mercredi 12 octobre 2011

ECONOMIE - MADAGASCAR


Madagascar s'oriente vers le commerce de services

Le ministère du Commerce à Madagascar organise un séminaire du 10 au 12 octobre 2011. Ce séminaire sera une occasion pour les acteurs de la prestation de services internationaux et nationaux pour cerner toutes les ouvertures de ce domaine qui peut englober plusieurs secteurs. Selon le ministère du Commerce, les secteurs prioritaires sont ceux du commerce, du tourisme, des prestations de services comme les services financiers, mais aussi les nouvelles technologies. Ce coup de pouce est surtout nécessaire dans un pays où l’industrie est très faible, à moins de 17% du PIB alors que les services sont à plus de 60% du PIB (source L’Expansion-PNUD). En outre, le marché de l’emploi s’oriente nettement vers les services plus que vers l’industrie et l’agriculture. Certes, la croissance est encore à la traine entre 0,5% à 1% en 2011 alors que ministère des Finances et du Budget a prévu 2,5% de croissance pour Madagascar. Et comme les bonnes nouvelles ne viennent jamais seules, lors de la réunion de l’Organisation Mondiale du Tourisme qui se tient du 8 au 14 octobre en Corée du Sud, Madagascar a été élu à la vice-présidence de l’OMT par le conseil exécutif occupé par neuf pays dont deux africains. Cette candidature a été déposée le 16 septembre dernier, selon un conseiller technique du ministère du Tourisme malgache.

mercredi 28 septembre 2011

TELECOMS - MADAGASCAR


200ème Atelier des médias et des nouvelles technologies de l’information et de la communication

Animé par Ziad Maalouf enregistré sur RFI, cet atelier, le premier d’une série de trois cette année a eu lieu dans la salle Albert Camus de l’institut Français de Madagascar IFM à Antananarivo. L’ambassadeur de France, SEM Jean-Marc Chataigner était présent comme observateur et partenaire facilitateur et la salle a été connectée pour l’occasion par le réseau wifi de Blueline. Le fond de scène était un écran géant présentant la fenêtre Twitter animée par les intervenants eux-mêmes dialoguant en direct avec d’autres internautes dans la salle comme ceux dans le monde entier mais suivant l’atelier sur l’internet.
Les intervenants sont d’abord des jeunes blogueurs malgaches aux profils hétéroclites. Le premier est Thierry Ratsizehena, créateur du blog madainitiatives.wordpress.com, fan du web social, e-veilleur et diplômé en marketing, fondateur Mada i-hub, une plateforme collaborative de blogueurs et de travailleurs indépendants sur internet. Cette plateforme organise d’ailleurs au lendemain de cet atelier à l’IFM une rencontre dénommée BarCamp aux CIDST à Tsimbazaza Antananarivo pour raffermir les relations entre ces blogueurs et geeks malgaches. Pour lui, internet est tout d’abord une porte ouverte sur le monde, l’outil qui a estompé les limites des frontières.
Le deuxième est Tahina Razafinjoelina, créateur de l’IT University, directeur du groupe Vidy Varotra mais il est aussi chargé des systèmes d’informations par le Ministère des finances et du budget. Il enseigne à l’Université d’Antananarivo MISA et gère en même temps deux écoles du Pretoria Montessori Preschool en Afrique du Sud. Comme il est en contact permanent avec les jeunes étudiants, il a été un témoin privilégié de l’évolution de l’internet et surtout de l’internet mobile auprès des jeunes.
Les deux autres intervenants sont aussi des blogueurs plutôt passionnés que professionnels. Lalatiana Rahariniaina, connue sous le pseudonyme Ariniaina, est celle qui a créé Ampela Mibilaogy, littéralement Femme qui blogle plus jeune du plateau, Andriamihaja Guénolé Ravelomahafaly, étudiant de 20 ans à l’Institut Halieutique et des Sciences marines à Tuléar, a créé son blog sur le concours Mondoblog de Rfi / Atelier des médias. Etant boursier de WWF, il est surtout sensible sur les thèmes de l’environnement et de l’écologie. C’est lui qui était derrière le billet connu par les blogueurs malgaches "10 bonnes raisons pour ne pas sortir avec une blogueuse" pour contrer "25 raisons pour ne pas sortir avec un malgache" d'une blogueuse à Paris. Ca ne rigole pas parfois entre les geeks.
Pendant son intervention, Damien de Lamberterie DG de Blueline, présent à Antananarivo depuis 7ans témoigne d’une révolution qui se sent à travers l'usage d’internet depuis 2004. En ce temps-là, c'était juste le mail, mais depuis le matériel a évolué jusqu'aux installations des fibres optiques. Toutes les technologies sont presque disponibles mais pas accessibles, c'est lié au prix qui devrait encore baisser dans les années à venir selon lui. L'internet, ça concerne d'abord les entreprises, les grandes sociétés et les organismes internationaux et de plus en plus le grand public qui est de plus en plus jeune et très hétéroclite. Et les chiffres sortent à l’appui. Le taux de pénétration du mobile dépasse les 30% à Madagascar sur un taux de couverture de 65% de la population. Les malgaches utilisent le mobile à 98% en prépayé contre 2% en abonnement.
Annie Chéneau-Loquay, directrice de recherches au Centre National de Recherches Scientifiques CNRS dans le laboratoire LAM "Les Afriques dans le monde" à Bordeaux, témoigne quant à elle d’une révolution du mobile inattendue en Afrique et à Madagascar, « ça a surpris tout le monde en Afrique ». L'enjeu futur pour les opérateurs, c'est Internet mobile avec les applications mobiles sur smartphone. Elle est l’auteur d'un rapport sur le mode d'appropriation du mobile en Afrique. C'est le marché qui a imposé la marche aux opérateurs et non l'inverse, qui a été attendu par le secteur, c’est face à l’économie du détail et des petites sommes que les opérateurs se sont pliés (bip, transferts d'argent et de crédit d'appel, services aux entreprises ou grand public, ... Il arrive qu’un détenteur africain de mobile recharge ses crédits d’appel plus d’une vingtaine de fois par jour.
Des intervenants de la salle, étudiants, et professionnels ont tous relayé l’explosion des réseaux sociaux. Une fille sort la raison classique des réseaux : « C'est pour se faire de nouvelles rencontres et pour garder le contact avec les anciens amis. C'est aussi un effet de mode. On est beaucoup plus ouvert à l'écrit qu'à l'oral. Entre générations, c'est difficile, les jeunes veulent s'approprier des réseaux pour eux et sans les grands ».
Les jeunes sont attirés par les grandes marques de smartphone, plus performants et au design attirant. Plutôt adeptes des téléphones mobiles que des cybercafés, beaucoup ont arrêté le shopping pour épargner et avoir du crédit Internet. Ils veulent se distinguer des adultes par leur connaissance des technologies. Ils considèrent cette connaissance comme une chance pour "dépasser" le niveau intellectuel des adultes.
Ententes entre les opérateurs ? Damien de Lamberterie dément. Pour lui, c’est plutôt la concurrence qui s’est endurcie, s’en suit la baisse des prix de communication, la facilitation à l’accès à la technologie liée à la simplicité de manipulation, l'ergonomie des sites mais aussi des terminaux.
Une représentante de Microsoft a fait un petit rappel à l'intégrité du matériel et du logiciel utilisé. Nous sommes à Madagascar, l'auditoire a applaudi celui qui a répondu et rappelé que nous sommes dans une économie de détails et d'occasion. La démocratisation de l'accès aux technologies est possible grâce aux logiciels libres et aux plateformes libres comme Google, Facebook, ... mais aussi aux téléphones aux marques inconnues mais qui fonctionnent aux usages classiques : appels, textos et internet. Ce petit incident témoigne de la réalité des TIC à Madagascar.

