mardi 31 décembre 2013

L'état des travaux sur l'aéroport Roland Garros à la Réunion

Depuis février 2013, ces chantiers sont actifs jours et nuits pour avoir le moins de dérangement possible par rapport aux vols jusqu'en avril 2014. Jean-Paul Noel, président du directoire de la Société Aéroportuaire à la Réunion prévoit un budget de 40,9 millions d'euros en 2014.

par Tsirisoa Rakotondravoavy pour le Journal de l'Economie

Des travaux d'amélioration ont été engagés sur l'aéroport Roland Garros à la Réunion. Ces travaux, les plus importants depuis plus de dix ans, sont divisés en deux phases. La première phase vient d'être livrée et concerne les pistes de l'aéroport. Depuis le 18 décembre dernier, la réutilisation des pistes, courte pour l'atterrissage et la longue pour le décollage, est de nouveau possible. Air France, Air Mauritius, Air Madagascar, Air Austral et Corsair International utilisent régulièrement ces pistes.

dimanche 29 décembre 2013

Madagascar : Le chemin vers la reprise économique selon Hery Rajaonarimampianina

Interview exclusive de Hery Rajaonarimampianina sur Wall Street Journal (décembre 2013)
Texte d'introduction et traduction : Tsirisoa Rakotondravoavy pour le Journal de l'Economie

"Quand il s'agit de la reprise économique de Madagascar, plus rien d'autre n'est négociable."

Tels sont les propos de Hery Rajaonarimampianina, candidat au second tour du mouvement Hery Vaovao pour les présidentielles à Madagascar devant un journaliste du Wall Street Journal le 19 décembre dernier. A l'heure où nous écrivons ces lignes, il est crédité de plus 52% des voix selon les résultats provisoires publiés par la Commission Electorale Nationale Indépendante pour la Transition (CENIT).

samedi 28 décembre 2013

Les permis environnementaux délivrés par l'ONE à Madagascar en 2013

Parmi les 13 permis environnementaux délivrés pour l'année 2013, 24 sont constitués par des dossiers d'études d'impacts environnementaux sur les secteurs cités en haut et 7 appartiennent à des projets en cours de réalisation mais ne possédant pas encore de permis environnemental.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Siège de l'ONE à Antananarivo
Les mines (graphite, granite, mica, ...), la télécommunication avec des nouveaux sites d'installation de backbone, la préservation de la biodiversité et l'environnement avec l'installation et la gestion d'un centre de traitement de déchets et de boue, les infrastructures industrielles avec des unités de fabrication de plastiques et une unité de stockage d'oxygène, le tourisme, l'élevage, l'eau. Ce sont les secteurs concernés par les délivrances des 31 permis environnementaux par l'Office National de l'Environnement (ONE) à Madagascar pour l'année 2013. L'ONE est notamment chargé d'observer le respect du cahiers des charges environnemental touchant ces secteurs à travers un suivi périodique.

vendredi 27 décembre 2013

Sherritt International se déleste de ses activités dans le charbon au Canada

Cette cession des activités de charbon de Sherritt pourrait être expliquée par un besoin de compensation sur la menace sur la santé financière du groupe après la perte que le canadien détenteur à Madagascar de la plus grande exploitation de nickel au monde pourrait subir.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


Mine de charbon de Sherritt
Après l'annonce récente par Sherritt International de la chute du cours du nickel, dont le groupe est très dépendant, une information vient d'être publiée selon laquelle le groupe canadien a cédé toutes ses activités sur le charbon. Cette action pourrait être expliquée par un besoin de compensation sur la menace sur la santé financière de Sherritt après la perte que ce groupe détenteur à Madagascar de la plus grande exploitation de nickel au monde pourrait subir.

