dimanche 13 février 2011

ECONOMIE MALGACHE


Début 2011, le prix du riz à Madagascar


La hausse du prix du riz sur le marché fait rage depuis quelques temps. Généralement, on s’accorde à dire que la cause principale est l’insuffisance de la production interne. Cependant, le Ministère du Commerce a pris des mesures pour corriger cette distorsion sur le marché. Le mercredi 9 février 2011, 500 tonnes de longs grains pakistanais ont été injectés sur le marché, dans le cadre de l’opération « riz à 1180 Ariary par kilo ». Selon le Ministère du Commerce, l’Etat ne possède pas de réseau de distribution. Le Ministère du Commerce et celui des Finances et du Budget ont alors choisi conjointement quelques opérateurs qui vont se charger de la distribution. Il semblait que la distribution a connu quelques défaillances au début. Mais depuis mercredi, le ministère a envoyé une forte délégation pour surveiller le bon déroulement des opérations.

D’après toujours le Ministère du Commerce, l’objectif est de normaliser la dite « opération » afin qu’aucune rupture ne perturbera le système, et que cette vague de riz à 1180Ariary puisse couvrir la demande sur le marché. Jusqu’au vendredi 11 février, 1640,65 tonnes de riz ont été distribuées sur le marché, par le biais de quelques importateurs tels qu’Amazone avec 1300 tonnes, UCODIS 210 tonnes, COCOMA 248 tonnes et SILAC avec 3 tonnes. Notons que ces importateurs ont approvisionné trois grossistes dans la capitale. Ces derniers assurent ensuite l’approvisionnement des divers points de ventes détaillants, entre-autres à Ankaditoho, Miandrarivo, 67Ha, Ambohimangakely, Anjeva-Gare, Andoharanofotsy, Tanjombato, Anjomakely, Arivoonimamo, Tanjombato. Pour éviter les défaillances dans la distribution, le ministère du commerce surveille de très près les opérations.

Par ailleurs, le directeur général du Commerce Intérieur Dominique Razaka Rafenomanana , a déclaré que cette opération n’empêche, en aucun cas, la vente des autres variétés de riz sur le marché, tel que le makalioka, le vary gasy, le tsipala et bien d’autres suivant la loi de l’offre et de la demande. Il a ajouté que l’Etat ne joue ici que son rôle de facilitateur à travers son partenariat avec les opérateurs, par le biais de la priorisation de la sortie de cargaison au port de débarquement. En outre, l’Etat accorde aussi une baisse du coût de l’opération portuaire, et le coût est réduit de 20 à 50% pour le bien des consommateurs.

A propos de la hausse incessante d’autres produits de premières nécessités comme le sucre, la farine, l’huile alimentaire, etc. le DG du Commerce Intérieur Dominique Razaka Rafenomanana a affirmé que ceci provient du cours mondial dont Madagascar ne pourrait s’échapper. En effet, explique-t-il, « Madagascar arrive à produire quelques produits PPN, mais avec des quantités insuffisantes. Le pays est alors obligé d’importer pour satisfaire la demande. Ce qui nous oblige à fléchir devant la loi de l’offre et la demande, qui a logiquement une répercussion sur le marché intérieur ».

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