lundi 26 septembre 2011

TELECOMMUNICATIONS - MADAGASCAR


Orange Madagascar lance la première épargne mobile en Afrique



L'opérateur Orange Madagascar a enclenché la vitesse supérieure en annonçant la rémunération du solde de ses clients sur Orange Money. A partir du solde créditeur de 1ar jusqu'à 100.000ar, l'opérateur rémunère l'abonné à 4%, au delà de 5 millions d'ariary, le taux est de 6%. Cette opération est possible avec la collaboration de la Banque Malgache de l'Océan Indien BMOI, récemment acquise par la banque française BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne) et Microcred, détenu par PlaNet Finance. Ces professionnels du crédit et de l'épargne ont ajouté leur savoir faire sur l'épargne mobile d'Orange Madagascar, au grand bonheur des 500.000 abonnés d'Orange Money. Cette épargne mobile état une grande première en Afrique, est très observée par les opérateurs télécoms et même les banques du fait qu'elle est tout simplement un produit concurrençant les produits classiques des banques et des maisons d'épargne.

samedi 24 septembre 2011

TOURISME - MADAGASCAR


Air France appuie l'ONTM



Le salon international Top Resa à Paris a été bénéfique pour le stand Madagascar. L'Office national du tourisme de Madagascar ONTM a en effet signé un accord de partenariat avec la compagnie Air France. Cet accord prévoit la promotion de la destination Madagascar à travers l'organisation de voyage pour la presse spécialiée sur la grande île. Ces professionnels du tourisme seront transportés par Air France et leur séjour à Madagascar seront à la charge de l'ONTM. L'objectif principal de ce partenariat, qui s'était déjà réalisé d'une manière informelle, c'est la promotion de la grande île auprès des professionnels d'autres pays et d'atteindre à terme un volume de touriste intéressant pour toutes les parties : hôtels, compagnies aériennes, voyagistes et tours opérateurs. Ce partenariat ne met pas Air France et Air Madagascar en concurrence d'autant que, selon Alain Malka, directeur général d'Air France sur les Caraïbes et l'Océan Indien, les deux compagnies ont une entente parfaite à travers des collaborations comme la vente de places par Air France à Air Madagascar quand celle-ci n'a pas de vol sur la France. Air France se réjouit d'ailleurs que la compagnie malgache ne cesse de faire des efforts comme la location d'avion suivant les normes de la communauté européenne pour rallier l'Europe à Madagascar. Air Madagascar a en outre communiqué dans une conférence son intention de s'engager encore plus sur le tourisme durable et le projet sur la compensation carbone pour les prochaines années.

mardi 20 septembre 2011

ENTREPRISE


Hermès réalise une étape de ses carrés à Madagascar



Le groupe français de luxe Hermès est un modèle reconnu de rentabilité. Ce fait est vérifié par l'intrusion de Bernard Arnault, propriétaire de LVMH premier mondial du secteur, en s'arrogeant 20% de la maison Hermès en automne 2010. Du coup, le cours de l'action Hermès a connu sur un an une hausse record de 70%. Les familles Puech, Dumas et Guerrand, les descendants directs de la famille Hermès, essaient d'échafauder tous les remparts possibles pour contenir l'attaque d'Arnault, célèbre pour ces coups à la hussarde.

La rentabilité et la performance boursière d'Hermès se repose sur une machine étroitement contrôlée par les trois familles, dont certains de la descendance occupent des postes dans le management du groupe. Cette machine veut que, pour maintenir une marge élevée, il faut faire fabriquer dans les pays à bas coût de main d'oeuvre. La Chine est le premier pays auquel tout monde pense. Mais depuis une dizaine d'année, Hermès fait discrètement réaliser une étape de finition de ses célèbre carrés à Madagascar. Ces précieux tissus en soie sont "roulottés" dans la grande île par un atelier malgache dont le groupe tient à garder le nom secret. C'est la dernière étape qui touche l'ourlet cousu à la main, visible d'ailleurs à l'oeil nu et qui fait la différence des carrés d'Hermès face à plusieurs copies connues. Pour information, Hermès prévoit un chiffre d'affaires de 2,75 milliards d'euros en 2011.

dimanche 18 septembre 2011

ANTANANARIVO - URBANISME


Antananarivo, la capitale étranglée

Pour l’économie d’Antananarivo, capitale de Madagascar, les chiffres de la rentrée qui viennent de sortir sont des signes évidents d’une reprise. Le nombre de dépôts de demandes de permis de construire enregistrées à la Commune Urbaine d’Antananarivo a en effet cru sur la période comprise le 15 septembre 2010 et le 15 septembre 2011, les demandes sont passées de 182 à 255. La campagne de sensibilisation engagée par la Commune y est pour beaucoup quand celle-ci a incité les propriétaires de la capitale à déposer une demande de permis d’habiter. Ce permis est utile quand la construction qui a fait l’objet d’un permis de construire est achevée. Toutes les constructions bâties doivent obtenir auprès de la Commune Urbaine un certificat de conformité par rapport aux plans présentés dans le permis de construire mais aussi avoir une adresse légale assortie du permis d’habiter. Nous savons tous qu’une grande majorité des constructions est bâtie sans permis de construire ni permis d’habiter. C’est cette raison qui a poussé la Commune à inviter les propriétaires à formaliser ces constructions.
Les surfaces constructibles se font de plus en plus rares. Un autre chiffre plutôt inquiétant incite toutes les parties à réorganiser le secteur de la construction. Il ne reste plus que 360ha de surfaces libres pour la construction à Antananarivo. Ce chiffre correspond à environs 20.000 constructions. Après cela, les opérations d’infrastructure seront pour une grande majorité des opérations de rénovation et réhabilitation. C’est pour cette raison que le service de délivrance du permis de construire est très strict sur la conformité des projets à la réalité du terrain. 60% des permis de construire délivrés ont ainsi connu des observations techniques de la part de ce service et les propriétaires et constructeurs ont été obligés de se conformer à ces observations sous réserve de ne pas obtenir l’arrêté communal délivrant le permis de construire. La population totale du centre d’Antananarivo était de 1.750.000 en 2010, en constante augmentation de 10% annuelle, sans compter les communes environnantes qui sont littéralement collées à la grande ville, qui seraient à plus de 3.000.000 d’âmes aujourd’hui.