Sud de Madagascar : Sur la piste du mica

Quelque huit millions d’électeurs malgaches ont voté pour choisir leur nouveau président le 20 décembre dernier. L’issue de cette élection semble suspendue au rythme des décomptes de voix. Entre temps, l’île continent se perd dans un marasme économique et social sans précédent. Même si l’Etat central est en pleine déliquescence depuis 2009, date à laquelle le gouvernement précédent avait voulu vendre un territoire grand comme une fois et demie la Corse groupe coréen Daewoo, des entrepreneurs malgaches se battent pour exploiter eux-mêmes les immenses richesses de leur pays face aux opérateurs étrangers, particulièrement voraces sur la Grande Île. Nous avons accompagné l’un d’entre eux, Yvon, sur la piste d’un minerai très convoité : le mica.

Texte et photos : Nicolas Marmié pour le Journal de l'Economie


Les gémissements du puissant diesel  et les craquements de la boite de vitesse obligent à hurler pour se faire entendre.  « On arrive quand à la mine ? ». « Bientôt », répond, impassible, Didier, 42 ans qui passe sa vie à rejouer « La salaire de la peur » au volant de son 38 tonnes Renault sur les pistes défoncées de Madagascar. Entre nous, un homme armé d’un fusil, scrute l’horizon avec un regard d’aigle.

mercredi 18 décembre 2013

Madagascar Oil : les dernières opérations de l'année et projections

Le plan global pour l'étude de pré-commercialisation en février 2014 est en bonne voie. L'interprétation et la consolidation des données sont achevées sur les blocs 3105, 3106 et 3107. Ces avancées ont permis à Madagascar Oil d'éditer un état des lieux actualisé de ses activités.


par Tsirisoa Rakotondravoavy

Projection de production sur le site de Tsimiroro datant de 2011
A la fin du mois de novembre 2013, Madagascar Oil a stoppé pour dix jours les opérations d'injection de vapeur dans plusieurs puits de forage sur le site de Tsimiroro. Ces opérations ont permis le contrôle de température sur ces puits et un aperçu de fiabilité lors de l'injection de vapeur en continu. Le plan global pour l'étude de pré-commercialisation en février 2014 est, en outre, en bonne voie. L'interprétation et la consolidation des données sont aussi achevées sur les blocs 3105, 3106 et 3107. Ces avancées ont permis à Madagascar Oil d'éditer un état des lieux actualisé de ses exploitations et le développement du projet global dont voici un résumé du contenu.

lundi 16 décembre 2013

Corsair redresse sa situation grâce à sa classe Affaires

Le revirement stratégique est accompagné d'une restriction visant une économie à travers une réduction des coûts qui commence à porter ses fruits. Plus de 14 millions d'euros ont été générés par la première phase de cette réduction. Une réduction de 15% de la capacité de Corsair a été opérée en parallèle, ce qui a permis un taux de remplissage record de 87%, à 9 de plus par rapport au dernier exercice.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le salon Grand Large de Corsair aux Antilles
Après une année 2012 désastreuse, la compagnie aérienne française Corsair, filiale du géant mondial du tourisme TUI, semble avoir retrouvé la voie de la rentabilité. Certes, le chiffre d'affaires de 2013 est encore négatif, à 1,18 million d'euros de perte, mais le niveau est très loin du déficit de 2012, à 17,8 millions d'euros. Le redressement s'est  profilé avec un changement capital dans la stratégie de Corsair. La compagnie a enclenché un changement profond de sa flotte, changement achevé en mai 2013 avec la réception du Boeing 747-400, en version reconfigurée. Corsair fonctionne à présent avec une flotte taillée sur mesure pour son marché cible, la classe Affaires dénommée "Grand Large". Deux Airbus A330-300 neufs ont complété sa flotte et ont rendu possible ce repositionnement dans son segment cible. La classe Grand Large est servie par les salons du même nom dans les aéroports d'Orly Sud, Pointe-à-Pitre, et Fort de France, auxquels s'ajoute le dernier salon Grand Large à La Réunion.

