mercredi 26 décembre 2012

TIKO compte se refaire au plus vite

Marc Ravalomanana compte rentrer au pays tout d'abord pour remettre sur les rails son groupe TIKO malmené par la crise de 2009



par Tsirisoa Rakotondravoavy

Les installations de TIKO Mills à Tamatave

Le fondateur de TIKO Madagascar et ex-Président de Madagascar Marc Ravalomanana veut rentrer à Madagascar après avoir rejeté toute option de candidature aux élections présidentielles en 2013. D'après lui, il rentrera au pays pour reconstruire tout d'abord le groupe TIKO, pillé et mis à sac par les émeutes de 2009 et après quoi il a été destitué par Andry Rajoelina, Maire d'Antananarivo à cette époque.

Depuis sa création en 1979, TIKO a investi pas moins de 75 millions d'euros à Madagascar dans l'agroalimentaire. L'empire n'a plus arrêté de croître jusqu'à occuper une part importante sur l'économie locale. Les derniers chiffres connus du groupe TIKO avant sa chute donnent la mesure de la taille et de la mainmise de ce dernier dans l'approvisionnement de produits alimentaires sur le marché local à Madagascar : 60% pour le riz, 71% pour la farine, 70% pour l'huile et 40% des produits laitiers. En y ajoutant ses sociétés étrangères, sa compagnie aérienne TIKO Air et d'autres ressources méconnues du public, des sources Sud-africaines parlent même d'un capital de 800 millions de dollars détenus actuellement par Marc Ravalomanana. Ce dernier peine à les placer dans le business local au vu de son passé sulfureux dans la politique à Madagascar.
Notons que ces chiffres ont fait crier au scandale des entrepreneurs locaux et des politiciens comme Herizo Razafimahaleo, aujourd'hui décédé, un des rares à avoir osé critiquer le Président-Entrepreneur avant les évènements de 2008-2009. Le fondateur du parti politique Leader Fanilo s'est notamment exprimé sur le mélange malsain entre le business et la politique sur lequel Marc Ravalomanana n'avait à l'époque donné aucune explication alors que le milieu politico-économique malgache ainsi que les bailleurs de fonds internationaux n'ont cessé de le dénoncer à l'époque. La suite des évènements a donné raison à ces derniers.

Avec son retrait provisoire de la scène politique, Marc Ravalomanana tente maintenant de refaire son image et de regagner le terrain perdu face à ses détracteurs. Un long chemin et difficile à remonter compte tenu de la violence des propos des tenants du pouvoir actuel et de l'éclatement des partis politiques malgaches.

Des plaintes contre la fusion NYSE Euronext - ICE

ICE a fait une offre pour fusionner avec NYSE Euronext. Problème : des actionnaires de la place de New-York bloquent la fusion

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Décoration de Noel sur la façade du New-York Stock Exchange (NYSE Euronext)

L'offre de rapprochement de InterContinental Exchange (ICE) à NYSE Euronext ne fait pas que des heureux. Cette offre d'ICE du 20 décembre 2012 évalue NYSE Euronext à 33,12 dollars par action et l'opération de fusion à 8,2 milliards de dollars avec une prime de 28% par rapport au cours à la veille de l'annonce. Au tribunal de New-York le vendredi, le New Jersey Carpenters Pension Fund a porté plainte contre cette fusion en estimant que l'offre sous-évalue le NYSE Euronext et "manque au devoir de maximiser les rendements des actionnaires". Ce fonds compte réunir d'autres actionnaires pour bloquer la fusion en créant une "class action". Ce projet est apparemment en bonne voie car un autre actionnaire, individuel cette fois-ci en la personne de Samuel Cohen compte lui aussi porter plainte pour une opération défectueuse pour NYSE Euronext devant le tribunal de Delaware.

La fusion de NYSE Euronext - ICE donnerait naissance à la troisième entreprise de marché mondiale championne dans la négociation des dérivés, la branche la plus rentable pour les places financières, avec une capitalisation estimée à 15 milliards de dollars. Euronext coiffe toujours les Bourses de Paris, d'Amsterdam, de Bruxelles et de Lisbonne. Des pénalités de 100 à 450 millions de dollars sont prévues si la fusion ne se fait pas et selon les entités et les actionnaires qui la bloquent.

lundi 24 décembre 2012

Le MSC Sinfonia de nouveau à Ehoala Fort-Dauphin

Le port d'Ehoala connaît un franc succès avec 13 touchers de paquebots depuis ses débuts


 par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le MSC Sinfonia

Le port d'Ehoala Fort-Dauphin n'est plus un nouvel acteur pour les touchers de grands paquebots de croisière. En 2010, il a reçu le MSC Sinfonia avec plus de 1300 passagers et entre 2010 et 2011, Ehoala a connu le passage de 13 navires de croisière qui a fait connaitre la région Anosy et tout le Sud-Est malgache à  des touristes qui venaient de découvrir la Grande Ile.



Sur le pont du MSC Sinfonia

2012 et 2013 ne dérogent pas à cette règle car le port d'Ehoala attend le passage du MSC Sinfonia le 31 décembre 2012 et le 03 février 2013. Le MSC Sinfonia est un grand paquebot de 250m de la compagnie Mediterranean Shipping Company. Chabani Nourdine, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Fort-Dauphin s'en félicite car il affirme que ces touchers de paquebot dans sa ville augmente chaque année avec 13 paquebots attendus au port d'Ehoala depuis l'ouverture de la saison en novembre 2012. Les artisans locaux bénéficieront à travers quatre communes rurales de la région d'une aide de la CCI régionale car cette dernière leur loue à un prix dérisoire des stands d'exposition pour qu'ils puissent vendre leurs produits d'une manière plus directe et sans intermédiaires aux touristes de croisière.