jeudi 15 septembre 2011

TELECOMS - MADAGASCAR


France Télécom deviendra Orange en juin 2012




L’opérateur historique France Télécom projette l’abandon définitif du nom de France Télécom et d’adopter sa marque la plus connue au monde Orange. Ce projet sera voté en assemblée générale en juin 2012 par tous les actionnaires du groupe dont le premier reste l’Etat français avec 27% du capital. Stéphane Richard, l’actuel PDG, verrait bien cette participation de l’Etat se réduire à 10% ou 15% mais malheureusement pour lui, les déboires du marché boursier mondial font obstacle à cette velléité de liberté. Les tout premiers pays, où Orange est présent, commencent déjà à connaitre progressivement les signes du basculement. Les salariés d’Orange France, Roumanie, Espagne et Madagascar ainsi que les fonctions Corporate, Orange Business Services connaitront le changement de nom sur l’en-tête de lettre et des kits du groupe. Dès 19 septembre 2011, les extensions des adresses e-mail seront remplacées, l’ancienne extension complexe « @orange-ftgroup.com » deviendra tout simplement « @orange.com ». Sur les dernières cartes estampillées par l’esperluette « & », un des logos utilisés par France Télécom, comporteront juste le logo carré d’Orange. Les autres pays où Orange est présent connaitront progressivement ces mêmes changements. La présence de Madagascar dans ce premier groupe du changement est un signe fort que ce groupe croit fort au développement du marché de la télécommunication sur la grande île.

mercredi 7 septembre 2011

7è Forum économique des îles de l'Océan Indien


La 7è édition du FEIOI à Fort-Dauphin, Madagascar



Après la première édition du FEIOI, Forum économique des îles de l’Océan Indien, qui s’est déroulé à Madagascar, l’organisation de la 7è édition revient à la grande île du 24 au 26 octobre 2011. Cette fois, le forum aura lieu à Fort-Dauphin, une ville du sud de Madagascar, choisie pour la présence du tout nouveau port d’Ehoala et du très porteur projet d’extraction d’ilménite exploité par Rio Tinto – QMM. Toute la région d’Anosy profitera de ces deux pôles de croissance, ce qui a orienté le choix des organisateurs sur la ville de Fort-Dauphin. Malgré le problème de l’accueil, très limité dans cette petite ville, le forum s’attend jusqu’à 300 participants. D’autant que les frais de participation se chiffrent à partir de 150 euros par stand, ce qui est très accessibles pour les entreprises malgaches, premières cibles des organisateurs. Plus de 90 participants étrangers sont déjà inscrits dans la liste du FEIOI de Fort-Dauphin de 2011, des participants venant des îles voisines comme la Réunion et Maurice.

lundi 5 septembre 2011

TRANSPORT AERIEN - MADAGASCAR


Les chiffres à propos du B777-200 d'Euroatlantic



Comme nous le savons tous, la compagnie nationale malgache Air Madagascar vient de bénéficier de la location d'un nouvel appareil qui est le Boeing 777-200, l'un des derniers nés de la gamme Boeing réputé être économique tant par la qualité de son moteur plus économique que celui du B767, que par sa technologie embarquée (construction et fuselage, manipulation à la navigation). La navigation est en grande partie contrôlée par ordinateur de bord, celui-ci étant entièrement lié aux contrôles au sol. Sa construction a été assistée depuis sa conception jusqu'à sa livraison par ordinateur et même les choix du dessin de son fuselage, une section circulaire large, ont été approuvés pour des raisons purement économiques liées aux poids au décollage et à l'aérodynamique de l'appareil. Le Triple Seven, son nom de baptême choisi par Boeing, peut traverser jusqu'à 17.300km et possède six roues sur chaque train d'atterrissage.

Le modèle B777-200ER loué à Air Madagascar par Euroatlantic comporte 323 sièges dont 290 places pour la classe Economique et le reste pour le Business class. Il coûtera 6.000euros par heure de vol et sera dirigé par l'équipe de PNC (Personnel Naviguant Commercial) de Air Mad. Le contrat entre les deux parties est signé pour un an et sera renouvelable.

Ses plus proches concurrents sont le modèle A340 d'Airbus et le très annoncé A350-xwb (extra wide body), littéralement à largeur très importante.

Ce B777-200 d'Air Madagascar fait entrer la compagnie dans la phase de transition de son plan de redressement selon le ministère malgache du Transport. Celui-ci laisse toujours planer le doute sur le virage important du changement de la totalité de la flotte de la compagnie malgache, traditionnellement tournée vers Boeing, en Airbus. Les autres appareils utilisés par Air Mad sur les vols régionaux (Océan Indien, Asie, Afrique du Sud) et dans les villes de provinces sont B737-300, ATR72-500, ATR42-500, ATR42-300 et DHC -300.

jeudi 1 septembre 2011

TELECOMS - MADAGASCAR


Airtel prépare son haut débit à Madagascar.



M. Sunil Bharti Mittal, président du groupe Airtel.

Avec un taux de couverture nationale qui s'élève à 80%, Airtel s'est mis à l'installation d'infrastructure lui permettant de développer l'offre haut débit. Cette compagnie a en effet pris du retard sur son concurrent direct sur ce créneau qu'est Orange Madagascar. Avec ce taux de couverture de son réseau, Airtel est en passe d'offrir le haut débit aux points les plus reculés de la grande île. 168 sites d'Airtel seront "upgradés" pour devenir des relais de haut débit. Ce nouveau développement permettra en outre aux abonnés Airtel de profiter des services tels que les transactions financières mobiles, la visiophonie et les transferts de données à haut débit. La télévision sur mobile fait partie des services qu'offrira Airtel dans un avenir proche après l'installation intégrale de son infrastructure. Airtel joue ainsi les relais de la technologie pour les communes rurales malgaches.

dimanche 28 août 2011

Disparition de la Ministre malgache de la population et des affaires sociales


Accident mortel de Nadine Ramaroson



28 août 2011, 14h30 : Après avoir assisté le festival Tsolabe, la vedette ralliant Ste Marie et Soanierana Ivongo a coulé. A l'heure actuelle, il a été communiqué que 10 personnes ont péri dans l'accident. La ministre malgache de la Population fait partie des victimes de ce tragique accident. L'endroit, pas loin de Soanierana Ivongo où la vedette a coulé, est réputé dangereux.