Série de remarques sur le rapport "Doing Business" de la Banque Mondiale

La Banque Mondiale a mis en place une commission de révisions chargée de rédiger des recommandations pour améliorer la fiabilité du rapport. Cette commission est dirigée par Trevor Manuel, ministre du Plan de l'Afrique du Sud. La commission a passé au crible la méthodologie du rapport Doing Business basée sur des paramètres exhaustifs biaisant les résultats et le classement issu du rapport lui-même : l'environnement juridique, commerce extérieur, création d'entreprises, l'accès à l'électricité,  ...

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Cycle de collecte de données du Doing Business
Propos
Macky Sall n'y est pas allé par quatre chemins. Le président du Sénégal a ouvertement critiqué la méthode et les résultats des enquêtes qui forment le rapport "Doing Business 2014", basé sur la facilité à faire des affaires dans chaque pays. Pour l'édition 2014 publiée par la Banque Mondiale au mois d'octobre 2013, Macky Sall s'est opposé au classement du Sénégal qui se retrouve au 170ème sur les 189 pays classés par le rapport.

Albert Yuma Mulimbi, président du syndicat des patrons au RD Congo et président de Gécamines, appuyé par son nouvel administrateur américain Jack Rosen, lui aussi est rentré en novembre dernier dans un discours de critique sans retenue, rapporté par Jeune Afrique : "Je n'ai jamais rencontré les enquêteurs qui réalisent cette étude, et je m'interroge sur leurs sources. Leurs méthodes de collecte d'informations doivent être remises en question."

samedi 7 décembre 2013

Le bouquet numérique StarTimes Media arrive à Madagascar

StarTimes Media apporte sur le continent africain une offre numérique que ses dirigeants considèrent comme une offre "low cost" pour le secteur. Son installation à Madagascar survient après l'annonce par Madagascar d'abandonner le standard analogique UHF et VHF pour la TNT.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

La société chinoise StarTimes Media vient de signer une convention avec la Commission Spéciale à la Communication Audiovisuelle (CSCA) à Madagascar. Cette convention permettra à cette société d'exploiter sur le territoire malgache une offre de bouquet de chaînes télévision numérique provenant de sa maison mère StarTimes Media. Cette dernière a vu le jour à Pekin en 1988 et a apporté sur le continent africain une offre numérique que ses dirigeants considèrent comme une offre "low cost" pour le secteur.

Cette installation à Madagascar survient après l'annonce par le gouvernement malgache de son engagement auprès de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) d'abandonner le standard analogique UHF le 17 juin 2015 au plus tard et le VHF le 17 juin 2020. Madagascar passera progressivement à la technologie de la Télévision Numérique Terrestre à partir de 2014 et à ces dates annoncées, toutes les chaines audiovisuelles du pays suivront un nouveau cahier des charges pour le standard numérique TNT.

jeudi 5 décembre 2013

Amethis Finance prend un tiers du capital de Velogic

La holding Amethis Finance vient récemment de conclure avec le groupe mauricien Rogers & Company Ltd l'achat du tiers du capital de sa filiale logistique Velogic. Le groupe Rogers est un vaste conglomérat présent dans l'immobilier, l'aviation, les services financiers, la logistique et le tourisme. Coté en Bourse à l'île Maurice, Rogers emploie 3.000 personnes réparties dans les îles de l'Océan Indien, en Afrique, en Asie et en France.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Amethis Finance est une holding européenne dotée d'une capacité totale d'investissement de 320 millions de dollars, dont les fonds propres sont à 170 millions de dollars et les 150 millions restant financés par des dettes de long terme. Ces fonds gérés par Amethis Finance sont essentiellement destinés à l'Afrique. Les récentes opérations d'Amethis Finance sont les prêts accordés à UT Bank au Ghana se chiffrant à 10 millions de dollars, l'ouverture d'une ligne de crédit de 150 millions de dollars cofinancée avec OPIC pour les secteurs prioritaires en Afrique et le rachat des 39% de la compagnie pétrolière ivoirienne Petro Ivoire au mois de juillet 2013.
La holding Amethis Finance vient récemment de conclure avec le groupe mauricien Rogers & Company Ltd l'achat du tiers du capital de sa filiale logistique Velogic. Le groupe Rogers est un vaste conglomérat présent dans l'immobilier, l'aviation, les services financiers, la logistique et le tourisme. Coté en Bourse à l'île Maurice, Rogers emploie 3.000 personnes réparties dans les îles de l'Océan Indien, en Afrique, en Asie et en France. Sa filiale Velogic occupe une place très convoitée en étant la première société de logistique sur l'île Maurice et elle est très présente sur la région Océan Indien dans le transport, le traitement douanier, le fret aérien et maritime et le transit. Son chiffre d'affaires de 55 millions d'euros se réalise essentiellement dans la région, et concerne Maurice, la Réunion, Madagascar, Singapour, Inde, Mozambique et la France. Velogic bénéficie de 35 ans d'expériences dans la logistique et la présence d'Amethis Finance va accélérer son expansion stratégique vers l'acquisition de nouvelles cibles et le développement de nouveaux partenariats. La holding sera présente dans le conseil d'administration de Velogic et pèsera de tout son poids pour les décisions stratégiques et les éléments de gouvernance de l'entreprise.