Pour Noel, la région connaîtra le passage du Silver Wind le 26 décembre 2012 avec plus de 300 touristes attendus à son bord. Le port d'Ehoala outre son statut de port d'exportation pour les produits miniers de la partie Sud de Madagascar avec QMM-Rio Tinto, bénéficie de ces passages de paquebots et participe pleinement au développement du tourisme à Madagascar.

vendredi 21 décembre 2012

260 personnes délaissées par Air Madagascar à la Réunion

260 passagers à destination de Madagascar sont bloqués à la Réunion depuis mardi à cause d'annulations répétitives de vols par Air Madagascar, ils vont manifester ce 21 décembre à l'aéroport Roland Garros

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Air Madagascar a annoncé plusieurs annulations de vols à destination de Madagascar via la Réunion depuis mardi. La cause annoncée par la compagnie malgache est liée à des pannes techniques et à des interdictions de vols en conséquences de ces pannes. Le retour de bâton ne s'est pas fait attendre, 260 passagers sont concernés directement par ces annulations et ils sont depuis bloqués à la Réunion avec leurs bagages. Ces personnes vont investir ce 21 décembre 2012 des guichets de l'aéroport Roland Garros à la Réunion pour manifester leur colère et pour exiger une rencontre avec les représentants d'Air Madagascar. Cette dernière propose une rencontre à 9h le même jour et prévoit un vol en milieu de journée.
Notons qu'Air Madagascar fait toujours partie de la liste B des compagnie interdites de vols en Europe. Ce problème à la Réunion enfoncera encore plus la mauvaise réputation de cette compagnie.
Un autre des vols intérieurs d'Air Madagascar était reporté de 3h entre Tuléar et Antananarivo alors que plusieurs passagers comptaient être à Antananarivo pour des rendez-vous certainement liés aux fêtes de fin d'année et à la fermeture des entreprises pour congé annuel. Grabuge en perspective!

jeudi 20 décembre 2012

Test sismique 2D lancés par la compagnie pétrolière Caravel Energy à Morondava

Un programme de test sismique 2D lancé par la compagnie pétrolière australienne Caravel Energy à Bezaha Morondava dans l'optique de produire à terme au moins 211 millions de barils


par Tsirisoa Rakotondravoavy



Carte du Bassin de Morondava

Le champs pétrolifère de Bezaha bloc 3114 de 10.160km², exploité par Bezaha Oil Project commence sa phase de test. Un programme dit "sismique 2D" vient d'être lancé par l'exploitant avec la compagnie pétrolière australienne Caravel Energy. Le test de deux mois se passera on-shore sur 288km et tout le matériel nécessaire pour le projet est déjà sur place. Le bassin de Morondava s'étend jusqu'à Fort-Dauphin et comporte un gros gisement de pétrole et de gaz. Ce test permettra de connaitre les premiers chiffres fiables pour avancer à un projet de pré-exploitation.

Les premières évaluations de production à Ambatry donnent une fourchette large entre 211 millions de barils jusqu'à 2,48 milliards de barils et 2 milliards de barils pour Bezaha. C'est dire de l'importance du potentiel pétrolier et gazier du Bassin de Morondava. Des experts indépendants MHA Petroleum Consultants affirment que Caravel Energy qui détient 25% de Bezaha Oil Project compte de monter à 80% du capital suivant l'importance du résultats de ces tests à Ambatry et Bezaha. Six autres sites pilotes ont été identifiés par les exploitants comme sur le bloc 3112 au Nord de Bezaha. La pré-production est prévue pour 2013 mais conditionnée par les résultats des tests sismiques.

La compagnie Caravel Energy s'appelait Copper Range avant qu'elle ne se concentre sur le pétrole sur la partie Est Africaine et Madagascar.


samedi 15 décembre 2012

Madagascar, grenier de l'Océan Indien

L'idée de faire de Madagascar le grenier de l'Océan Indien a été communiquée aux gouvernements des îles de la région. Cette idée va désormais prendre forme


par Tsirisoa Rakotondravoavy

Notre journal a déjà évoqué ce sujet au mois d'août 2012 au moment où Fort-Dauphin a reçu les représentants des îles de l'Océan Indien au Forum économique FEOI. (lire : http://journaldeleconomie.blogspot.com/2012/08/agriculture-madagascar.html ). Actuellement, les mêmes îles réitèrent leur volonté de travailler ensemble sur le même projet en rentrant dans le vif pour le rendre concret.


Chabani Nourdine, le président de l'UCCIOI (Union des Chambres de Commerce et d'Industrie de l'Océan Indien) a déclaré dans une interview sur l'Express de Madagascar que "c'est illogique que Maurice aille s'approvisionner au Brésil ou en Australie en maïs et en légumes alors que Madagascar présente tous les potentiels requis pour fournir aux îles voisines dans l'Océan Indien ceux dont elles ont besoin sur le plan agricole. Majunga, une ville portuaire au nord-ouest de  Madagascar attend ainsi la venue d'opérateurs économiques et d'entrepreneurs de l'agri-business au mois de février 2013 pour décider des démarches à suivre pour réaliser ce projet. Le dernier forum FEOI du mois de novembre 2012 à La Réunion a permis de récolter tous les avis et d'enclencher la réalisation de ce projet. Il faut citer que la délégation malgache était venue au nombre de 80 représentant toutes les régions de la grande île, ce qui démontre la volonté de cette dernière à réaliser ce projet en identifiant et éliminant tous les obstacles qui pourraient se présenter dans chaque région de l'île où les contraintes climatiques, techniques et économiques sont très différentes. La variété des produits agricoles produits par les 22 régions de Madagascar (voir photo) donne l'idée de la capacité de la grande île à satisfaire les besoins des îles voisines.
Le problème se situe surtout sur la connaissance et l'application des textes et des normes techniques que Madagascar peine à observer. Ce fait est due au manque de formation des agriculteurs locaux qui s'en tiennent toujours aux techniques traditionnelles qui permettent de produire surtout pour les familles et les villages environnants les domaines cultivés. Produire pour les autres, c'est un concept assez inconnu qu'il faut apporter auprès de ces agriculteurs, avec toutes les techniques qui accompagnent ce projet car il faut savoir que même si plus 75% des malgaches travaillent sur la terre et pour sa famille d'abord, la production est très faible sur l'exportation et la culture des produits d'exportation comme les girofles (20.000 tonnes en 2012), le poivre (2000 tonnes par an) alors que la demande internationale en poivre sur Madagascar se chiffre à 40.000 tonnes), le café, le cacao, ... Nous publions ici un tableau succinct des exportations en valeurs FOB sur la période 2008-2011 sur quelques produits agricoles faisant la particularité du potentiel de la production agricole de Madagascar. (source : www.instat.mg)


jeudi 13 décembre 2012

Un milliard de touristes dans le monde en 2012

Le milliardième touriste de l'année 2012 fera son déplacement aujourd'hui jeudi 13 décembre

par Tsirisoa Rakotondravoavy


"Quelque part sur le globe, le milliardième touriste fera son enregistrement et son déplacement ce 13 décembre 2012", affirme Taleb Rifai, secrétaire général de l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Le siège de l'OMT est le théâtre d'un évènement unique pour le secteur du tourisme mondial. La barre d'un milliard de touristes par an sera franchie cette année. L'OMT se félicite de ce record dans un monde en pleine récession où seuls les pays émergents et l'Afrique tirent la croissance mondiale. Le nombre de touristes dans le monde a cru de 3,5% à 4% entre 2011 et 2012. La plus forte hausse est de 30% pour les touristes chinois qui parcourent presque tous les grands circuits mondiaux, suivie de la Russie à 16%. Les BRICS (Brésil - Russie - Inde - Chine - Afrique du Sud) continuent à être les locomotives du secteur comme pour l'économie en général, et l'OMT demande aux pays de destination de faciliter l'accès aux visas pour ces derniers pour maintenir la performance du tourisme mondial, rare secteur en croissance cette année.   A l'horizon 2020, l'OMT s'attend à 1,8 milliards de touristes essaimant le monde, un manne pour les pays de destinations et pour les nouveaux circuits touristiques.

