jeudi 30 juin 2011

PIRATERIE DANS L'OCEAN INDIEN


Les derniers chiffres sur la piraterie dans l'Océan Indien

John Dalby, dirigeant de la société de sécurité maritime Marine Risk et ancien consultant de la Lloyd's of London dans le marché de l'assurance à Londres, a fait des révélations sur le sujet sensible de la piraterie dans l'Océan Indien. Selon lui, des surprimes ont été créées par les compagnies assurant les navires transitant par le Golfe d'Aden et dans l'Océan Indien, zone à haut risque, depuis la recrudescence de la piraterie. Ces surprimes sont un levier pour ces compagnies pour réaliser des super-bénéfices sur le dos des armateurs. Une autre étude, allemande cette fois, conclut que ces compagnies verraient dans le recul de la piraterie le recul même de leur bénéfice global (Kidnap and Ransom, 2010). Gilles Mareuse, directeur général délégué d'Allianz Transport affirme que "les primes sont calculées en fonction des risques" mais "qu'il n'y a pas de business plan lié à la piraterie".

Pourtant les chiffres sont là : l'immobilisation de navires pendant leur capture est chiffrée à 460 millions de dollars en surprimes à part les prestations classiques des assureurs et les rançons demandées par les pirates.

En outre, en évitant le Golfe d'Aden et le Canal de Suez et en contournant l'Afrique par la voie vers le Cap de Bonne Espérance, les armateurs font un surcoût annuel de 2,5 milliards de dollars et font perdre à l'Egypte 642 millions de dollar de droit sur le Canal. Des pays comme les Seychelles commencent à ressentir les conséquences de ce changement car les recettes portuaires de ce pays ont reculé de 40%, la consommation de carburant à 30% et les recettes liées au tourisme de 10%.

Personne n'est aveugle, ce mouvement est lié à des sujets hautement stratégiques dans lesquels plusieurs forces sont impliquées : intérêts politiques de l'Occident, intérêts économiques de l'Asie notamment la Chine et l'Inde, les troubles au Pakistan et en Afghanistan, la croissance en Afrique.

vendredi 24 juin 2011

ENTREPRISES


Rachat officiel de la BMOI par la BPCE



Le groupe français BPCE,
créé en 2009 par une loi rapprochant la Banque Populaire et la Caisse d’Epargne de France, vient d’acheter les 75% de la BMOI Banque Malgache de l’Océan Indien. Cette décision a été entérinée par le conseil d’administration de cette banque malgache présidée par Gaston Ramenason le 22 juin 2011 dernier. Avec 20% de part de marché, 23.4 milliards d’euros de CA, 36 millions de clients et 8 millions de sociétaires en France, la BPCE est la deuxième banque française derrière le Crédit Agricole (propriétaire de la BNI Madagascar). Ce groupe est présidé par François Pérol, un ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée et proche de Nicolas Sarkozy. C’est sa filiale BPCE International et Outre Mer qui prendra désormais en charge toutes les opérations de la BMOI. Cette banque a déjà installé une agence au centr
e d’Antananarivo, en face du palais de la Ville à Analakely. Mais sa présence a déjà été très remarquée à Madagascar car elle fait partie du pool qui a financé la tour Orange à Ankorondrano auprès du groupe SIPROMAD dont la construction à été lancée en pleine tourmente politique en 2009. BPCE ambitionne aussi de s’installer au Cambodge cette année, outre sa présence au Sénégal et au Laos.

vendredi 17 juin 2011

ENTREPRISES

La Star crée des chapiteaux uniformisés pour le bypass Ambohimanambola

Suivant une politique d’accompagnement de l’extension de la ville, le Ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation a procédé à des opérations d’assainissement du coté du ByPass à Ambohimanambola pour enrayer les installations commerciales sauvages qui y pullulent ces dernières années. Une centaine de stands ont été enlevés par la Commune Urbaine d’Antananarivo en collaboration avec les cinq communes riveraines du ByPass. Tout le monde sait pourtant que ces installations, aussi insalubres soient-elles, ont participé à une évolution de cette zone et ont même aidé quelques familles à prospérer dans des petits commerces profitant de l’affluence de visiteurs et de pique-niqueurs qui s’y rendent toutes les fin de semaine. Pour éviter la politique du vide, la STAR a proposé à toutes les parties, aux cinq communes et aux commerçants qui y sont enregistrés, des nouveaux chapiteaux uniformisés aux couleurs de la société. Non seulement ces chapiteaux vont participer à l’embellissement de la zone mais surtout au développement commercial des activités que ces centaines de famille y ont installées. Pour la première vague de l’opération, 55 chapiteaux uniformisés seront fournis par la STAR aux cinq communes administrant ces installations. Le coût de chaque chapiteau avoisine les 1.400.000ar. Un protocole d’accord a été signé le 16 juin 2011 entre la STAR, le Ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation et les cinq communes concernées pour la gestion de ces infrastructures commerciales.

