mardi 7 septembre 2010

IMMOBILIER AMENAGEMENT



L'intérêt des espaces ouverts


Les zones privatives sont sont les surfaces qui sont la propriété exclusive de chaque occupant d’un immeuble ou d’un lotissement de maisons individuelles. Ces zones englobent les surfaces closes (maisons ou appartements) mais aussi les zones ouvertes telles que les terrasses et balcons, les cours et les patios, les abris pour voitures. Ce sont généralement les zones qui ne sont pas concernées par la copropriété (Journal de l’Economie n° 14) dans le cas d’un immeuble ou d’un lotissement de maisons individuelles. Les zones privatives ouvertes, d’un point de vue architectural donnent la possibilité d’un ensoleillement supplémentaire à ce que les ouvertures classiques (fenêtres et baies vitrées) apportent. Souvenons-nous des immeubles en blocs des années 60 quand l’état a décidé de démarrer l’occupation des plaines inondées d’Ampefiloha et des 67ha. C’était du temps où on construisait en série du fait du manque de zones constructibles et de logements dans la capitale. Les résultats ont certes beaucoup aidé la population, surtout les fonctionnaires qui étaient prioritaires sur l’acquisition d’appartements dans ces zones. Mais force est de constater après un demi-siècle d’usage que ces grands ensembles, aussi bien dessinés qu’ils soient, ont fait leur temps. Surtout qu’ils ont créé des individus très introvertis qui sont tournés vers eux-mêmes du fait surtout de la nature de leur logement qui sont des appartements sombres où les seules ouvertures sont des fenêtres et des balcons, s’il y en a, et le reste de leur vie se joue sur les 80m² enfermés par quatre murs. Avec ces ensembles d’immeubles sont aussi nés les premiers rapports de voisinages qui sont surtout jalonnés de conflits de promiscuité propres aux immeubles. Les mêmes ambiances de méfiance que les barres d’immeubles en Europe qui ont connu les mêmes problèmes évoqués une fois par mégarde par le président Chirac et que les gens qui y vivent rencontrent au moins une fois par jour : « … le bruit et l’odeur… ».

Effectivement, les habitants d’immeubles se connaissent sans se voir : ils sont habitués à remarquer les bruits et les odeurs qui reviennent toujours aux mêmes moments, des voisins qui rentrent, d’autres qui se disputent du même sujet que la dernière fois, ceux d’en bas qui sont en train de cuire leurs plats préférés… Et des générations ont connu les mêmes habitudes et les mêmes sensations qui ont été héritées de celles d’avant. La télévision et l’ordinateur sont passés par là et qui ont renforcé les comportements introvertis des gens et qui les ont encore plus éloignés les uns des autres.

C’est de cette problématique que les architectes d’aujourd’hui tentent de tirer des solutions qui non seulement embellissent les immeubles mais surtout qui font que les gens se croisent au moins une fois dans une journée. N’ont-ils pas créé les patios, ces zones qui sont à la fois fermées sur elles-mêmes mais qui sont partagées, ne serait-ce que visuellement par deux appartements qui se trouvent au même étage. De ce fait, les habitants se lancent « des petits coucous » qui ont manqué dans les années 80, années réputées dures où les gens gardaient les distances, se méfiaient les uns des autres. Heureusement, aujourd’hui, les architectes proposent des solutions liées aux problématiques sociales générées par les nouveaux rapports créés par les offres des promoteurs immobiliers. Patios, cours, entrées partagées par les usagers du même étage, verrières créées pour deux appartements contigus, piscine chauffée et couverte, … Toutes les solutions sont explorées par les nouveaux promoteurs pour que les gens se croisent, pour qu’ils se créent des moments de décrispation sur leurs rapports, pour qu’il y ait des échanges hors des tensions créées par les inégalités et les variétés des occupants des immeubles et des lotissements. Il est révolu le temps où un type d’offre immobilière est destiné à un groupe social complètement fermé à d’autres. Ce problème est d’actualité depuis que les malgaches, les indo-pakistanais, des occidentaux, et d’autres étrangers, nouveaux venus dans la vie économique de Madagascar, se sont retrouvés copropriétaires de mêmes immeubles, mêmes lotissements créés durant les années 2000 jusqu’à aujourd’hui. Les offres sont aujourd’hui accessibles à plusieurs communautés. Les communautés exclues se targuent actuellement de pouvoir s’offrir ce à quoi ils étaient financièrement mais surtout socialement exclues auparavant. Evidemment, les prix sont toujours élevés, mais la tendance est à l’ouverture. Ce qui nous promet des relations sociales plus détendues, ce qui est très utile par rapport à l’époque que nous traversons actuellement où il est demandé à tout un chacun le minimum d’ouverture, le minimum d’acceptation de l’autre. Et tout cela commence là où on habite.

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