dimanche 9 décembre 2012

Le consensus sur le climat à Doha

Consensus sur le climat à Doha et naissance de Kyoto II

par Tsirisoa Rakotondravoavy

La conférence de Doha a permis le samedi 08 décembre 2012 aux pays participants d'arriver à un consensus sur la gestion du réchauffement de la Terre et des conséquences climatiques et économiques sur la planète. Le premier acte de consensus concerne la prolongation des accords de Kyoto I vers un protocole Kyoto II portant sur le prolongement des accords de Kyoto jusqu'en 2020. Le vice-Premier ministre qatari abdallah al-Attiya a rendu un discours rapide sur l'adoption du protocole de  Kyoto II illustrant "la volonté des parties dans leur ensemble". Seuls la Russie, le Japon et le Canada ont refusé la pratique de ce protocole. Cet accord est obtenu à l'arrachée et tout le monde avoue que c'est un accord fragile mais nécessaire pour avoir des résultats concrets sur la réduction de l'émission de gaz à effet de serre (GES) avant 2020. Delphine Batho, Ministre française de l'Environnement déclare "qu'il fallait éviter qu'un seul pays bloque le résultat si difficile à obtenir au bout de ces quinze jours de conférence."

Les protocoles Kyoto II engagent les pays industrialisés comme l'Union Européenne, l'Australie et une dizaine de pays industrialisés présentant 15% de l'émission de GES à réduire cette émission avant 2020. c'est un acte symbolique car cette proportion ne concerne pas les autres pays présents à Doha au nombre de 190 qui doivent trouver un autre accord pour entériner ce protocole.

Un autre accord obtenu concerne l'accord de l'aide financière aux pays du Sud pour affronter le changement climatique, surtout engendré par les avancées industrielles des pays du Nord. Ce protocole est enregistré au titre de "réparation après les dégradations climatiques causées par les activités industrielles des pays du Nord"'. Les pays du Nord ne l'entendent pas de cette oreille et rechignent à payer les 100 milliards de dollars prévus avant 2020 dans l'accord. Les pays du Sud exigent un paiement transitoire de 60 milliards de dollars accompagnant l'aide d'urgence de 30 milliards de dollars sur la période 2010-2012. Le Ministre des Affaires étrangères du Nauru regrette un accord qui n'est pas à la hauteur des attentes de l'Alliance des Etats Insulaires (AOSIS), "ce processus ne produit que des mots, et non des actes", dénonce-t-il. Les 60 milliards de dollars sont attendus par les pays du Sud avant 2015 pour que ce protocole soit effectif dans la lutte contre le changement climatique.



Baobabs de Madagascar, espèce fragile menacée par le changement climatique

La conférence de Doha est considérée comme une étape pour un accord de forceps mais utile pour faire bouger les choses et faire accepter aux Etats que l'urgence de trouver des accords communs pour la lutte contre le changement climatique est justifiée par la dégradation réelle que chaque Etat constate à son niveau. Cette conférence promet une autre qui est beaucoup plus ambitieuse, celle de Varsovie en 2013, où le protocole de Kyoto II devrait installer un mécanisme de compensation entre les signataires de l'accord à Doha en 2012 une force juridique au niveau de l'ONU en 2015.

vendredi 7 décembre 2012

Mesures d'urgence pour Madagascar

L'Union Européenne intransigeante sur le dossier Madagascar
par Tsirisoa Rakotondravoavy



Air Madagascar encore clouée au sol par l'Europe
Photo : L'aéroport international d'Ivato, vue sur les comptoirs d'enregistrement

La communauté internationale à l'instar de l'Union Européenne maintient ses sanctions contre le régime de Transition installée à Madagascar depuis 2009. Seules les aides d'urgence seront débloquées car selon Léonidas Tezapsidis, représentant de l'Union Européenne à Madagascar, "la communauté internationale reste très préoccupée par la situation à Madagascar où des efforts sont constatés pour arriver à appliquer le processus électoral crédible mais d'un autre coté, l'application de la feuille de route pour la Transition connait des entorses inadmissibles."

Une aide d'urgence de 167 millions de dollar a ainsi été débloqué par la Banque Mondiale,  dont 102 millions de dollar pour "la préservation d'urgence des infrastructure", et 65 millions de dollar pour un appui d'urgence pour les services primordiaux tels que l'éducation, la santé et la nutrition. La Grande Ile a en effet connu un nouveau recul dans la scolarisation des enfants : 590.000 enfants non scolarisés en 2005 et 800.000 en 2010.

En outre, Bruxelles a maintenu Air Madagascar, la compagnie aérienne nationale malgache, dans la liste noire des aéronefs interdits de survol sur le ciel Européen. Cette information sonne le glas au sein du secteur aérien car Air Madagascar et l'Aviation Civile de Madagascar (ACM), appuyés par le Ministère des Transports, ont engagés dernièrement des efforts particuliers pour sortir Air Madagascar de cette liste B. L'Union Européenne a reconnu les efforts entrepris par la partie Malgache mais les juge insuffisants. Seul l'Airbus A340 loué en leasing et co-exploité avec Air France, mais à la charge d'Air Madagascar, peut survoler l'espace aérien européen. Cette situation constitue pour Air Madagascar une charge supplémentaire alors que son compte est actuellement déficitaire. Des sources politiques lient ce maintien de nos aéronefs hors du ciel Européen comme une décision politique plutôt que technique car les démarches prises par la partie malgache  ont été félicitées par l'UE mais le poids politique du dossier Madagascar l'a emporté. Toutefois, la Commission des Transports de l'UE, dirigée par Siim Kallas, reste confiant car ce dernier va mettre en oeuvre un plan d'aide pour les compagnies pour les sortir de cette liste B, à l'image de Jordan Airlines et Mauritania Airlines International qui ont pu réintégrer la liste des compagnies autorisées à survoler l'espace aérien européen.

mercredi 31 octobre 2012

Le rôle d'un juge sur les Investissements étrangers à Madagascar

Le juge dans ses oeuvres doctrinales. Réflexions sur l'environnement des Investissements étrangers à Madagascar



...La Justice Malgache n’a aucune possibilité d’obliger les tenants du pouvoir à présenter les contrats et marchés internationaux ou nationaux.
A titre d’exemple, les contrats avec la Sherrit, la Wisco, l’achat des deux derniers Airbus, les contrats avec le Qmm…

... Ainsi, les respects ou non des règles de concurrence sont difficilement vérifiables par les juridictions malgaches.
Une commission d’enquête spéciale dirigée par le Ministère de la Justice a pu établir qu'entre 2002-2009 près de 275 millions de dollars ont fait l’objet de malversations par des responsables étatiques et près des 2/3 sont des investissements internationaux ayant fait l’objet de garanties spéciales par le Trésor Public et ou des attributions de marchés de gré à gré ou des importations exonérées...

