mercredi 26 décembre 2012

TIKO compte se refaire au plus vite

Marc Ravalomanana compte rentrer au pays tout d'abord pour remettre sur les rails son groupe TIKO malmené par la crise de 2009



par Tsirisoa Rakotondravoavy

Les installations de TIKO Mills à Tamatave

Le fondateur de TIKO Madagascar et ex-Président de Madagascar Marc Ravalomanana veut rentrer à Madagascar après avoir rejeté toute option de candidature aux élections présidentielles en 2013. D'après lui, il rentrera au pays pour reconstruire tout d'abord le groupe TIKO, pillé et mis à sac par les émeutes de 2009 et après quoi il a été destitué par Andry Rajoelina, Maire d'Antananarivo à cette époque.

Depuis sa création en 1979, TIKO a investi pas moins de 75 millions d'euros à Madagascar dans l'agroalimentaire. L'empire n'a plus arrêté de croître jusqu'à occuper une part importante sur l'économie locale. Les derniers chiffres connus du groupe TIKO avant sa chute donnent la mesure de la taille et de la mainmise de ce dernier dans l'approvisionnement de produits alimentaires sur le marché local à Madagascar : 60% pour le riz, 71% pour la farine, 70% pour l'huile et 40% des produits laitiers. En y ajoutant ses sociétés étrangères, sa compagnie aérienne TIKO Air et d'autres ressources méconnues du public, des sources Sud-africaines parlent même d'un capital de 800 millions de dollars détenus actuellement par Marc Ravalomanana. Ce dernier peine à les placer dans le business local au vu de son passé sulfureux dans la politique à Madagascar.
Notons que ces chiffres ont fait crier au scandale des entrepreneurs locaux et des politiciens comme Herizo Razafimahaleo, aujourd'hui décédé, un des rares à avoir osé critiquer le Président-Entrepreneur avant les évènements de 2008-2009. Le fondateur du parti politique Leader Fanilo s'est notamment exprimé sur le mélange malsain entre le business et la politique sur lequel Marc Ravalomanana n'avait à l'époque donné aucune explication alors que le milieu politico-économique malgache ainsi que les bailleurs de fonds internationaux n'ont cessé de le dénoncer à l'époque. La suite des évènements a donné raison à ces derniers.

Avec son retrait provisoire de la scène politique, Marc Ravalomanana tente maintenant de refaire son image et de regagner le terrain perdu face à ses détracteurs. Un long chemin et difficile à remonter compte tenu de la violence des propos des tenants du pouvoir actuel et de l'éclatement des partis politiques malgaches.

Des plaintes contre la fusion NYSE Euronext - ICE

ICE a fait une offre pour fusionner avec NYSE Euronext. Problème : des actionnaires de la place de New-York bloquent la fusion

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Décoration de Noel sur la façade du New-York Stock Exchange (NYSE Euronext)

L'offre de rapprochement de InterContinental Exchange (ICE) à NYSE Euronext ne fait pas que des heureux. Cette offre d'ICE du 20 décembre 2012 évalue NYSE Euronext à 33,12 dollars par action et l'opération de fusion à 8,2 milliards de dollars avec une prime de 28% par rapport au cours à la veille de l'annonce. Au tribunal de New-York le vendredi, le New Jersey Carpenters Pension Fund a porté plainte contre cette fusion en estimant que l'offre sous-évalue le NYSE Euronext et "manque au devoir de maximiser les rendements des actionnaires". Ce fonds compte réunir d'autres actionnaires pour bloquer la fusion en créant une "class action". Ce projet est apparemment en bonne voie car un autre actionnaire, individuel cette fois-ci en la personne de Samuel Cohen compte lui aussi porter plainte pour une opération défectueuse pour NYSE Euronext devant le tribunal de Delaware.

