mercredi 28 septembre 2011

TELECOMS - MADAGASCAR


200ème Atelier des médias et des nouvelles technologies de l’information et de la communication

Animé par Ziad Maalouf enregistré sur RFI, cet atelier, le premier d’une série de trois cette année a eu lieu dans la salle Albert Camus de l’institut Français de Madagascar IFM à Antananarivo. L’ambassadeur de France, SEM Jean-Marc Chataigner était présent comme observateur et partenaire facilitateur et la salle a été connectée pour l’occasion par le réseau wifi de Blueline. Le fond de scène était un écran géant présentant la fenêtre Twitter animée par les intervenants eux-mêmes dialoguant en direct avec d’autres internautes dans la salle comme ceux dans le monde entier mais suivant l’atelier sur l’internet.
Les intervenants sont d’abord des jeunes blogueurs malgaches aux profils hétéroclites. Le premier est Thierry Ratsizehena, créateur du blog madainitiatives.wordpress.com, fan du web social, e-veilleur et diplômé en marketing, fondateur Mada i-hub, une plateforme collaborative de blogueurs et de travailleurs indépendants sur internet. Cette plateforme organise d’ailleurs au lendemain de cet atelier à l’IFM une rencontre dénommée BarCamp aux CIDST à Tsimbazaza Antananarivo pour raffermir les relations entre ces blogueurs et geeks malgaches. Pour lui, internet est tout d’abord une porte ouverte sur le monde, l’outil qui a estompé les limites des frontières.
Le deuxième est Tahina Razafinjoelina, créateur de l’IT University, directeur du groupe Vidy Varotra mais il est aussi chargé des systèmes d’informations par le Ministère des finances et du budget. Il enseigne à l’Université d’Antananarivo MISA et gère en même temps deux écoles du Pretoria Montessori Preschool en Afrique du Sud. Comme il est en contact permanent avec les jeunes étudiants, il a été un témoin privilégié de l’évolution de l’internet et surtout de l’internet mobile auprès des jeunes.
Les deux autres intervenants sont aussi des blogueurs plutôt passionnés que professionnels. Lalatiana Rahariniaina, connue sous le pseudonyme Ariniaina, est celle qui a créé Ampela Mibilaogy, littéralement Femme qui blogle plus jeune du plateau, Andriamihaja Guénolé Ravelomahafaly, étudiant de 20 ans à l’Institut Halieutique et des Sciences marines à Tuléar, a créé son blog sur le concours Mondoblog de Rfi / Atelier des médias. Etant boursier de WWF, il est surtout sensible sur les thèmes de l’environnement et de l’écologie. C’est lui qui était derrière le billet connu par les blogueurs malgaches "10 bonnes raisons pour ne pas sortir avec une blogueuse" pour contrer "25 raisons pour ne pas sortir avec un malgache" d'une blogueuse à Paris. Ca ne rigole pas parfois entre les geeks.
Pendant son intervention, Damien de Lamberterie DG de Blueline, présent à Antananarivo depuis 7ans témoigne d’une révolution qui se sent à travers l'usage d’internet depuis 2004. En ce temps-là, c'était juste le mail, mais depuis le matériel a évolué jusqu'aux installations des fibres optiques. Toutes les technologies sont presque disponibles mais pas accessibles, c'est lié au prix qui devrait encore baisser dans les années à venir selon lui. L'internet, ça concerne d'abord les entreprises, les grandes sociétés et les organismes internationaux et de plus en plus le grand public qui est de plus en plus jeune et très hétéroclite. Et les chiffres sortent à l’appui. Le taux de pénétration du mobile dépasse les 30% à Madagascar sur un taux de couverture de 65% de la population. Les malgaches utilisent le mobile à 98% en prépayé contre 2% en abonnement.
Annie Chéneau-Loquay, directrice de recherches au Centre National de Recherches Scientifiques CNRS dans le laboratoire LAM "Les Afriques dans le monde" à Bordeaux, témoigne quant à elle d’une révolution du mobile inattendue en Afrique et à Madagascar, « ça a surpris tout le monde en Afrique ». L'enjeu futur pour les opérateurs, c'est Internet mobile avec les applications mobiles sur smartphone. Elle est l’auteur d'un rapport sur le mode d'appropriation du mobile en Afrique. C'est le marché qui a imposé la marche aux opérateurs et non l'inverse, qui a été attendu par le secteur, c’est face à l’économie du détail et des petites sommes que les opérateurs se sont pliés (bip, transferts d'argent et de crédit d'appel, services aux entreprises ou grand public, ... Il arrive qu’un détenteur africain de mobile recharge ses crédits d’appel plus d’une vingtaine de fois par jour.
Des intervenants de la salle, étudiants, et professionnels ont tous relayé l’explosion des réseaux sociaux. Une fille sort la raison classique des réseaux : « C'est pour se faire de nouvelles rencontres et pour garder le contact avec les anciens amis. C'est aussi un effet de mode. On est beaucoup plus ouvert à l'écrit qu'à l'oral. Entre générations, c'est difficile, les jeunes veulent s'approprier des réseaux pour eux et sans les grands ».
Les jeunes sont attirés par les grandes marques de smartphone, plus performants et au design attirant. Plutôt adeptes des téléphones mobiles que des cybercafés, beaucoup ont arrêté le shopping pour épargner et avoir du crédit Internet. Ils veulent se distinguer des adultes par leur connaissance des technologies. Ils considèrent cette connaissance comme une chance pour "dépasser" le niveau intellectuel des adultes.
Ententes entre les opérateurs ? Damien de Lamberterie dément. Pour lui, c’est plutôt la concurrence qui s’est endurcie, s’en suit la baisse des prix de communication, la facilitation à l’accès à la technologie liée à la simplicité de manipulation, l'ergonomie des sites mais aussi des terminaux.
Une représentante de Microsoft a fait un petit rappel à l'intégrité du matériel et du logiciel utilisé. Nous sommes à Madagascar, l'auditoire a applaudi celui qui a répondu et rappelé que nous sommes dans une économie de détails et d'occasion. La démocratisation de l'accès aux technologies est possible grâce aux logiciels libres et aux plateformes libres comme Google, Facebook, ... mais aussi aux téléphones aux marques inconnues mais qui fonctionnent aux usages classiques : appels, textos et internet. Ce petit incident témoigne de la réalité des TIC à Madagascar.