... Les pratiques de suspension des décisions de justice : le Ministre de la Justice peut suspendre l’exécution d’une décision de justice par lui-même ou par l’intermédiaire du procureur général près la Cour de Cassation ou près la Cour d’Appel. Cette procédure est généralement appliquée pour la sauvegarde de l’ordre public économique ou social. Toutefois, elle a été prohibée par une circulaire du Ministre de la Justice en 2000 et a même fait l’objet d’une publication...

... Nous pouvons citer à titre d’illustration l’annulation des décisions de privatisation dans les années 2000 (privatisation de la SICE à Toamasina annulée au détriment de la société SamSomMiock et au profit de la société Magro (Attribution douteuse de l’exploitation du terminal à conteneurs du port de Toamasina à une firme asiatique au détriment d’autres investisseurs de bonne foi…)...

... L’ Affaire «groupements pétroliers contre Etat Malagasy» : procédure pendante devant le Conseil d’Etat depuis mars 2012. Les groupements pétroliers ont esté l’Etat Malagasy devant cette juridiction pour abus de pouvoir car ce dernier a prohibé par arrêté du Ministre de l’énergie l’augmentation des prix des carburants à la pompe.

... Affaire Ministère Public contre Galana Raffinerie Terminal : condamnation du directeur général de GRT à sept mois d’emprisonnement ferme et de GRT à 1094 milliards d’amende en décembre 2004...

Pour lire l'article et s'abonner à la revue MCI : http://www.cabinet-mci.com/1117/le-juge-dans-ses-oeuvres-doctrinales-2/

mardi 30 octobre 2012

Nouvelle donne du Tourisme à Madagascar

Madagascar reste en tête dans l'Océan Indien sur la durée du séjour des touristes



Le cabinet malgache d'études FTHM vient de rendre un rapport d'études sur l'état du secteur du tourisme à Madagascar en 2011. Ce rapport communique le nombre de touristes ayant foulé le sol malgache en 2011 chiffré à 225.005, un nombre en évolution mais qui n'a pas encore atteint celui de 2008, et un chiffre très éloigné de ceux de l'île Maurice 964.642, et de la Réunion 471.268. Notons que nous avions déjà publié quelques chiffres pour l'année 2011 qui confirment la reprise dans ce secteur (Nos chiffres pour 2011). Ces touristes sont donc restés entre deux semaines et un mois à Madagascar contre six jours en moyenne pour l'ensemble de l'Océan Indien. Rien d'étonnant quand on sait que Madagascar fait 587.000km2 contre 2.500km2 de surface pour la Réunion et Maurice. Les touristes ayant visité Madagascar ont un budget de 2.500euros pour la semaine, billet d'avion compris, 81% ont séjourné dans des hôtels, 44,2% ont organisé leur voyage avec des Tours Opérateurs, 53,8% ont eu recours à la location de voitures sur place et 44% ont osé le taxi-brousse, moins coûteux et plus risqué du point de vue sécurité, surtout sur l'axe Antananarivo-Tuléar. 

Mais Madagascar ne baisse pas les bras et entend profiter de cette légère embellie pour la promotion de l'un des secteurs encore en croissance pendant cette période de Transition. La grande île est l'invité d'honneur au Salon International du Tourisme et du Voyage à Colmar du 8 au 11 novembre 2013. Madagascar occupera 1.000m2 de stand et y fera la rencontre de 500 Tours Opérateurs européens. Le Tourisme Solidaire sera un thème traité pendant ce salon. 

En outre, la compagnie aérienne nationale Air Madagascar attend incessamment la confirmation de sa sortie de la liste B interdisant ses appareils le survol de l'espace aérien européen. Cette sortie devrait relancer la compagnie dans la compétition qui est de plus en plus rude sur la destination Madagascar avec la présence de poids lourds comme Air France ou Air Austral.

dimanche 7 octobre 2012

Ambatovy démarre sur un fond politisé

La rentrée marquée par le démarrage d'Ambatovy



Le Président de la Transition Malgache Andry Rajoelina a fait le déplacement sur le site minier d'Ambatovy pour inaugurer le démarrage de la plus grande production de nickel et de cobalt du pays. Ambatovy a finalement obtenu un permis provisoire de 6 mois renouvelable contre une caution environnementale de 50 millions de dollar. Le site a été accusé par la  population locale et d'autres associations d'apiculteurs et agriculteurs d'avoir utilisés des produits pesticides jugés toxiques et dangereux pour leur production. Ambatovy s'est donc tiré d'affaire aux yeux de l'opinion sur ce dossier en obtenant son permis même si c'est provisoire.
Notons que la caution environnementale a été additionnée d'un don 25millions de dollars par Ambatovy destiné aux associations et la population locale . La production durera 29 ans et chaque année, il sortira du site "60.000 tonnes de nickel et 5.600 tonnes de cobalt", selon Mark Plamondon, PDG d'Ambatovy.

En marge du début de la production, Andry Rajoelina a annoncé le lancement de plusieurs projets d'infrastructure "pour rebâtir Madagascar dans la foulée d'Ambatovy", à l'image de projets dans la ville de Tamatave et d'Antananarivo, marché et rues, mais aussi l'inauguration imminente des hôpitaux publics et d'infrastructure sportive et culturelle dans les capitales des provinces de Madagascar. L'opposition crie scandale face à "une campagne présidentielle anticipée" alors que "le Président n'a pas encore annoncé sa candidature ou non" selon le Minisitre de la Communication, Rahajason Harry Laurent.