La fusion de NYSE Euronext - ICE donnerait naissance à la troisième entreprise de marché mondiale championne dans la négociation des dérivés, la branche la plus rentable pour les places financières, avec une capitalisation estimée à 15 milliards de dollars. Euronext coiffe toujours les Bourses de Paris, d'Amsterdam, de Bruxelles et de Lisbonne. Des pénalités de 100 à 450 millions de dollars sont prévues si la fusion ne se fait pas et selon les entités et les actionnaires qui la bloquent.

lundi 24 décembre 2012

Le MSC Sinfonia de nouveau à Ehoala Fort-Dauphin

Le port d'Ehoala connaît un franc succès avec 13 touchers de paquebots depuis ses débuts


 par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le MSC Sinfonia

Le port d'Ehoala Fort-Dauphin n'est plus un nouvel acteur pour les touchers de grands paquebots de croisière. En 2010, il a reçu le MSC Sinfonia avec plus de 1300 passagers et entre 2010 et 2011, Ehoala a connu le passage de 13 navires de croisière qui a fait connaitre la région Anosy et tout le Sud-Est malgache à  des touristes qui venaient de découvrir la Grande Ile.



Sur le pont du MSC Sinfonia

2012 et 2013 ne dérogent pas à cette règle car le port d'Ehoala attend le passage du MSC Sinfonia le 31 décembre 2012 et le 03 février 2013. Le MSC Sinfonia est un grand paquebot de 250m de la compagnie Mediterranean Shipping Company. Chabani Nourdine, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Fort-Dauphin s'en félicite car il affirme que ces touchers de paquebot dans sa ville augmente chaque année avec 13 paquebots attendus au port d'Ehoala depuis l'ouverture de la saison en novembre 2012. Les artisans locaux bénéficieront à travers quatre communes rurales de la région d'une aide de la CCI régionale car cette dernière leur loue à un prix dérisoire des stands d'exposition pour qu'ils puissent vendre leurs produits d'une manière plus directe et sans intermédiaires aux touristes de croisière.

Pour Noel, la région connaîtra le passage du Silver Wind le 26 décembre 2012 avec plus de 300 touristes attendus à son bord. Le port d'Ehoala outre son statut de port d'exportation pour les produits miniers de la partie Sud de Madagascar avec QMM-Rio Tinto, bénéficie de ces passages de paquebots et participe pleinement au développement du tourisme à Madagascar.

vendredi 21 décembre 2012

260 personnes délaissées par Air Madagascar à la Réunion

260 passagers à destination de Madagascar sont bloqués à la Réunion depuis mardi à cause d'annulations répétitives de vols par Air Madagascar, ils vont manifester ce 21 décembre à l'aéroport Roland Garros

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Air Madagascar a annoncé plusieurs annulations de vols à destination de Madagascar via la Réunion depuis mardi. La cause annoncée par la compagnie malgache est liée à des pannes techniques et à des interdictions de vols en conséquences de ces pannes. Le retour de bâton ne s'est pas fait attendre, 260 passagers sont concernés directement par ces annulations et ils sont depuis bloqués à la Réunion avec leurs bagages. Ces personnes vont investir ce 21 décembre 2012 des guichets de l'aéroport Roland Garros à la Réunion pour manifester leur colère et pour exiger une rencontre avec les représentants d'Air Madagascar. Cette dernière propose une rencontre à 9h le même jour et prévoit un vol en milieu de journée.
Notons qu'Air Madagascar fait toujours partie de la liste B des compagnie interdites de vols en Europe. Ce problème à la Réunion enfoncera encore plus la mauvaise réputation de cette compagnie.
Un autre des vols intérieurs d'Air Madagascar était reporté de 3h entre Tuléar et Antananarivo alors que plusieurs passagers comptaient être à Antananarivo pour des rendez-vous certainement liés aux fêtes de fin d'année et à la fermeture des entreprises pour congé annuel. Grabuge en perspective!