Font parties des disparus des assistants de la ministre, un directeur régional du ministère de la Population, un caporal - garde du corps, des sauveteurs venant de Soanierana Ivongo, et des journalistes. Des habitants des rives de Soanierana Ivongo qui ont assisté à l'accident témoignent avoir entendu une explosion et surtout soupçonnent la présence d'autres corps sous la vedette.

Cette vidéo posté par un internaute rendra hommage aux actions de la "Ministre du Peuple"

vendredi 19 août 2011

TOURISME - MADAGASCAR



Les premiers résultats positifs pour le tourisme à Madagascar




Selon le communiqué du Ministère malgache du Tourisme et de l'Artisanat, le taux de remplissage des hôtels permet aux professionnels du secteur et de l'administration en général d'espérer une année positive pour le tourisme à Madagascar. Le taux de 92% émet effectivement un signe d'éspoir pour le tourisme après une année 2010 très médiocre. Les hôtels de Tamatave, la ville du grand port, affichent tous complets et avec une rotation accélérée. Comme témoignent ces touristes hébergés dans un hôtel récemment bâti dans le centre de Tamatave : "Nous sommes en partance pour le Cap Sainte-Marie en voiture et on va faire du bateau une fois arrivés là-bas. On n'aurait pas pu espérer faire ce voyage sans avoir réservé l'hôtel et la voiture de location à notre départ même de France par un tour opérateur." Toutes les catégories d'hôtel connaissent un surchauffe qui a déjà été annoncé par les professionels. Visiblement, la flotte d'Air Madagascar suit le rythme avec un Boeing d'Air Austral à la rescousse. Du 1er janvier au 31 juillet 2011, 30M de $ (300M d'ariary) ont été perçus par l'ensemble su secteur. Nous attendons les chiffres de la fermeture de la haute saison pour confirmer cette reprise.

lundi 15 août 2011

SITUATION ECONOMIQUE - MADAGASCAR


Face aux fluctuations, intervenir ? Quarante ans de questions.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Il y a quarante ans, le 15 août 1971, Nixon a annoncé avec le FMI la fluctuation libre des monnaies et la fin de la convertibilité du dollar en or. L’autorégulation des marchés a été enclenchée par toutes les places de marché mondiales.

Depuis, de l’eau a coulé sous le pont, comme on dit et beaucoup de valeurs ont été créées comme pas mal aussi ont été brûlées. Le monde a connu des crises par décennie : le pétrole des années 1970 et 1980, les monnaies dans les années 1990 avec les spéculations contre des monnaies de Georges Soros (livre sterling) et d’autres sorciers de la finance, l’éclatement de la bulle Internet des années 2000 et les crises financières des trois dernières années. Et cela ne semble pas vouloir s’arrêter.

Ironie du calendrier, quarante ans jour pour jour en 2011, l’Allemagne et la France annoncent leur programme commun pour s’accorder sur les aides aux pays européens surendettés. Le président Sarkozy qui dirige à sont tour le G20 milite même ouvertement pour l’encadrement monétaire. Il rentrerait peut-être dans l’histoire si le G20 referme la page ouverte par Nixon il y a quarante ans. Ce sera même une occasion pour les gouvernements pour trouver de nouvelles règles pour limiter les conséquences de la fluctuation des marchés sur l’économie.

Au même week-end de l’Assomption à Madagascar, nous assistons aux mêmes débats mais sous un autre contexte qui est propre à nous : la crise malgache, qui est politique avant tout. Pendant ce long week-end de la mi-août, des groupes d’opérateurs et de sociétés malgaches se sont prononcés sur le fait que l’Etat, dans son rôle de régulateur, aurait dû éviter cette « tentation de l’intervention ». Ces opérateurs auraient voulu que la HAT n’intervienne que sur le contrôle des importations et des stocks de sécurité. Ils crient contre l’intervention de l’Etat, surtout qu’ils n’ont pas été consultés avant les décisions vers la fin de la semaine dernière.


Les médias n’ont pourtant pas arrêter ces derniers temps de lancer des alertes car les problèmes sociaux liés aux troubles politiques de 2009 commencent à atteindre une proportion alarmante : insécurité, pauvreté accrue de la population, perte de confiance des ménages et des consommateurs, désertion des investisseurs, … et mauvais résultats sportifs lors des derniers Jeux des îles de Océan indien.

Si on se réfère sur la déclaration du gouvernement, les mesures d’urgence qui font débat sont divisées en deux parties distinctes : une partie sociale et une partie qui relève de la politique économique du gouvernement actuel face à la crise, économique s’entend.

Ces dernières mesures sont destinées aux consommateurs : limitation des prix au niveau actuel pour les PPN, le carburant et tous les intrants qui pourraient influer sur la consommation surtout à la veille de la rentrée et de la période de soudure en fin d’année. Cette limitation s’effectuera à l’aide de subventions concédées aux transactions sur le carburant et le PPN. Ces textes sont accompagnés d’autres décisions concernant l’application de consignes strictes sur la régulation de la sécurité et du transport public en général.

Les parties du désaccord avec les opérateurs se trouvent dans les parties qui stipulent que l’Etat sera en position d’importateur direct pour le pétrole et pour les PPN. Des pays exportateurs comme l’Iran, le Venezuela et l’Irak ont été prononcés dans cette opération d’importation de pétrole. Des opérateurs ne cachent pas leur inquiétude sur le retour du monopole de l’Etat, ou au mieux une réduction significative de leurs parts de marché dans leurs secteurs respectifs. Les années passées sous la Transition montrent toutefois que ces parties n’ont jamais pu trouver une entente sur les prix à la consommation des PPN, du carburant et des produits importés qui inondent le marché et les ménages mais surtout que le gouvernement tend vers l’interventionnisme tant craint par les opérateurs économiques, en important dans des programmes ponctuels du riz, du sucre et de l’huile. C’est même annoncé clairement dans cette dernière mesure que Madagascar va « travailler » directement avec l’Inde, le Vietnam, le Pakistan pour les PPN.

Cette décision tranchante du gouvernement illustre l’ambiance politique délétère qui règne dans le pays et surtout des hésitations des parties, médiateurs comme protagonistes, à trouver une issue à la crise malgache. Peut-être même qu’avec ces mesures, la HAT a montré sa manière à elle de régler à court terme les problèmes économiques de Madagascar, puisque c’était urgent d’après les appels alarmistes des médias et des institutions ces dernières semaines. Encore faut-il que nous nous mettions d’accord sur quel plan et à qui nous allons confier nos problèmes.