Facebook lance un module payant

Facebook crée une forme de paiement pour voir son post remonter sur ceux des "amis"


Les membres du réseau social Facebook verront d'un bon oeil ce nouveau modèle payant. Les membres peuvent ainsi voir remonter leurs posts par rapport à ceux de leurs "amis" et bénéficier de plus de visibilité par rapport au modèle gratuit où leurs posts disparaissent très vite sous ceux des autres, pour peu qu'ils ont des "amis" très actifs sur leurs murs. Ce service existe déjà pour les entreprises et les professionnels. Facebook tente de rassurer les investisseurs depuis son introduction ratée en bourse car son cours plafonne à un peu plus de 20$ cette semaine. Le service "cadeau" pour les membres lancé il y a quelques semaines n'a pas encore rendu un résultat satisfaisant.
Le nouveau service payant a déjà été testé dans une vingtaine de pays dont la Nouvelle-Zélande et semble être une nouvelle source de revenu pour la réseau à part la publicité qui est sa principale ressource financière pour le moment.
Coté concurrent, Facebook a été dominé sur les plateformes mobiles par Twitter alors qu'il revendique plus d'un milliard de membres actifs depuis deux mois.

mardi 2 octobre 2012

Restructuration pour 7 millions d'euros chez Air Madagascar

Restructuration chez Air Madagascar, peut-être la dernière carte

 La compagnie aérienne malgache, créée en 1961, et appartenant à une majorité à l'Etat malgache, en est à sa énième restructuration. Il est question selon les dirigeants de Air Madagascar de sauver les 1300 emplois et de ne pas aborder, pas en ce moment en tout cas, le sujet tabou du démantèlement. Au vu de la structure de cette compagnie, des experts avancent pourtant cette idée de démantèlement comme la seule à pouvoir sauver la compagnie et que ça passe par la case de la privatisation. L'Etat malgache, actionnaire encore majoritaire de Air Madagascar tente encore la carte du refinancement à hauteur de 7 millions d'euros et projette d'ici 2015 d'introduire un autre nouvel appareil en plus des deux Airbus qu'elle loue en crédit-bail à Air France.


A long terme, "si tout va bien", à l'horizon 2016, Air Madagascar intégrera une alliance internationale de grandes compagnies et choisira entre Skyteam dont Air France, sa partenaire fait partie, ou Oneworld ou Star Alliance. Ce choix signifiera aussi que Air Madagascar aura à choisir une nouvelle destination lointaine. On parle de trois axes au choix : le Brésil, l'Australie ou les Etats-Unis.
D'ici là, la compagnie malgache aura à se débarrasser de ses problèmes inhérents de trésorerie qui s'illustrent par son incapacité à entretenir ses appareils et à éviter les pannes répétitives.

jeudi 27 septembre 2012

L'océan tel qu'on le connait, va disparaitre

L'indice de l'acidité des océans à moins de 8 sur la mesure pH, danger!


Un phénomène connu mais volontairement ignoré par les hommes est en train de les rattraper. Depuis les révolutions industrielles des années 1800, l'indice de l'acidité des océans s'est aggravé. En effet, si entre il y a 25 millions d'années et 1800, l'indice pH était entre 8,05 et 8,50 sur la mesure pH, depuis le siècle des révolutions industrielles, le taux d'acidité a inexorablement augmenté pour culminer à 8,03 en 2000 et se retrouver fort probablement à 7,7 pH en 2100.

Ce rapport de l'université de Cambridge met directement en cause la sécurité alimentaire de deux pays pauvres de l'Océan Indien : Madagascar et les Comores. Ces deux pays sont économiquement vulnérables et dépendent trop de la mer en matière d'alimentation au vu du nombre d'habitants qui vivent de la pêche. A ce rythme, l'extinction des espèces marines n'est plus une fiction. La majorité des variétés de poissons de mer sont voués à l'extinction en 2040, et l'affirmation de cette étude confirme l'échéance de 2100. "La mer telle qu'on l'a connue n'existera plus et laissera la place à un élément nouveau, probablement hostile à la vie humaine, et ce suivant l'augmentation du taux de CO2 dans l'air", note cette étude de l'université de Cambridge publiée par Acclimate.

lundi 24 septembre 2012

Insécurité et secteur privé

Décisions de fermeture des banques pour la matinée du lundi 24 septembre 2012 à Madagascar





"3 braquages de banques cette année, 7 pour ces dernières années, on tire la sonnette d'alarme". Tels sont les mots de l'APB, l'Association Professionnelle des Banques à Madagascar après le dernier braquage de l'agence BOA Madagascar à Sabo
tsy Namehana. Aujourd'hui lundi 24 septembre 2012, toutes les banques du territoire malgache sont fermées dans la matinée pour faire une pression aux autorités contre l'inaction des responsable de la sécurité à Madagascar.

jeudi 20 septembre 2012

IT- Brand 2012, ouverture

Ouverture de l'IT-B salon des technologies TIC à Antananarivo le 19 septembre 2012



Le salon IT-B, comme Brand, a commencé le 19 septembre 2012 à l'hôtel Carlton d'Antananarivo. Des participants des îles voisines dans l'océan Indien sont attendus pour cette édition 2012 par le GOTICOM, le groupement des opérateurs en TIC à Madagascar. Ils sont prévus arriver au nombre de 200 pour échanger avec les opérateurs locaux et partager les atouts de la région.
En outre, le GOTICOM a adressé un projet de lois aux deux chambres des représentants transitoires pour régir les échanges et le commerce sur Internet à Madagascar. C'est vrai que notre pays n'a pas encore de textes qui encadrent les échanges commerciaux sur Internet et c'est la raison pour laquelle le GOTICOM appelle tous les acteurs, privés et étatiques, à plancher sur ce sujet durant la Transition pour mettre de l'ordre  sur ce secteur qui est en croissance permanente.

samedi 15 septembre 2012

L'Afrique, leader mondial du m-paiement

L'Afrique détient le record mondial de paiement par mobile




Avec 80% des paiements par mobile dans le monde, l'Afrique domine ce marché juteux selon GSMA, l'association des opérateurs GSM dans le monde. Cette étude sortie en 2011 révèle la réserve de croissance que constitue le continent noir. Ces paiements par mobile sont localisés dans la partie Est du continent et on recense en Afrique 735 millions de puces pour mobile opérationnelles en 2012. En outre, 20% des africains possèdent et utilisent un compte bancaire lié au paiement mobile. L'opérateur sud-africain Wizzit est le premier à avoir misé sur ce marché avec son offre M-Pesa en 2007, suivi par Orange et Visa. Rien qu'au Kenya, M-Pesa s'arroge 2,8 milliards d'euros de transferts par mobile.
Sur toute l'Afrique, 27% des opérations sur mobiles sont des peer-to-peer, entre personnes, et 5% sont des opérations de paiement de factures. D'ici peu, le nombre de personnes possédant un téléphone mobile en Afrique va dépasser celui de l'Europe sachant que tout l'Occident est déjà supplanté par l'Afrique sur le marché des paiements par mobile.  Cette situation a engendré une effervescence vers de grandes innovations dans d'autres domaines en Afrique : agribusiness, santé, éducation, ...

lundi 10 septembre 2012

DEVELOPPEMENT DURABLE : Madagascar à RIO+20

Engagements de Madagascar à la conférence des Nations Unies Rio+20

« l’Avenir que les malgaches veulent » et « l’Avenir que les Femmes malgaches souhaitent », tels sont les noms des documents contenant les engagements de Madagascar à l'issue de la dernière conférence sur le Développement Durable RIO+20 à laquelle nous avons participé. Notre pays était représenté par le président de la Transition Andry Rajoelina, accompagné du ministère de l'Eau, de l'Environnement, de l'Office National pour l'Environement. Notons que 79 chefs d'Etats étaient présents à cette conférence dont le thème global est "l'Avenir que nous voulons", ce qui a inspiré le document de 183 pages rédigé par la partie malgache pour son plan pour le développement durable sur la période 2012-2015.