lundi 26 septembre 2011

TELECOMMUNICATIONS - MADAGASCAR


Orange Madagascar lance la première épargne mobile en Afrique



L'opérateur Orange Madagascar a enclenché la vitesse supérieure en annonçant la rémunération du solde de ses clients sur Orange Money. A partir du solde créditeur de 1ar jusqu'à 100.000ar, l'opérateur rémunère l'abonné à 4%, au delà de 5 millions d'ariary, le taux est de 6%. Cette opération est possible avec la collaboration de la Banque Malgache de l'Océan Indien BMOI, récemment acquise par la banque française BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne) et Microcred, détenu par PlaNet Finance. Ces professionnels du crédit et de l'épargne ont ajouté leur savoir faire sur l'épargne mobile d'Orange Madagascar, au grand bonheur des 500.000 abonnés d'Orange Money. Cette épargne mobile état une grande première en Afrique, est très observée par les opérateurs télécoms et même les banques du fait qu'elle est tout simplement un produit concurrençant les produits classiques des banques et des maisons d'épargne.

samedi 24 septembre 2011

TOURISME - MADAGASCAR


Air France appuie l'ONTM



Le salon international Top Resa à Paris a été bénéfique pour le stand Madagascar. L'Office national du tourisme de Madagascar ONTM a en effet signé un accord de partenariat avec la compagnie Air France. Cet accord prévoit la promotion de la destination Madagascar à travers l'organisation de voyage pour la presse spécialiée sur la grande île. Ces professionnels du tourisme seront transportés par Air France et leur séjour à Madagascar seront à la charge de l'ONTM. L'objectif principal de ce partenariat, qui s'était déjà réalisé d'une manière informelle, c'est la promotion de la grande île auprès des professionnels d'autres pays et d'atteindre à terme un volume de touriste intéressant pour toutes les parties : hôtels, compagnies aériennes, voyagistes et tours opérateurs. Ce partenariat ne met pas Air France et Air Madagascar en concurrence d'autant que, selon Alain Malka, directeur général d'Air France sur les Caraïbes et l'Océan Indien, les deux compagnies ont une entente parfaite à travers des collaborations comme la vente de places par Air France à Air Madagascar quand celle-ci n'a pas de vol sur la France. Air France se réjouit d'ailleurs que la compagnie malgache ne cesse de faire des efforts comme la location d'avion suivant les normes de la communauté européenne pour rallier l'Europe à Madagascar. Air Madagascar a en outre communiqué dans une conférence son intention de s'engager encore plus sur le tourisme durable et le projet sur la compensation carbone pour les prochaines années.

mardi 20 septembre 2011

ENTREPRISE


Hermès réalise une étape de ses carrés à Madagascar



Le groupe français de luxe Hermès est un modèle reconnu de rentabilité. Ce fait est vérifié par l'intrusion de Bernard Arnault, propriétaire de LVMH premier mondial du secteur, en s'arrogeant 20% de la maison Hermès en automne 2010. Du coup, le cours de l'action Hermès a connu sur un an une hausse record de 70%. Les familles Puech, Dumas et Guerrand, les descendants directs de la famille Hermès, essaient d'échafauder tous les remparts possibles pour contenir l'attaque d'Arnault, célèbre pour ces coups à la hussarde.