lundi 2 décembre 2013

Programmes économiques des candidats du 2ème tour : La grande désillusion

Si Robinson Jean Louis s’est « contenté » d’un discours d’un simplisme affligeant, l’économiste Hery Rajaonarimampianina n’a pas fait mieux. Ce dernier s’est borné à des formules rappelant  les messages confectionnés, au début des années 90, par les communicants des vieux leaders africains habillés en « réformateurs ». Aucun des deux candidats qui s’affronteront au second tour de  la présidentielle malgache ne dispose d’un vrai programme économique.

par Liva Rakotondrasata

Il ne faut pas se raconter d’histoires. Aucun des deux candidats qui s’affronteront au second tour de  la présidentielle malgache ne dispose d’un vrai programme économique. Les récentes rencontres qu’ils ont eues avec le secteur privé le prouvent largement. Chômage, dispositif fiscal en mode relance, matrice énergétique, situation monétaire post-crise, intégration régionale, manque de capitaux, accompagnement des PME…, aucun des grands sujets économiques du moment n’a reçu des intervenants un traitement digne de son importance. Et ce ne sera pas la promesse d’ouverture d’un secrétariat d’Etat dédié au secteur privé qui changera grand chose.

vendredi 29 novembre 2013

Le projet de Lemur Resources à Imaloto se confirme

Le site d'Imaloto affiche un potentiel de production de 135,7 millions de tonnes de charbon. Lemur Resources estime à 68% de chance de pouvoir produire du charbon sur le site d'Imaloto et ce taux sera appelé à être augmenté après les études environnementales.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le site de charbon d'Imaloto
Le groupe sud africain Bushveld Minerals, maison mère de Lemur Resources, refonrce son projet d'extraction de charbon dans la mine de charbon d'Imaloto à Madagascar. Lemur Resources vient en effet de communiquer sa nouvelle orientation stratégique consistant à négocier une licence de production indépendante à Imaloto. Une fois cette négociation entamée, le sud africain engagera une évaluation environnementale sur le site. Lemur Resources est aussi actuellement à la recherche de partenaire stratégique pour l'exploitation de ce projet d'extraction. Bushveld Minerals a engagé un renflouement de 16,4 millions de dollars pour appuyer et sécuriser tous ses projets miniers en Afrique, y compris celui d'Imaloto qui fait partie des plus prometteurs en terme de potentiel pour la commercialisation. Le site d'Imaloto affiche un potentiel de production de 135,7 millions de tonnes de charbon. Lemur Resources estime à 68% de chance de pouvoir produire du charbon sur le site d'Imaloto et ce taux sera appelé à être augmenté après les études environnementales. Ces dernières comprendront une étude de délimitation de l'exploitation minière, l'implantation des unités de transformation et de production. L'objectif global pour la production est d'atteindre une exportation de plus de 1,5 millions de tonnes par an. Le budget initial engagé est de 12 millions de dollars, l'investissement engagé jusqu'ici est de 36 millions de dollars. La durée de vie du projet d'extraction de charbon à Imaloto est estimée à 19 ans.