Signe des temps qui changent : l’Afrique, malgré ses troubles politiques et ses famines, signe la plus haute croissance mondiale en 2010 de près de 5% en moyenne après les locomotives de l’Asie et du Moyen-Orient. On est en face d’une nouvelle donne économique mondiale actuelle, qui n’est pas brillante du tout sur les contrées occidentales du globe, habituées aux fastes de l’économie non régulée transformée en économie – casino. Alors, intervention ou non ?

mercredi 10 août 2011

TRANSPORT AERIEN


Air Force One devient Air Force Public



L'avion présidentiel Air Force One, le premier que Ravalomanana a décidé d'acheter pour la présidence de Madagascar a définitivement basculé en version commerciale. Le premier vol commercial de ce Boeing 737-300 aux couleurs d'Air Madagascar a été effectué sur le vol Antananarivo - Morondava le 05 août dernier. L'appareil a été reconfiguré avec 127 sièges vendus en 12 classe Affaires et 115 en classe Economique. Le protocole signé entre l'Etat et Air Madagascar engage cette dernière à entretenir l'avion dans le cadre d'un prêt de deux ans. La compagnie pourra louer l'appareil avec une souscription d'assurance et un engagement d'entretien selon deux clauses spécifiques. L'Etat quant à lui pourra utiliser l'avion avec un préavis d'une semaine et un engagement de prendre en charge tous les frais y afférent. Cette mise à disponibilité aide beaucoup Air Madagascar à servir les vols intérieurs mais le plus important pour cette compagnie, c'est d'avoir l'autre appareil qui va remplacer celui d'Air Italy en fin de contrat à la mi-août.
Les 127 nouvelles places récupérées sur l'Air Force One ne sont pas rien par rapport au nombre de places que la compagnie offre sur ses vols actuellement.

mardi 9 août 2011

EMPLOI


Le Ministre Henri Rasamoelina se porte garant des emplois en Jordanie



En présence du directeur exécutif de la société Century Miracle Jordanie, M. Benny Lui , le ministre de la Fonction publique Henri Rasamoelina a réitéré sa confiance en cette destination pour les travailleurs malgaches. Cette société s'apprête à envoyer 29 autres travailleurs malgaches qui vont rejoindre le 19 août prochain les 400 premiers qui sont déjà sur place. La société Century Miracle a apporté devant la presse des précisions quant à ses intentions et ses intérêts avec les travailleurs malgaches. Et le directeur exécutif d'ajouter qu'à terme, les besoins de la société se portent sur un nombre de 3.000 travailleurs à embaucher. Le ministre Henri Rasamoelina n'a pas hésité à encourager toutes les parties à accélérer le processus d'embauches pour endiguer la crise social et économique actuelle et surtout à soutenir les prochaines initiatives de ce genre.
Les employés sont embauchés pour un salaire avoisinant les 400$ mensuel et seront hébergés, nourris et assistés du point de vue social et sanitaire.
Si ce genre d'opération se répète, le nombre de chômeurs sera réduit considérablement car on sait actuellement que le Koweït, l'Arabie Saoudite, le Qatar et même la Syrie qui est en période trouble, ont des fortes demandes de travailleurs pour soutenir leur croissance.

lundi 8 août 2011

COOPERATIONS - ENTREPRISES


Business Call to Action (BCtA) : Movirtu et PNUD pour un projet pilote à Madagascar



Madagascar a été choisi par Movirtu, une entreprise anglaise, pour un projet pilote accompagné par le PNUD sur l'accès de la population aux services du téléphone mobile. « Nous savons que obtenir l’accès aux communications mobiles est une façon d’améliorer les vies et d’étendre les potentiels économiques des milliards de personnes qui vivent avec un à deux dollars par jour. En donnant accès à des comptes et des identifiants mobiles sécurisés, Movirtu aide à combler le fossé entre ceux qui ont facilement accès à des téléphones portables et ceux qui dépendent de téléphones communs ou qui sont obligés de payer des frais de location pour répondre à leurs besoins de communication », a expliqué le gestionnaire de programme par intérim du projet BCtA, Amanda Gardiner. Ce projet basé sur le Movirtu Cloud Phone est géré avec des données et un fonctionnement dans les "clouds", en ligne pour permettre au plus grand nombre d'accéder à un service d'appels classiques, mais aussi de services d'informations, d'appui aux projets, aux services bancaires, aux partages de données en utilisant son numéro personnel. Movirtu compte cibler 50 millions de personnes en Afrique et en Asie avant 2013. Ce système de "partage" selon ses promoteurs consiste à économiser 60$ par an par utilisateur dans les dépenses de communication. 8.000 points de vente sont visibles dans les 22 régions de Madagascar depuis le 01 août 2011. 3 millions de personnes qui vivent dans la pauvreté dont 75% de femmes, seront touchées par ce projet selon le PNUD.

samedi 6 août 2011

ENTREPRISES


Les 20ans de l'ADEMA.

(carte des aéroports gérés par ADEMA)

Andriamihafy Herison, directeur général d'ADEMA (Aéroports de Madagascar) n'a pas caché sa fierté lors de l'inauguration du nouveau siège de l'ADEMA à Ivato vendredi dernier. Le directeur général y est allé sans détour lors de son discours en évoquant la difficulté politique que traverse le pays alors que sa société continue malgré tout à investir. Ce nouveau siège de 2 étages a coûté 2,06 milliards d'ariary et 7 mois de travaux à l'ADEMA et cette dernière a encore d'autres projets dans ses cartons : allongmeent de 500m de la piste de l'aéroport d'Ivato, révision de l'état et renforcement de la piste actuelle, ... ADEMA ne se ménage pas car nous savons tous que dans un avenir proche, la taille des aéroports seront des conditions capitales pour les nouveaux moyens de transports comme les gros porteurs de la taille de l'A380 d'Airbus ou le Boeing 777 pour qu'ils déferlent les milliers de passagers hebdomadaires comme dans les pays du Moyen Orient (Dubaï, Abu Dhabi, ...). Les aéroports de ces pays comptent le nombre des passagers par dizaines millions par an. Si Madagascar ambitionne à attirer plus 250.000 touristes, la révision des performances de nos aéroports sera obligatoire, sans parler des nouvelles normes de sécurité et d'usage. Les plus grands aéroports fonctionnent actuellement en version "multimodale". Cela signifie qu'ils sont fusionnés à des gares de trains à grande vitesse et de bus de relais avec les villes avoisinantes, et éventuellement à des grands ports. L'aéroport de Tamatave figure parmi ceux à qui ce genre de projet sera possible à cause de la proximité du grand port et de la gare de chemin de fer.
Notons que l'ADEMA gère 12 aéroports malgaches sur les 51 répertoriés.

mardi 2 août 2011

ECONOMIE - MADAGASCAR


Qui roule pour qui?