La rentabilité et la performance boursière d'Hermès se repose sur une machine étroitement contrôlée par les trois familles, dont certains de la descendance occupent des postes dans le management du groupe. Cette machine veut que, pour maintenir une marge élevée, il faut faire fabriquer dans les pays à bas coût de main d'oeuvre. La Chine est le premier pays auquel tout monde pense. Mais depuis une dizaine d'année, Hermès fait discrètement réaliser une étape de finition de ses célèbre carrés à Madagascar. Ces précieux tissus en soie sont "roulottés" dans la grande île par un atelier malgache dont le groupe tient à garder le nom secret. C'est la dernière étape qui touche l'ourlet cousu à la main, visible d'ailleurs à l'oeil nu et qui fait la différence des carrés d'Hermès face à plusieurs copies connues. Pour information, Hermès prévoit un chiffre d'affaires de 2,75 milliards d'euros en 2011.

dimanche 18 septembre 2011

ANTANANARIVO - URBANISME


Antananarivo, la capitale étranglée

Pour l’économie d’Antananarivo, capitale de Madagascar, les chiffres de la rentrée qui viennent de sortir sont des signes évidents d’une reprise. Le nombre de dépôts de demandes de permis de construire enregistrées à la Commune Urbaine d’Antananarivo a en effet cru sur la période comprise le 15 septembre 2010 et le 15 septembre 2011, les demandes sont passées de 182 à 255. La campagne de sensibilisation engagée par la Commune y est pour beaucoup quand celle-ci a incité les propriétaires de la capitale à déposer une demande de permis d’habiter. Ce permis est utile quand la construction qui a fait l’objet d’un permis de construire est achevée. Toutes les constructions bâties doivent obtenir auprès de la Commune Urbaine un certificat de conformité par rapport aux plans présentés dans le permis de construire mais aussi avoir une adresse légale assortie du permis d’habiter. Nous savons tous qu’une grande majorité des constructions est bâtie sans permis de construire ni permis d’habiter. C’est cette raison qui a poussé la Commune à inviter les propriétaires à formaliser ces constructions.
Les surfaces constructibles se font de plus en plus rares. Un autre chiffre plutôt inquiétant incite toutes les parties à réorganiser le secteur de la construction. Il ne reste plus que 360ha de surfaces libres pour la construction à Antananarivo. Ce chiffre correspond à environs 20.000 constructions. Après cela, les opérations d’infrastructure seront pour une grande majorité des opérations de rénovation et réhabilitation. C’est pour cette raison que le service de délivrance du permis de construire est très strict sur la conformité des projets à la réalité du terrain. 60% des permis de construire délivrés ont ainsi connu des observations techniques de la part de ce service et les propriétaires et constructeurs ont été obligés de se conformer à ces observations sous réserve de ne pas obtenir l’arrêté communal délivrant le permis de construire. La population totale du centre d’Antananarivo était de 1.750.000 en 2010, en constante augmentation de 10% annuelle, sans compter les communes environnantes qui sont littéralement collées à la grande ville, qui seraient à plus de 3.000.000 d’âmes aujourd’hui.

jeudi 15 septembre 2011

TELECOMS - MADAGASCAR


France Télécom deviendra Orange en juin 2012




L’opérateur historique France Télécom projette l’abandon définitif du nom de France Télécom et d’adopter sa marque la plus connue au monde Orange. Ce projet sera voté en assemblée générale en juin 2012 par tous les actionnaires du groupe dont le premier reste l’Etat français avec 27% du capital. Stéphane Richard, l’actuel PDG, verrait bien cette participation de l’Etat se réduire à 10% ou 15% mais malheureusement pour lui, les déboires du marché boursier mondial font obstacle à cette velléité de liberté. Les tout premiers pays, où Orange est présent, commencent déjà à connaitre progressivement les signes du basculement. Les salariés d’Orange France, Roumanie, Espagne et Madagascar ainsi que les fonctions Corporate, Orange Business Services connaitront le changement de nom sur l’en-tête de lettre et des kits du groupe. Dès 19 septembre 2011, les extensions des adresses e-mail seront remplacées, l’ancienne extension complexe « @orange-ftgroup.com » deviendra tout simplement « @orange.com ». Sur les dernières cartes estampillées par l’esperluette « & », un des logos utilisés par France Télécom, comporteront juste le logo carré d’Orange. Les autres pays où Orange est présent connaitront progressivement ces mêmes changements. La présence de Madagascar dans ce premier groupe du changement est un signe fort que ce groupe croit fort au développement du marché de la télécommunication sur la grande île.