mardi 14 juin 2011

POLITIQUE


Sommet de la SADC : Retour sans conditions des exilés



A l'issue du sommet de la SADC du 12 juin 2011, un communiqué officiel a été diffusé à l'endroit de toutes les entités politiques malgaches. Si les parties qui s'opposent au pouvoir attendaient ce communiqué comme une délivrance de leurs leaders en exil, en l'occurrence Ratsiraka et Ravalomanana, ils ont été servis sur un plateau d'argent car ce communiqué insiste sur le retour sans condition des politiciens en exil pour leur permettre de participer à toutes les activités politiques librement dans leur pays" contrairement à ce qui est inscrit dans la même Feuille de route, objet des dernières discussions entre la SADC et les politiciens malgaches à Gaborone. La SADC opte pour des amendements sur certains textes de la Feuille de route qu'elle même a fait parapher à Antananarivo par les différentes entités politiques, actes refusés par les Trois mouvances des anciens chefs d'Etat malgaches.

L'opinion attend de pied ferme les réactions du pouvoir en place. En effet, après une réunion au domicile du président de la HAT Andry Rajoelina hier après-midi, on a de source sûre la confirmation d'une communication officielle de la présidence de la Transition ce soir (14 juin) à 17h sur les médias locaux.

Les milieux des affaires comme ceux des militaires montrent une certaine impatiente et font pression discrètement mais d'une manière insistante aux politiciens de la Grande Ile pour maintenir le calendrier initial pour les élections.

lundi 13 juin 2011

TRANSPORT AERIEN


TUI fait confiance à Air Madagascar

Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, la compagnie Air Madagascar, qui vient de recevoir l'aval de l'IATA d'utiliser à nouveau son réseau de commercialisation "Billing and Settlement Plan BSP en Europe, reçoit une bouffée d'oxygène de la part de Corsairfly. En effet, cette dernière, filiale du puissant groupe européen TUI premier mondial dans le tourisme avec Nouvelles Frontières, vient de dévoiler un pan de son plan "Plan take-off" mis en oeuvre en mars 2011. Ce plan consiste à renforcer la part de marché de Corsairfly dans l'Océan Indien et Madagascar fait partie des destinations pour les quelles Corsairfly veut étendre son réseau. Pourtant, selon Vincent Désobry, représentant de Corsairfly à Madagascar, "Air Madagascar est le pivot central de notre stratégie" car la compagnie malgache effectue encore les opérations au sol telles le stockage, le chargement et tout le personnel au sol pour les compagnies étrangères qui utilisent les aéroports malgaches, mais surtout que ces compagnies achètent des places sur les vols intérieurs d'Air Madagascar. Ce représentant a expliqué que Corsairfly n'a pas vocation à exploiter directement avec ses flottes ces vols internes, d'où ce renouvellement de confiance à Air Madagascar.

vendredi 3 juin 2011

CULTURE - ENTREPRISE



Ouverture du Jao's Pub à Ambolonkandrina Antananarivo


Le quartier d'Ambolonkandrina, attenant au site de l'Université d'Antananarivo n'est plus à présenter à ceux qui aiment sortir le soir, surtout que ce quartier est célèbre pour la diversité de ses habitants : c'est le fokontany (quartier) qui est le plus peuplé de Madagascar et en plus les 18 tribus de Madagascar y sont toutes représentées. L'endroit est vivant et en passe de devenir celui "qui ne dort jamais". Le célèbre Roi du Salegy, Jaojoby y vit depuis des décennies et ce père de 6 six enfants est très heureux d'y ouvrir le Jao' Pub, un cabaret bar qui sera géré par sa famille. Car c'est avant tout un business familiale comme Jaojoby a toujours géré ses affaires, même dans la chanson quand il a appuyé personnellement ses enfants à faire carrières dans le show business. Visiblement, Jaojoby est arrivé à l'apogée de sa carrière avec derrière lui 40 ans de scène et ça ne s'arrête pas là.

"On est au Jao’s Pub, un cabaret. On va faire de la musique, ça sera surtout de la musique vivante. Il est sûr et certain que les musiques de Madagascar auront la part belle dans ce local. C’était mon rêve, de construire ici un cabaret depuis une dizaine d’années. Donc, le rêve s’est réalisé, avec l’aide de la famille", explique le chanteur en appuyant que cet endroit est construit pour ceux qui aiment la scène et la musique malgache. Ce sont ses filles qui dirigent les opérations, Charline qui animera l'endroit et Fatoma qui s'occupe de la gestion de l'ensemble. Avec la Jao's Pub, Jaojoby Eusèbe participe au développement de la localité déjà très vivante d'Ambolonkandrina, qui est déjà célèbre pour ses façades très colorées prêtes à des nuits de fête.

N E W S