Neil Bush a rendu visite au président de la HAT Andry Rajoelina au palais d’Iavoloha le 01 août 2011. Ce frère de Georges W. Bush, est un fin connaisseur des rouages des finances et des investissements dans le secteur de l’énergie et des mines. Il a travaillé notamment les quinze dernières années avec l’Asie, surtout la Chine avec la compagnie Interlink LLC, Global XS, Nexus Energy (Afrique) et Global XS Asia (Asie et Moyen Orient). Et pour cause, son père a déjà été représentant résidant des Etats-Unis à Pékin en 1976, année où Neil Bush a visité pour la première fois la Chine. Neil Bush a travaillé étroitement avec CIIC comme co-président, CIIC étant une holding chinoise présente dans l’immobilier (Pudong Mall), l’hôtellerie et Internet, en collaboration avec Global XS Asia et Shougang Holdings sur des investissements dans le secteur de l’énergie et des mines en Afrique. Madagascar fait logiquement partie de la cible de ces compagnies au vu des ressources découverts sur la grande île ces dernières années. Puisque la visite de Neil Bush s’est passée à huis clos, les observateurs se posent la question sur son rôle passé et à venir à propos des investissements récents de la Chine à Madagascar (Sirama, Soalala, …). Par ailleurs, le site democracyunderground.com s’est déjà posé la question en 2003 si Neil Bush roule pour la démocratie donc les Etats-Unis ou pour la Chine, donc l’argent ?

vendredi 29 juillet 2011

TOURISME A MADAGASCAR


Hausse du nombre de touristes à Madagascar de 16% par rapport à 2010



Le Ministre du Tourisme et de l’Artisanat Riana Andriamandavy a sorti les premiers chiffres concernant le nombre de touristes ayant visité Madagascar au premier semestre 2011. Selon les statistiques du ministère, 100.692 touristes ont foulé le sol de la grande île pendant les six premiers mois de cette année. Le ministère du Tourisme malgache est satisfait de ces chiffres car ceux-ci montrent que la confiance sur la destination Madagascar revient petit à petit car la tendance depuis l’année de crise politique de 2009 est à la hausse soutenue. Toutefois, un objectif reste à atteindre pour le ministère et pour tous les opérateurs touristiques et les voyagistes malgaches, celui du nombre de touristes de 2008 qui est de 156.000 et qui n’a jamais pu être atteint depuis. Pour l’année 2009, ils étaient 77.000, et en 2010, 86.000. Les efforts comme les promotions de la destination Madagascar et les retombés de sa participation dans le groupe « Iles Vanilles » ont commencé à payer mais restent insuffisants face au chiffre de 2008. D’autant qu’un autre maillon faible reste en observation, celui des vols intérieurs de la compagnie Air Madagascar « qui peinent à satisfaire le rythme requis pour la haute saison 2011 selon Isabelle Blanco du site AirJournal du 26 juillet 2011. La compagnie nationale malgache a fait tout son possible pour remplacer au plus vite les deux avions interdits de vols en Europe par des avions loués à des sociétés étrangères pour les vols internationaux mais les vols intérieurs qui présentent eux aussi des retards récurrents selon de nombreux passagers d’Air Madagascar et si la compagnie n’arrive pas à surmonter ce problème, c’est tout le secteur du tourisme qui va subir les conséquences de ces déconvenues.

Le défi pour tout le secteur reste pourtant le dépassement du nombre de 255.000 touristes à la fin de la haute saison en octobre 2011. Notons que les recettes du premier semestre 2011 sont de 230 milliards d’ariary. Les français restent les premiers à visiter Madagascar, suivis par les asiatiques (chinois, indiens, japonais et sud-coréens) qui eux préfèrent surtout la partie Nord de l’île et notamment Nosy-Be.

SECURITE ROUTIERE


Efforts communs pour plus de sécurité sur nos routes

La Direction Générale de la Police Nationale lors de son atelier national de la semaine dernière a décidé de mettre en œuvre un nouveau projet de nouvelle fiche de contravention. Cette nouvelle fiche sensée combattre la corruption sera opérationnelle d’ici peu et sera collectée par les policiers de la sécurité routière en motos auprès des ceux de la circulation pour éviter qu’elles restent avec ces derniers et n’arrivent à temps dans les commissariats lors du paiement de l’amende par les contrevenus. Il est connu que c’est une grande source de corruption auprès des policiers de la circulation urbaine. D’autres efforts internes orientés surtout sur la discipline ont été annoncés par cette institution pour regagner la confiance de la population et restituer l’image de la Police Nationale en général.
De son coté, l’Institut National des Infrastructures, ININFRA, a opté pour la formation de 14 examinateurs supplémentaires pour les examens d’obtention du permis de conduire. Ces derniers vont s’ajouter aux 30 examinateurs sur tout le territoire de Madagascar pour 30.000 personnes qui prétendent à l’obtention du permis de conduire chaque année. L’ININFRA a en outre décidé que la candidature libre sera désormais refusée car la principale source de corruption dans ce secteur. Les examens seront dorénavant séparés en deux matières distinctes : la conduite pratique et l’examen théorique du code de la route.
Les associations des transporteurs urbains se sont aussi réunies cette semaine pour remettre de l’ordre chez leurs membres pour que ces derniers adhèrent aux exigences de sécurité émanant des usagers et des autorités comme la Commune Urbaine et la Police de la circulation routière. Les usagers peuvent donc s’attendre à l’application de tous ces projets qui arrivent à point nommé car ces derniers temps, les lacunes partagées entre les coopératives de transports et la Police de la circulation sont pour les usagers et les observateurs la source des désordres et d’accidents pour le transport urbain et suburbain.

lundi 25 juillet 2011

SECTEUR ALIMENTAIRE


Une élève malgache de Gelato University veut investir à Madagascar

Bologne, une ville italienne qui a pondu la célèbre sauce bolognaise utilisée dans le monde entier, mais aussi la Lamborghini, les motos Ducati. Pour dire que nous sommes en face à une région très attachée à l'esthétique, à la haute tradition régionale artistique. Gelato University est une institution située à Anzola, une petite ville de la région, qui perpétue encore cette quête de l'esthétisme mais cette université par comme les autres est beaucoup plus accessible car elle dispense des séances courtes de 800 euros comme des cursus longs pour l'approfondissement des études.

Holy Randrianasolo, une malgache de 44ans a suivi des formations chez Gelato University et a acquiert les subtilités du métier de glacier, mais à la manière italienne comme il en manque cruellement à Madagascar. Le marché malgache est effectivement dominé par les glaces industrielles ou semi-industrielles où le goût, l'authenticité font défaut. Holy Randrianasolo compte s'installer sur ce marché malgache encore très ouvert d'autant que la glace se consomme pendant toute l'année où le soleil est toujours présent malgré le froid de l'hiver austral qui frappe les hauts-plateaux.
Beaucoup d'étrangers étudient dans cette université et rapporte leur savoir faire récent pour leurs pays d'origine. Gelato University s'est mondialisée avec un directeur japonais de 31 ans du nom de Kaori Ito installé en Italie depuis 7 ans qui témoigne que " pour la première fois, les italiens font moins de la moitié des étudiants. Gelato University a même créé spécialement des cours en italien et en français après une explosion des inscriptions.

