concerne le secteur primaire, la croissance de la production devrait se stabiliser cette année aux environs de 2,6%. La branche agriculture devrait contribuer à hauteur de 15% de la valeur ajoutée totale de 2010.

Les projets qui accompagnent cette croissance sont ceux relatifs à la maîtrise de l’eau et à la réhabilitation des grands périmètres hydroagricoles. Il s’agit – au moins – du maintien de la production rizicole. Ainsi, la croissance attendue pour 2010 de la branche sera de 3,5%. Pour les autres secteurs, le gouvernement un objectif de croissance de 2,0% pour la pêche et l’élevage et de 1,0% pour la sylviculture. Dans le secteur secondaire, une croissance de 8,5% est prévue en 2010. L’industrie serait la principale actrice de cette croissance. En particulier, l’industrie extractive devrait enregistrer un taux de croissance de plus de 400%. Néanmoins, les ZFI et les industries textiles enregistreront des croissances négatives, respectivement de -15,0% et de -30,0%. Quant au secteur tertiaire, une légère croissance de 1,4% est attendue en 2010. Les mesures incitatives en faveur des branches du tourisme, des transports, des auxiliaires de transport ainsi que des activités liées au commerce international devraient permettre cette petite hausse. Les branches des BTP et des télécommunications devraient aussi enregistrer des croissances positives respectives de l’ordre de 3,0% et de 3,5%. Mais les opérateurs dus BTP ne ressentent pas encore la reprise dans leur secteur et attendent plus des autorités.

Par ailleurs, pour atteindre ces objectifs de croissance, le gouvernement espère contenir l’inflation avec un taux de 13,6% par rapport à 2009. Le ministère en charge des Finances explique que la maitrise de l’inflation dépend de la variation de la masse monétaire, et par conséquent du crédit à l’économie qui détermine le taux de change. Et ce département prévoit un glissement du taux de change si l’environnement politique ne s’améliore pas de façon conséquente. Pour cette année, la Grande Ile table sur un taux de croissance de 2,6%. Elle s’appuie sur une perspective de relance des activités économiques et la mise en œuvre de politiques fiscales et budgétaires incitatives. L’Etat compte également sur une relance des investissements publics. Mais tant que l’instabilité politique demeure, il ne sera pas possible d’envisager le retour des aides budgétaires dans les prochains mois. On pense toutefois pouvoir maintenir le déficit public à 3,2% du PIB. A noter que l’année 2009 a vu une harmonisation de la gestion des finances publiques avec la gestion de la masse monétaire de la Banque Centrale. Néanmoins, on insiste sur le fait que le ministère respecte toujours l’indépendance de la Banque Centrale qui reste la seule institution qui gère la masse monétaire. Enfin, d’autres variables exogènes comme la hausse du prix du pétrole viennent s’ajouter au glissement du taux de change. Le renchérissement du pétrole, dont le prix du baril dépasse actuellement les 85 dollars, est prévisible à cause de la reprise de l’économie mondiale.

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