jeudi 20 décembre 2012

Test sismique 2D lancés par la compagnie pétrolière Caravel Energy à Morondava

Un programme de test sismique 2D lancé par la compagnie pétrolière australienne Caravel Energy à Bezaha Morondava dans l'optique de produire à terme au moins 211 millions de barils


par Tsirisoa Rakotondravoavy



Carte du Bassin de Morondava

Le champs pétrolifère de Bezaha bloc 3114 de 10.160km², exploité par Bezaha Oil Project commence sa phase de test. Un programme dit "sismique 2D" vient d'être lancé par l'exploitant avec la compagnie pétrolière australienne Caravel Energy. Le test de deux mois se passera on-shore sur 288km et tout le matériel nécessaire pour le projet est déjà sur place. Le bassin de Morondava s'étend jusqu'à Fort-Dauphin et comporte un gros gisement de pétrole et de gaz. Ce test permettra de connaitre les premiers chiffres fiables pour avancer à un projet de pré-exploitation.

Les premières évaluations de production à Ambatry donnent une fourchette large entre 211 millions de barils jusqu'à 2,48 milliards de barils et 2 milliards de barils pour Bezaha. C'est dire de l'importance du potentiel pétrolier et gazier du Bassin de Morondava. Des experts indépendants MHA Petroleum Consultants affirment que Caravel Energy qui détient 25% de Bezaha Oil Project compte de monter à 80% du capital suivant l'importance du résultats de ces tests à Ambatry et Bezaha. Six autres sites pilotes ont été identifiés par les exploitants comme sur le bloc 3112 au Nord de Bezaha. La pré-production est prévue pour 2013 mais conditionnée par les résultats des tests sismiques.

La compagnie Caravel Energy s'appelait Copper Range avant qu'elle ne se concentre sur le pétrole sur la partie Est Africaine et Madagascar.


samedi 15 décembre 2012

Madagascar, grenier de l'Océan Indien

L'idée de faire de Madagascar le grenier de l'Océan Indien a été communiquée aux gouvernements des îles de la région. Cette idée va désormais prendre forme


par Tsirisoa Rakotondravoavy

Notre journal a déjà évoqué ce sujet au mois d'août 2012 au moment où Fort-Dauphin a reçu les représentants des îles de l'Océan Indien au Forum économique FEOI. (lire : http://journaldeleconomie.blogspot.com/2012/08/agriculture-madagascar.html ). Actuellement, les mêmes îles réitèrent leur volonté de travailler ensemble sur le même projet en rentrant dans le vif pour le rendre concret.


Chabani Nourdine, le président de l'UCCIOI (Union des Chambres de Commerce et d'Industrie de l'Océan Indien) a déclaré dans une interview sur l'Express de Madagascar que "c'est illogique que Maurice aille s'approvisionner au Brésil ou en Australie en maïs et en légumes alors que Madagascar présente tous les potentiels requis pour fournir aux îles voisines dans l'Océan Indien ceux dont elles ont besoin sur le plan agricole. Majunga, une ville portuaire au nord-ouest de  Madagascar attend ainsi la venue d'opérateurs économiques et d'entrepreneurs de l'agri-business au mois de février 2013 pour décider des démarches à suivre pour réaliser ce projet. Le dernier forum FEOI du mois de novembre 2012 à La Réunion a permis de récolter tous les avis et d'enclencher la réalisation de ce projet. Il faut citer que la délégation malgache était venue au nombre de 80 représentant toutes les régions de la grande île, ce qui démontre la volonté de cette dernière à réaliser ce projet en identifiant et éliminant tous les obstacles qui pourraient se présenter dans chaque région de l'île où les contraintes climatiques, techniques et économiques sont très différentes. La variété des produits agricoles produits par les 22 régions de Madagascar (voir photo) donne l'idée de la capacité de la grande île à satisfaire les besoins des îles voisines.
Le problème se situe surtout sur la connaissance et l'application des textes et des normes techniques que Madagascar peine à observer. Ce fait est due au manque de formation des agriculteurs locaux qui s'en tiennent toujours aux techniques traditionnelles qui permettent de produire surtout pour les familles et les villages environnants les domaines cultivés. Produire pour les autres, c'est un concept assez inconnu qu'il faut apporter auprès de ces agriculteurs, avec toutes les techniques qui accompagnent ce projet car il faut savoir que même si plus 75% des malgaches travaillent sur la terre et pour sa famille d'abord, la production est très faible sur l'exportation et la culture des produits d'exportation comme les girofles (20.000 tonnes en 2012), le poivre (2000 tonnes par an) alors que la demande internationale en poivre sur Madagascar se chiffre à 40.000 tonnes), le café, le cacao, ... Nous publions ici un tableau succinct des exportations en valeurs FOB sur la période 2008-2011 sur quelques produits agricoles faisant la particularité du potentiel de la production agricole de Madagascar. (source : www.instat.mg)