samedi 23 juillet 2011

ENTREPRISES


31,5km de vols de câbles de la JIRAMA au premier semestre 2011



La société nationale d'électricité et d'eau JIRAMA subit de nouveau une série de vols de câbles électriques. Ces vols ont repris plus précisément en 2010 après un léger recul entre 2008 et 2009. Le chiffre avancé par la JIRAMA en pure perte est de 475,7 millions d'ariary depuis le début de l'année 2011. La quantité qui s'est évaporée est de 31,5km de câbles, ce qui rend le transport d'électricité difficile dans pusieurs zones d'Antananarivo, même le centre ville est touché et la JIRAMA est obligée de procéder au fameux délestage qui porte atteinte directement aux bons fonctionnements des entreprises et des foyers de la capitale. Certains quartiers sont qualifiés "zone rouge" car la JIRAMA a alerté et mobilisé les autorités pour freiner ensemble ce fléau.

mercredi 20 juillet 2011

TELECOMMUNICATIONS


Réformes sur les télécommunication à Madagascar

Avec quatre opérateurs télécoms et 6,5 millions d'utilisateurs, Madagascar a un besoin urgent de changer la législation du secteur car les textes utilisés jusqu'à aujourd'hui datent de 1996 (décret n° 96034). Les nouvelles lois de 2005 ne sont encore applicables ni par l'OMERT ni par les opérateurs car aucun décret d'application n'a été émis depuis. Le plus grave, c'est que ces textes sont tous dépassés par les nouvelles technologies qui n'arrêtent pas d'évoluer. De plus, ces cinq dernières années, Madagascar s'est branché avec les câbles optiques transportant la majeure partie des flux de la région Océan Indien et qui nous relie au reste du monde.
Par ailleurs, une délégation d'expert de Union Internationale des Télécommunication UIT était de passage à Madagascar du 11 au 14 juillet dernier pour une mission officielle. Cette délégation a constaté que les technologies "annoncées et utilisées" par les opérateurs locaux ne suivent plus les normes internationales en vigueur. Il est grand temps que le ministère de tutelle s'attèle aux réformes du secteur des télécommunications car c'est un des leviers pour mettre la grande île à l'orbite du développement.

ECONOMIE - EMPLOI


100.000 d'emplois en zone franche sur 5 ans à Madagascar

(photo : Charles Giblain, président du GEFP Madagascar)

Le ministre malgache de l'Economie Pierrot Rajaonarivelo et le groupement des Entreprises Franches et Partenaires GEFP présidé par Charles Giblain ont signé un protocole de défense des intérêts entreprises locales et étrangères sur le territoire malgache. Ce protocole arrive à point nommé quant à la situation qui prévaut dans le pays où les investisseurs ne sont pas encore en confiance pour réaliser leurs projets à Madagascar. A cause des expériences malheureuses de 2009 qui ont occasionné des dégâts considérables sur les entreprises franches, les deux parties ont projeté de revoir les textes administratifs et juridiques pour mieux protéger ces entreprises et surtout les emplois qu'elles ont créées. Ce protocole prévoit en effet la création de 100.000 emplois supplémentaires dans les entreprises franches si chaque point est respecté par les deux parties. C'est le seul moyen pour engager l'Etat malgache pour qu'il puisse garantir un maximum de sécurité pour les investissements déjà réalisés sur place. Ces nouveaux emplois s'ajouteront aux 110.000 qui opèrent déjà pour les entreprises franches actuellement.

samedi 16 juillet 2011

GEOPOLITIQUE


2011, année du basculement du monde



Souvenons-nous de la thèse du dossier « Collier de perles chinois » selon laquelle la Chine est en train de renforcer ses liens avec les pays bordant l’Océan Indien et surtout ceux qui sont considérés comme faisant partie de « l’axe du mal » avec à leur tête l’Iran. Cet axe vient de se renforcer avec la signature le 16 juillet dernier d’un accord économique entre la Chine et l’Iran d’un montant de 4 milliards de dollar. Cet accord prévoit des échanges et des réalisations de projets d’infrastructure qui touchent les domaines de l’environnement, l’industrie, l’énergie, les mines. Une partie de l’accord d’une valeur de 500 millions de dollar contient la signature de vente par la Chine d’une soixantaine d’incinérateurs à récupérateur d’énergie qui seront répartis dans plusieurs grandes villes d’Iran et sur les bords de la mer Caspienne. Pékin de son coté augmentera l’importation de minerais en provenance de l’Iran. Le vice-président iranien Mohammad Javad Mohammadi-Zadeh a déclaré que la Chine est désormais le premier partenaire économique de l’Iran avec 30 milliards de dollar d’échanges et ce chiffre passera à 40 milliards de dollar pour l’année 2011.

Ces accords sont signés alors que le Moyen Orient vient de vivre une tension extrême avec le lancement par l’Iran de 14 missiles balistiques de courte et moyenne portée, capables d’atteindre sans aucun problème l’Israël, allié historique des Etats-Unis. Cet étalage de force est une sorte de dissuasion pour ces deux derniers de s’en prendre militairement à l’Iran. Les « Gardiens de la révolution » ont affirmé avoir lancé un Ghadr de moyenne portée de 2.000km et 13 autres missiles, Zelzal de 400km, Shahab 1 et 2 de 500km. L’ex-président

Et pour la petite histoire, c’est à Téhéran, capitale de l’Iran, que l’équipe nationale malgache de football, Barea de Madagascar, commence le dimanche 17 juillet prochain sa tournée pour des rencontres amicales avec des « amis » de la région. C’est probablement une manière pour le régime transitoire actuel de réaffirmer ses liens avec des pays considérés par l’Occident, les Etats-Unis en tête, comme des pays qui respectent le moins la démocratie, des pays qui présentent pourtant une croissance économique insolente (autour de 9,5% pour la Chine en 2010) et qui sont devenus des locomotives de l’économie mondiale.

Pakistan, un ancien allié des Etats-Unis, est aussi en train de « brûler ». Le président pakistanais Hamid Karzaï, qui vient d’enterrer son frère, a émis une menace à l’endroit des Etats-Unis sur un projet de retrait des troupes pakistanaise de sa frontière avec l’Afghanistan après l’annonce faite par les Etats-Unis de la suspension de leur aide militaire. Les relations entre les deux pays se sont considérablement dégradées depuis le raid lancé par un commando américain tuant Ben Laden le 2 mai et la violation par le même commando de la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan. Depuis, la spirale de violence ne s’est plus arrêtée, attentats à la bombe et kamikaze comme ceux qui ont tué les 6 soldats français les 13 et 14 juillet derniers. L’ex-président iranien Rafsandjani, qui préside le Conseil de discernement chargé de conseiller le guide suprême, a plaidé pour des négociations avec Washington pour « éviter le pire ».