Voici le document intégral Madagascar Rio+20

mardi 28 août 2012

AGRICULTURE - MADAGASCAR

Madagascar a-t-il les moyens de devenir le grenier de l'Océan Indien ?




Un cercle vertueux s'est visiblement créé depuis quelques temps dans le secteur agricole à Madagascar. Des signaux sont en effet palpables concernant ce secteur largement majoritaire dans l'apport sur l'économie du pays. Les seuls croissances visibles dans la création d'entreprises en 2011 sont dans l'agriculture et les métiers connexes de l'agri-business. Une exode urbaine est aussi constatée depuis les deux dernières années. Crise? Chômage? Fracture culturelle? Tout cela peut expliquer ce phénomène.

Mais d'autres pans du secteur agricole attirent aussi notre intérêt avec l'annonce de plusieurs projets partenariats et de coopérations avec des étrangers. L'annonce par la puissante Fédération des Chambres de Commerce et de l'Industrie avec ses 54.000 entreprises dans 22 régions de Madagascar de la ré-dynamisation de l'industrie agricole en 2004 commence à porter son effet car plusieurs bailleurs et institutions de coopérations ont suivi l'appel de la FCCI : FIDA dont on connait le dernier déblocage pour Madagascar, l'PNUD et l'AFD. Ces bailleurs ont décidé de ne pas "couper les ponts" avec Madagascar et ce n'est pas un hasard. La surface de terre en friche cultivable à Madagascar est considérable par rapport aux demandes dans la région Océan Indien : riz, maïs, litchi, haricots, patates douces, oignons, fruits et surtout huiles essentielles connaissent une demande croissante. Rien dans que la région Nord-Ouest du pays : on peut compter 425.000ha cultivables dont 155.000ha seulement sont exploités soit 37%. La marge est énorme et les opérateurs étrangers en sont conscients. Les opérateurs mauriciens lors de la dernière édition de la FIM Foire Internationale de Madagascar ont annoncé très la couleur : "nous sommes venus en masse, et lors de la prochaine édition en 2013, nous occuperons plus de 2.500m² que nous avons déjà réservés." Lors de la rencontre "Madagascar au Caudan" troisième édition à l'île Maurice, le chargé d'affaires de Madagascar sur cette île soeur a réitéré cet intérêt particulier des mauriciens sur nos produits et nos terres. Pour le secrétaire général de la Commission de l'Océan Indien COI, Jean-Claude de l'Estrac, "Madagascar maîtrise deux des trois éléments pour mettre en place le projet "Madagascar, grenier de l'Océan Indien" : faire et savoir-faire. Il reste le faire-savoir pour mieux communiquer sur ce qui se fait."

L'obstacle revient toujours aux politiques avec l'éternelle recherche de volonté de stabiliser et de faire avancer le pays. La vice-primature chargée de l'Aménagement du Territoire a répliqué à Marovoay et à Majunga avec la mise en place d'outils sectoriels à utiliser par tous les gouvernements successifs destinés à instaurer une stabilité de l'économie malgache malgré les changements. Mais sera-ce suffisant ?

jeudi 9 août 2012

ENTREPRISES - MADAGASCAR

Le fabricant de guitares Gibson épinglé pour "vol de bois d'ébène à Madagascar" par le Lacey Act aux Etats-Unis

Par Tsirisoa Rakotondravoavy

Henry Juszkiewicz, le DG de Gibson company, a beau clamé son innocence. L'aile droite dure du Parti Republicain américain, notamment le puissant groupe Tea Party, a beau faire des pieds et des mains pour éponger l'accusation de la société Gibson. Rien n'y fait. La perquisition fin août 2011 a permis la découverte de bois d'ébène d'une valeur de 200.000 dollars en provenance de Madagascar dans ses stocks. Le Lacey Act, qui condamne toute activité qui importe un produit ayant été extrait illégalement d'un autre pays, a frappé la société Gibson. Cette dernière vient de faire son mea culpa et d'accepter 300.000 dollars d'amende et de verser 50.000 dollars à une ONG environnementale, et surtout de replanter 1.800 pieds de bois d'ébène à Madagascar, lieu du "vol". Tout le monde semble content de cette issue judiciaire. Gibson sort sans poursuite judiciaire.

Nous sommes en droit d'élever notre voix car en faisant bien le calcul, nous tombons à un revient pour  préjudice à 167 dollars par pièce de bois d'ébène "volé". Il faut savoir que le prix de la gamme Les Paul de Gibson est en moyenne 3.000 dollars, constatez la différence, surtout qu'une pièce de bois d'ébène pourrait donner jusqu'à une vingtaine de guitares. Le préjudice revient à environs 8 dollars par guitare fabriquée avec ce bois malgache. Sans parler du fait que l'amende sera partager par le bureau du procureur accusant Gibson, le plaignant officiel et l'ONG environnementale dont on ne connait pas encore le nom. Mais de qui se moque-t-on?

Cerise sur le gâteau, la société Gibson vient de nommer une société soupçonnée d'être son intermédiaire avec les vendeurs malgaches. Ce serait une société sud-africaine gérée conjointement entre des sud-africains et des malgaches proches de l'ancien pouvoir qui a permis la sortie illégale sans obstacles de ces bois d'ébène de la grande île.