jeudi 13 décembre 2012

Un milliard de touristes dans le monde en 2012

Le milliardième touriste de l'année 2012 fera son déplacement aujourd'hui jeudi 13 décembre

par Tsirisoa Rakotondravoavy


"Quelque part sur le globe, le milliardième touriste fera son enregistrement et son déplacement ce 13 décembre 2012", affirme Taleb Rifai, secrétaire général de l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Le siège de l'OMT est le théâtre d'un évènement unique pour le secteur du tourisme mondial. La barre d'un milliard de touristes par an sera franchie cette année. L'OMT se félicite de ce record dans un monde en pleine récession où seuls les pays émergents et l'Afrique tirent la croissance mondiale. Le nombre de touristes dans le monde a cru de 3,5% à 4% entre 2011 et 2012. La plus forte hausse est de 30% pour les touristes chinois qui parcourent presque tous les grands circuits mondiaux, suivie de la Russie à 16%. Les BRICS (Brésil - Russie - Inde - Chine - Afrique du Sud) continuent à être les locomotives du secteur comme pour l'économie en général, et l'OMT demande aux pays de destination de faciliter l'accès aux visas pour ces derniers pour maintenir la performance du tourisme mondial, rare secteur en croissance cette année.   A l'horizon 2020, l'OMT s'attend à 1,8 milliards de touristes essaimant le monde, un manne pour les pays de destinations et pour les nouveaux circuits touristiques.

dimanche 9 décembre 2012

Le consensus sur le climat à Doha

Consensus sur le climat à Doha et naissance de Kyoto II

par Tsirisoa Rakotondravoavy

La conférence de Doha a permis le samedi 08 décembre 2012 aux pays participants d'arriver à un consensus sur la gestion du réchauffement de la Terre et des conséquences climatiques et économiques sur la planète. Le premier acte de consensus concerne la prolongation des accords de Kyoto I vers un protocole Kyoto II portant sur le prolongement des accords de Kyoto jusqu'en 2020. Le vice-Premier ministre qatari abdallah al-Attiya a rendu un discours rapide sur l'adoption du protocole de  Kyoto II illustrant "la volonté des parties dans leur ensemble". Seuls la Russie, le Japon et le Canada ont refusé la pratique de ce protocole. Cet accord est obtenu à l'arrachée et tout le monde avoue que c'est un accord fragile mais nécessaire pour avoir des résultats concrets sur la réduction de l'émission de gaz à effet de serre (GES) avant 2020. Delphine Batho, Ministre française de l'Environnement déclare "qu'il fallait éviter qu'un seul pays bloque le résultat si difficile à obtenir au bout de ces quinze jours de conférence."

Les protocoles Kyoto II engagent les pays industrialisés comme l'Union Européenne, l'Australie et une dizaine de pays industrialisés présentant 15% de l'émission de GES à réduire cette émission avant 2020. c'est un acte symbolique car cette proportion ne concerne pas les autres pays présents à Doha au nombre de 190 qui doivent trouver un autre accord pour entériner ce protocole.