A coté, les Etats-Unis et l’Europe font pâle figure avec le problème de leurs dettes publiques. La dette publique de la France a dépassé au premier trimestre 2011 les 85% de son PIB, un plafond de sa dette publique jamais atteint auparavant avec un déficit commercial de 70 milliards d’euro. La zone Europe entre dans une période de turbulence que l’euro n’a jamais connu depuis sa création. Les ministres des Finances des pays de la zone n’arrivent pas à trancher sur l’aide à accorder à la Grèce. L’Italie qui est mise à nue avec 25% de la dette de la zone euro est devenue un maillon faible, avec l’Espagne, la Grèce et l’Irlande.

Aux Etats-Unis, le président Obama était obligé d’en venir à émettre un ultimatum 36 heures le 15 juillet 2011 à l’endroit des représentants républicains qui ne veulent pas d’une « niche fiscale » et des démocrates qui ne veulent pas supprimer les aides à la santé. L’Amérique est fatiguée, les signes ne trompent pas. La tourmente a déjà montré son visage lors l’épisode Lehmann Brothers et des « subprimes ». Et l’Amérique commence à racler dans des réserves improbables de pétrole pour l’extraction non conventionnelle : le pétrole de schiste. La Nasa quant à elle vient d’arrêter les vols spatiaux pour des raisons évidentes d’économie. Selon le magazine économique Challenges, le Venezuela possède un stock de 234 ans de réserves, la Russie de 20 ans et la Chine de …10 ans. D’où l’urgence pour cette dernière pour trouver du pétrole pour ses énormes demandes croissantes internes.

La France emboîte le pas aux Etats-Unis en retirant progressivement ses troupes d’Afghanistan. Evidemment, avec les opérations « imprévues » dans le budget comme la Licorne en Cote d’Ivoire et l’opération lancée contre Khadafi actuellement, la Défense française peine à faire financer les « OPEX », les opérations extérieures hors budget et demande ouvertement aux industriels de la Défense de réduire les coûts « qui sombrent dans les raffinements technologiques pas forcément utiles », selon l’Amiral Guillaud, chef d’état major des armées françaises. 13.000 soldats français sont présents dans plusieurs région : en Afghanistan, au Tadjikistan et dans l’Océan Indien(4.000 soldats), en Libye (4.300 soldats). Plus de 3.500 sont postés en Afrique (Cote d’Ivoire, Golfe de Guinée, Afrique Centrale, Somalie contre la piraterie et au Liban). La totalité de cette présence coûte plus d’un million d’euro par jour à la France.

Mais la référence de l’amiral Guillaud est la dernière édition du Shangri-La Dialogue, organisée en juin 2011 par l’Institut International pour les études stratégiques, un forum de la défense de l’Asie-Pacifique. Ce forum souligne qu’en 2010, la Chine y a envoyé le numéro trois de l’armée populaire soulignant les priorités chinoises : l’espace et la marine. Cette année, c’est le ministre de la Défense chinoise lui-même qui a fait le déplacement.

« C’est clair : la Chine n’est plus repliée sur elle-même. Quand une masse de 1,3 milliards d’habitants d’ébroue, il y a forcément des effets de bord », souligne ouvertement l’amiral Guillaud.

vendredi 15 juillet 2011

ENTREPRISES


Colas entre dans Gamma Materials Ltd



Colas (11,7 milliards d'euros de CA en 2010), la filiale du groupe Bouygues présente dans 40 pays dont Madagascar, fait l'acquisition de 50% de Gamma Materials ltd à l'île Maurice. Gamma Materials Ltd est spécialisée dans la production et la vente de matériaux de construction. Elle produit 2 millions de tonnes de granulats et 150.000m3 de béton prêt à l'emploi et possède une carrière de roche massive et 5 sites de concassage. Gamma Materials sort chaque année 12 millions de tonnes de blocs préfabriqués et possède une réserve de matériaux chiffrée à 40 millions de tonnes. Colas renforce ainsi sa présence sur l'île Maurice dans le marché des matériaux et améliorera les productions de matériaux et du processus et des nouvelles techniques de recherche.

mercredi 13 juillet 2011

DEVELOPPEMENT DURABLE


Un projet de GoodPlanet et Agrisud dans la région d'Itasy


(photo : GoodPlanet.org)
504.521 euros sont débloqués par l'AFD pour accompagner un projet lancé conjointement par GoodPlanet et Agrisud. Ces deux organismes tient en effet au lancement de ce projet d'agro-écologie ce mois-ci. Plus d'un millier de familles de la région de l'Itasy vont bénéficier de ce projet sensé "concilier la faible pression sur l'environnement et la gestion durable des ressources naturelles". Sur six villages, 900ha de terres dégradées seront restaurées avec une intégration de 500.000 arbres pour maintenir le couvert forestier. Ce projet sera une forme d'expérimentation pour un système pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre dans la région. Mais il permettra aussi à la population de la région de contribuer au développement durable de la région tout en créant des revenus directs tirés sur le projet.

jeudi 7 juillet 2011

TRANSPORT AERIEN - AIR MADAGASCAR


Madagascar rend un des Boeing 767



L'un des deux Boeing 767-300 qui ont été interdits de vol en Europe en avril dernier vient d'être restitué par Air Madagascar. Son propriétaire est Muzun Leasing One Ltd. L'autre Boeing 767 continue à opérer en Chine à Guangzhou et à Bangkok, Thaïland. Cette rupture de contrat de leasing rentre dans le plan d'Air Madagascar pour l'optimisation de sa flotte afin d'augmenter ses bénéfices à chaque fin d'exercice et, selon nos sources, "réduire la dépendance de la compagnie vis-à-vis de Boeing". Les destinations européennes de la compagnie malgache sont toujours opérationnelles avec d'autres avions loués.

lundi 4 juillet 2011

ENTREPRISES

Résultats exceptionnels pour la société CIS présente à Madagascar

"Nous disposons d'une bonne visibilité sur le long terme. Car toutes les opérations d'infrastructures majeures de la planète, qu'elles soient liées au pétrole, au gaz, à la construction d'usines ou au nucléaire, ont besoin d'être accompagnées", résume Régis Arnoux, PDG de la société marseillaise CIS, Catering International et Services, spécialisée dans l'accompagnement de "bases de vie" liées aux grandes activités commerciales et industrielles. Ses chifres d'affaires 2010 ont connu une hausse de 23% à 196 millions d'euros avec un résultat net de 9,4 millions d'euros en hausse de 38%. CIS observe une "montée" de ses contrats avec des pays en croissance : Nouvelle-Calédonie, Guinée Conakry, Madagascar et Mongolie.

Personnel de Catering International et Services Brésil

Seulement une soixantaine de ses effectifs travaillent dans le siège à Marseille, le reste étant éparpillés dans les 36 pays sur 150 sites où CIS accompagne simultanément des chantiers et des grandes opérations industrielles. 94.000 repas sont distribués chaque jour dans tous les sites de CIS. Ses principaux clients sont SNC-Lavalin, Vinci, Bouygues, Colas, ou encore Total, Agip, Maersk, ...

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