Il faut 20 ans minimum pour faire pousser et exploiter un pied de bois d'ébène à Madagascar, sur un coût moyen d'exploitation de 10.000 dollars par hectare. Le trafic de bois précieux est estimé en moyenne depuis 30 ans à 10 milliards de dollars par an.

vendredi 3 août 2012

ECONOMIE - MADAGASCAR

Publication du TBE Tableau de bord de l'économie de Madagascar 1er semestre 2012


L'Institut National des statistiques a publié le TBE n°8 le 08 juillet 2012, TBE n°0 étant publié en juillet 2010 . Ce tableau fait état d'un recul de la création d'entreprise de 25,9% sur le plan national et 34,3% à Antananarivo sur la période Janvier-Juin 2012 par rapport à la même période en 2011. Le nombre de SA Sociétés Anonymes et celui d'Entreprises Individuelles ont reculé respectivement de 47,4% et 31,6%. C'est dans la forme de SARL que les nouveaux entrepreneurs ont fait leur choix car le nombre de celles-ci n'a reculé que de 1,6%. 
En outre le PIB a connu une croissance de 1,6% en 2011 par rapport à -4,1% en 2009 et 0,4% en 2010. Voici un lien pour apprécier tout le TBE n°8 : http://www.instat.mg/pdf/tbe08.pdf

POLITIQUE - ELECTIONS A MADAGASCAR

Proclamation officielle des élections à Madagascar en 2013


Vincent Floreani, porte-parole adjoint du Ministère Français des Affaires étrangères a déclaré que : "La France soutient ce processus électoral notamment par le biais d’une contribution de 1,2 million d’euros, versée aux organisations chargées de la préparation des scrutins." Les organisations partenaires et bénéficiaires sont notamment la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc), la Commission de l’Océan Indien (COI), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’Union africaine (UA) ainsi que l’ONG Interpeace. Voici les détails du calendrier rendu public par la CENIT, la commision électorale indépendante malgache : le 8 mai 2013 aura lieu le premier tour de l’élection présidentielle. Le 3 juillet aura lieu le deuxième tour de l’élection présidentielle jumelé avec les législatives. Le 23 octobre auront lieux les élections communales et municipales.

jeudi 17 mai 2012

TECHNOLOGIES - MADAGASCAR


Plus fort et plus beau, tel son avatar

 par Tsirisoa Rakotondravoavy

Tout va très vite. C’est notre constat sur les choses, et sur le temps. Le temps que l’on dispose et celui que l’on perd à courir partout avec l’impression de n’avoir rien fait de concret. Pour comprendre ce changement que certains imputent à la « révolution numérique », il nous faut suivre l’évolution de notre relation avec les informations et les objets physiques qui nous servent de supports ou de terminaux. En outre, la différence de perception entre les générations s’est creusée au fil des décennies, au point que les jeunes depuis les années 2000 ont pris l’informatique pour une réalité préexistante. Il arrive que c’est impensable pour ces derniers d’imaginer la vie de leurs parents sans Internet, sans le téléphone mobile et sans les réseaux sociaux.
En moins de vingt ans, nous avons oublié ou « on » nous a fait oublier le papier et l’encre, le compact disque et la gravure numérique, l’image argentique sur papier, et toutes sortent de savoirs inhérents à beaucoup trop de disciplines oubliées. La disparition du téléphone fixe dans nos domiciles s’est fait sans que personne ne remarque que nous avons gagné la lutte contre la contrainte d’espace et de temps. Les câbles ont disparu du hall d’entrée de nos maisons et chacun est maintenant joignable dans sa chambre, les mieux équipés se sentent même acquérir chez eux la puissance d’un hub d’informations et de données avec l’arrivée des réseaux sociaux. L’Homme que nous avons connu auparavant n’existe plus, nous sommes maintenant face à « l’Homme connecté », pour qui les limites du temps et de l’espace se sont estompées. Chacun a même acquis cette habitude inavouable de lisser son profil, sons avatar, sur les réseaux tels les maquilleurs des plateaux de tournage avec les acteurs. Tout le monde devient cet hub incontournable, à l’image des relais des réseaux téléphoniques remplaçant les câbles encombrant et coûteux.
Cette évolution a apporté beaucoup pour les générations actuelles et futures sur le plan de la connaissance, de la sécurité et la santé. Des derniers éléments qui ont fait défaut à « l’Homme d’avant Internet », et causant même des taux de mortalité élevés dans beaucoup de pays. Maintenant, nous pouvons contrôler nos enfants par le GPS, nous pouvons établir un planning de suivi de notre santé avec l’avis du médecin en temps réel en ligne, … L’espérance de vie dans le monde est passée de 48 à 69 ans entre 1950 et maintenant. Les femmes ont acquis un outil de planning de vie formidable à travers les connaissances partagées sur le web car elles ont leur premier enfant à 28 ans en 2011 contre 23 dans les années 70.
Nous héritons du plus beau patrimoine collectif venant de la technologie numérique : la mémoire globale disponible à tous sur Internet. Le meilleur moyen de se rappeler d’une information n’est-il pas de retrouver les pages qui la contiennent sur le web. Le nombre de malgaches inscrits et participant à au moins un réseau virtuel est de 230.000 en 2011 et le taux de pénétration du téléphone mobile a dépassé les 30% à Madagascar en 2011. Ainsi, notre manière de penser a été modifiée sans que l’on ne s’en rende compte, les maux des années 80 et 90 comme l’isolement et l’angoisse sur l’avenir semblent avoir été dépassés par ces communautés virtuelles, capables de travailler en collaboration pour des causes humanitaires mais pour renverser des gouvernements…

Le revers et le prix à payer sur cette vitesse sont pourtant réels, car nous sommes restés dans notre condition humaine malgré ces changements. Beaucoup se posent la question si on arrive à suivre le rythme effréné imposé à tout le monde par la technologie. « J’arrive, je suis en chemin maintenant », tel est la phrase souvent entendu prononcée par un individu scotché au téléphone courant dans les cages d’escalier, fulminant dans les embouteillages et ou tout simplement assis tranquillement sur une table de restaurant. Cette phrase témoigne que nous avons perdu le contrôle sur le temps et l’espace en voulant les maîtriser et nous avons durablement installé l’urgence.

samedi 5 mai 2012

PETROLE - MADAGASCAR

Madagascar figure dans la nouvelle carte du pétrole en Afrique de l'Est


A l'issue de l'International Oil Summit, organisé à Paris jeudi dernier par IFP Energies Nouvelles et Pétrostratégies, un changement a été constaté parmi les pays acteurs majeurs du pétrole en Afrique. Si ce secteur a été dominé par le Nigeria, l'Angola, le Gabon, l'Egypte, la Libye et le Soudan, trois nouveaux pays figurent désormais dans la liste des pays cibles des gros exploitants comme Total et Shell : Madagascar, Mozambique et l'Ouganda. Ainsi, un dogme selon lequel il n'y a pas d'or noir sur la partie orientale du continent, vient de tomber et très vite, au vu du nombre des nouveaux exploitants qui prospectent dans ces trois pays.