mercredi 7 septembre 2011

7è Forum économique des îles de l'Océan Indien


La 7è édition du FEIOI à Fort-Dauphin, Madagascar



Après la première édition du FEIOI, Forum économique des îles de l’Océan Indien, qui s’est déroulé à Madagascar, l’organisation de la 7è édition revient à la grande île du 24 au 26 octobre 2011. Cette fois, le forum aura lieu à Fort-Dauphin, une ville du sud de Madagascar, choisie pour la présence du tout nouveau port d’Ehoala et du très porteur projet d’extraction d’ilménite exploité par Rio Tinto – QMM. Toute la région d’Anosy profitera de ces deux pôles de croissance, ce qui a orienté le choix des organisateurs sur la ville de Fort-Dauphin. Malgré le problème de l’accueil, très limité dans cette petite ville, le forum s’attend jusqu’à 300 participants. D’autant que les frais de participation se chiffrent à partir de 150 euros par stand, ce qui est très accessibles pour les entreprises malgaches, premières cibles des organisateurs. Plus de 90 participants étrangers sont déjà inscrits dans la liste du FEIOI de Fort-Dauphin de 2011, des participants venant des îles voisines comme la Réunion et Maurice.

lundi 5 septembre 2011

TRANSPORT AERIEN - MADAGASCAR


Les chiffres à propos du B777-200 d'Euroatlantic



Comme nous le savons tous, la compagnie nationale malgache Air Madagascar vient de bénéficier de la location d'un nouvel appareil qui est le Boeing 777-200, l'un des derniers nés de la gamme Boeing réputé être économique tant par la qualité de son moteur plus économique que celui du B767, que par sa technologie embarquée (construction et fuselage, manipulation à la navigation). La navigation est en grande partie contrôlée par ordinateur de bord, celui-ci étant entièrement lié aux contrôles au sol. Sa construction a été assistée depuis sa conception jusqu'à sa livraison par ordinateur et même les choix du dessin de son fuselage, une section circulaire large, ont été approuvés pour des raisons purement économiques liées aux poids au décollage et à l'aérodynamique de l'appareil. Le Triple Seven, son nom de baptême choisi par Boeing, peut traverser jusqu'à 17.300km et possède six roues sur chaque train d'atterrissage.

Le modèle B777-200ER loué à Air Madagascar par Euroatlantic comporte 323 sièges dont 290 places pour la classe Economique et le reste pour le Business class. Il coûtera 6.000euros par heure de vol et sera dirigé par l'équipe de PNC (Personnel Naviguant Commercial) de Air Mad. Le contrat entre les deux parties est signé pour un an et sera renouvelable.

Ses plus proches concurrents sont le modèle A340 d'Airbus et le très annoncé A350-xwb (extra wide body), littéralement à largeur très importante.

Ce B777-200 d'Air Madagascar fait entrer la compagnie dans la phase de transition de son plan de redressement selon le ministère malgache du Transport. Celui-ci laisse toujours planer le doute sur le virage important du changement de la totalité de la flotte de la compagnie malgache, traditionnellement tournée vers Boeing, en Airbus. Les autres appareils utilisés par Air Mad sur les vols régionaux (Océan Indien, Asie, Afrique du Sud) et dans les villes de provinces sont B737-300, ATR72-500, ATR42-500, ATR42-300 et DHC -300.

jeudi 1 septembre 2011

TELECOMS - MADAGASCAR


Airtel prépare son haut débit à Madagascar.



M. Sunil Bharti Mittal, président du groupe Airtel.

Avec un taux de couverture nationale qui s'élève à 80%, Airtel s'est mis à l'installation d'infrastructure lui permettant de développer l'offre haut débit. Cette compagnie a en effet pris du retard sur son concurrent direct sur ce créneau qu'est Orange Madagascar. Avec ce taux de couverture de son réseau, Airtel est en passe d'offrir le haut débit aux points les plus reculés de la grande île. 168 sites d'Airtel seront "upgradés" pour devenir des relais de haut débit. Ce nouveau développement permettra en outre aux abonnés Airtel de profiter des services tels que les transactions financières mobiles, la visiophonie et les transferts de données à haut débit. La télévision sur mobile fait partie des services qu'offrira Airtel dans un avenir proche après l'installation intégrale de son infrastructure. Airtel joue ainsi les relais de la technologie pour les communes rurales malgaches.

N E W S