Un autre accord obtenu concerne l'accord de l'aide financière aux pays du Sud pour affronter le changement climatique, surtout engendré par les avancées industrielles des pays du Nord. Ce protocole est enregistré au titre de "réparation après les dégradations climatiques causées par les activités industrielles des pays du Nord"'. Les pays du Nord ne l'entendent pas de cette oreille et rechignent à payer les 100 milliards de dollars prévus avant 2020 dans l'accord. Les pays du Sud exigent un paiement transitoire de 60 milliards de dollars accompagnant l'aide d'urgence de 30 milliards de dollars sur la période 2010-2012. Le Ministre des Affaires étrangères du Nauru regrette un accord qui n'est pas à la hauteur des attentes de l'Alliance des Etats Insulaires (AOSIS), "ce processus ne produit que des mots, et non des actes", dénonce-t-il. Les 60 milliards de dollars sont attendus par les pays du Sud avant 2015 pour que ce protocole soit effectif dans la lutte contre le changement climatique.



Baobabs de Madagascar, espèce fragile menacée par le changement climatique

La conférence de Doha est considérée comme une étape pour un accord de forceps mais utile pour faire bouger les choses et faire accepter aux Etats que l'urgence de trouver des accords communs pour la lutte contre le changement climatique est justifiée par la dégradation réelle que chaque Etat constate à son niveau. Cette conférence promet une autre qui est beaucoup plus ambitieuse, celle de Varsovie en 2013, où le protocole de Kyoto II devrait installer un mécanisme de compensation entre les signataires de l'accord à Doha en 2012 une force juridique au niveau de l'ONU en 2015.

vendredi 7 décembre 2012

Mesures d'urgence pour Madagascar

L'Union Européenne intransigeante sur le dossier Madagascar
par Tsirisoa Rakotondravoavy



Air Madagascar encore clouée au sol par l'Europe
Photo : L'aéroport international d'Ivato, vue sur les comptoirs d'enregistrement

La communauté internationale à l'instar de l'Union Européenne maintient ses sanctions contre le régime de Transition installée à Madagascar depuis 2009. Seules les aides d'urgence seront débloquées car selon Léonidas Tezapsidis, représentant de l'Union Européenne à Madagascar, "la communauté internationale reste très préoccupée par la situation à Madagascar où des efforts sont constatés pour arriver à appliquer le processus électoral crédible mais d'un autre coté, l'application de la feuille de route pour la Transition connait des entorses inadmissibles."

Une aide d'urgence de 167 millions de dollar a ainsi été débloqué par la Banque Mondiale,  dont 102 millions de dollar pour "la préservation d'urgence des infrastructure", et 65 millions de dollar pour un appui d'urgence pour les services primordiaux tels que l'éducation, la santé et la nutrition. La Grande Ile a en effet connu un nouveau recul dans la scolarisation des enfants : 590.000 enfants non scolarisés en 2005 et 800.000 en 2010.

En outre, Bruxelles a maintenu Air Madagascar, la compagnie aérienne nationale malgache, dans la liste noire des aéronefs interdits de survol sur le ciel Européen. Cette information sonne le glas au sein du secteur aérien car Air Madagascar et l'Aviation Civile de Madagascar (ACM), appuyés par le Ministère des Transports, ont engagés dernièrement des efforts particuliers pour sortir Air Madagascar de cette liste B. L'Union Européenne a reconnu les efforts entrepris par la partie Malgache mais les juge insuffisants. Seul l'Airbus A340 loué en leasing et co-exploité avec Air France, mais à la charge d'Air Madagascar, peut survoler l'espace aérien européen. Cette situation constitue pour Air Madagascar une charge supplémentaire alors que son compte est actuellement déficitaire. Des sources politiques lient ce maintien de nos aéronefs hors du ciel Européen comme une décision politique plutôt que technique car les démarches prises par la partie malgache  ont été félicitées par l'UE mais le poids politique du dossier Madagascar l'a emporté. Toutefois, la Commission des Transports de l'UE, dirigée par Siim Kallas, reste confiant car ce dernier va mettre en oeuvre un plan d'aide pour les compagnies pour les sortir de cette liste B, à l'image de Jordan Airlines et Mauritania Airlines International qui ont pu réintégrer la liste des compagnies autorisées à survoler l'espace aérien européen.

N E W S

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