Selon le ministre malgache de l'Energie Marcel Bernard, invité à ce sommet, les 18 projets onshore et 8 projets offshore que compte Madagascar seront appelés à croître très vite. Total (France), Sinopec (Chine) et Tullow (Irlande) seraient les mieux placés pour cette nouvelle course à l'or noir à Madagascar, au Mozambique et en Ouganda. Pour cette nouvelle série d'exploitation à Madagascar, le premier puits exploratoire est annoncé pour septembre 2012. Christophe de Margerie, PDG de Total, prévoit une demande mondiale de 40 millions de barils en 2020, ce qui équivaut à l'exploitation de "quatre fois l'Arabie Saoudite". C'est cette nouvelle donne qui a poussé les majors du pétrole à explorer ces nouvelles frontières pétrolières.


jeudi 3 mai 2012

TOURISME - MADAGASCAR

Roadshow de trois jours pour l'Office du Tourisme


L'Office du Tourisme de Madagascar a organisé un roadshow de trois dans trois villes françaises, Lyon, Montpellier et Toulouse. Cette manifestation a connu la participation de 160 agents et tours-opérateurs qui travaillent tous sur la promotion de la destination Madagascar. L'OT a bénéficié d'une association avec Air Madagascar et Air France, l'hôtel Lokanga et cinq tours-opérateurs malgaches, Jacaranda de Madagascar, Eastern Tours, Mercure Voyages, Asisten Travel, Kijana Tours.

En marge de ce roadshow, Air Madagascar réaffirme sa nouvelle stratégie indiquant l'abandon des vols circulaires locaux au bénéfice des vols de point à point. Aussi, la création de hubs régionaux a été évoquée par la compagnie nationale malgache pour y parvenir.

mercredi 2 mai 2012

INDUSTRIE - MADAGASCAR

Le chinois WISCO installe un grand port à Madagascar en 2013





Le groupe chinois qui exploite les minerais du site de Soalala, à l'Ouest de Madagascar, prévoit de construire un port à l'horizon 2013. Ce port d'une capacité de 150.000 tonnes sera construit dans la baie de Baly. Il faut savoir que cette zone se trouve dans le périmètre d'une aire protégée par Madagascar National Parks MNP du fait de l'existence de tortues endémiques du nom de Angonoky. Cette espèce est encore représentée dans cette zone par 500 individus qui seront observés par MNP durant la construction du port. 

La voie d'accès du port traverse en outre la zone protégée d'Ankarafantsika. Un tirant d'eau de plus de 18m est prévu pour le port selon la direction générale de WISCO Madagascar. Une centrale électrique de 150MW est aussi en étude pour accompagner l'infrastructure qui sera le plus grand port du pays en 2013. La population de la région aura "plus de renseignements sur ce projet", promet la direction de ce groupe chinois, qui rappelons-le, a inauguré les séries d'investissements étrangers durant la Transition à Madagascar.

samedi 28 avril 2012

TELECOM - VoIP

Bee Technology prospecte sur le marché du ToIP malgache



Suivant la locomotive "cloud computing" et la course à la dématérialisation, le secteur des télécoms connaît lui aussi un basculement vers un réseau plus léger en investissements et plus facile à vendre. Le ToIP, téléphonie en IP, poursuit actuellement une croissance tranquille. Bee Technology, une entreprise réunionnaise créée en 2008, surfe sur ce créneau et atteint en 2011 un chiffre d'affaires de 550.000euros. Bee Technology qui emploie 5 salariés et est présente sur le marché réunionnais et antillais dont la particularité est leur état insulaire, donc gros demandeurs en communication à tarif réduit. La technologie s'appuie selon Daniel Lamant, le président de Bee Technology, sur un raccordement direct des téléphones aux réseaux informatiques des entreprises clientes, ce qui permet un contact permanent entre le fournisseur et les entreprises pour faciliter l'entretien des réseaux à distance. Et surtout une réduction des coûts chiffrée de 25 à 40% par rapport à la facture des opérateurs classiques, avance Bee Technology. Cette entreprise utilise les solutions SCM Andrexen (serveur de communication mutualisé Andrexen) et Centrex IP.
A cause de cet avantage sur le coût d'exploitation et sur la facture, Bee Technology prospecte actuellement sur un autre marché en pleine croissance, celui des télécoms Madagascar. Depuis 2011, Bee Technology est en tractation avec des relais locaux pour s'installer durablement sur la Grande Ile.

vendredi 24 février 2012

PETROLE - CARBURANT


Nouveau risque de situation de blocage en 2012



Les derniers chiffres de l'Insitut National des Statistiques et de l'Office Malgache des Hydrocarbures sont alarmant au plus haut point. La consommation de carburant en 2012 à Madagascar se chiffrerait à 33 millions de $, à une hausse de 4%. Cette situation combinée à l'information selon laquelle le pays a importé 17.264 nouveaux véhicules en 2011 avec une hausse de 21,4%, rend pessimiste les observateurs du secteur pétrolier. Le manque de dialogue avec l'Etat Malgache est le centre du problème dans la mesure où ce dernier a imposé les prix du carburant à la pompe en 2011 pour préserver un niveau soutenable pour les consommateurs. Le problème pour les exploitants pétroliers réside sur le fait qu'ils font des pertes à chaque vente aux consommateurs depuis que les prix ont été imposés. Shell Madagascar à travers son nouvel exploitant Vivio Energy veut relancer le dialogue entre les compagnies et l'Etat pour parer à l'éventualité d'une nouvelle situation de blocage. Notons que 60% des produits pétroliers écoulés sont contitués par le gasoil, 25% par l'essence, et 14% par le pétrole lampant.

mardi 24 janvier 2012

CULTURE


Le fil en soie de Madagascar à Londres



Simon Peers, un anglais, et Nicholas Godley, un américain, se sont installés depuis longtemps à Madagascar pour une passion commune : la soie. Dernièrement, les deux compères ont exposé au Musée Victoria & Albert à Londres après avoir été passés par le Muséum d'Histoire Naturelle à Paris. Ils y ont apporté le fruit d'un travail de longue haleine : une cape et un châle de soie à la couleur or inspirés du XIXè siècle.

Il fallait des araignées femelles dénommées "golden orb", au nombre de 23.000, pour produire 28 grammes de soie. 80 personnes ont attrapé les araignées et y ont extrait la soie par série de 24 araignées pendant cinq ans pour arriver à ce résultat exceptionnel. Peers et Godley ont insisté sur le fait que les araignées étaient toutes relâchées dans la nature après l'extraction de la soie.

L'exposition durera jusqu'au 5 juin 2012 et sera accompagnée d'un film et de conférence sur le déroulement du travail d'extraction jusqu'au montage final.

N E W S