mercredi 27 novembre 2013

Messagerie : un secteur très actif

Dossier de Liva Rakotondrasata

Le secteur malgache de la messagerie affiche un dynamisme intéressant et les entreprises opérant dans ce domaine attendent avec une certaine impatience la promulgation prochaine de la loi sur le commerce électronique. Cette loi attendue pour 2014 devrait en effet booster leurs activités. Les partenariats et les investissements pour se mettre aux normes se multiplient actuellement comme c’est le cas chez DHL Madagascar qui vient de doter son centre de tri d’un nouveau scanner dual-view à rayon X. DHL Madagascar, installée dans la Grande Ile depuis 1986 et dirigée par Mamy Rakotondrainibe, est le leader de son secteur (messagerie internationale) avec une part de marché de plus de 50%. La société emploie plus de 70 personnes et dispose d’un centre de tri appelé Gateway dans la zone aéroportuaire d’Ivato (Antananarivo). Elle y possède un entrepôt de 350 m2 et d’un vaste parking. Elle y représente aussi d’autres marques comme Euro Express et Danzas. Elle est donc bien placée pour tirer son épingle du jeu quand le e-commerce va donner une nouvelle dimension au secteur des livraisons express à Madagascar.
Mais  le numéro un du marché fait face à une concurrence plus rude surtout depuis l’arrivée de l’autre géant mondial, Fedex. La société américaine basée à Memphis est représentée à Madagascar par Interex, fruit d’un partenariat avec le groupe Rennel, représentant de la marque Fedex à l’île Maurice, et de la FTL, une société malgache spécialisée dans la gestion. Quant aux autres, à l’instar d’UPS, ils ne comptent pas non plus jouer les figurants et font preuve d’une certaine agressivité commerciale.

mardi 26 novembre 2013

Sherritt très dépendant de l'évolution du cours mondial du nickel

Le cours du nickel sur le London Metal Exchange (LME) a reculé à 13.205 dollars la tonne en juillet, le plus bas de 2013, après un niveau le plus haut de l'année 2013 à 18.700 dollars la tonne au mois de février. Cette baisse importante observée en 2013 est la conséquence de l'excédent mondial de stocks accumulé depuis deux ans.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Production mondiale de nickel en 2012
L'annonce faite par Sherritt International sur ses résultats à la fin octobre 2013 a laissé les investisseurs perplexes sur la perspective du secteur du nickel pour l'année prochaine. En effet, le groupe a communiqué officiellement un résultat net positif de 1,1 millions de dollars pour le troisième trimestre 2013 (Q3) contre un résultat négatif de 22,6 millions de dollars à la même période en 2012. Le chiffre d'affaires du groupe est passé également sur la même période de 342 millions de dollars en 2012 à 286 millions au Q3 de cette année. Sherritt devrait produire cette année 60.000 tonnes de nickel fini et 5.500 de cobalt, sur une dépense totale d'investissement de 248 millions de dollars.

mercredi 20 novembre 2013

Difficile pari de la qualité de l'industrie viticole malgache

La concurrence des vins sud-africains et chiliens sur le marché local affaiblit la filière qui prévoit encore des années avant de pouvoir exporter du vin de qualité. En attendant, au Grand Cru d’Antsirabe comme ailleurs, on s’efforce de tirer le meilleur héritage laissé par les missionnaires et les colons.

par Liva Rakotondrasata


A Madagascar, pratiquement tous les viticulteurs rêvent de cépages nobles. Mais le défi est de taille car il faut de longues années entre les plantations d’essai et les premières vendanges. Et la concurrence des vins sud-africains et chiliens sur le marché local affaiblit la filière qui prévoit encore des années avant de pouvoir exporter du vin de qualité. En attendant, au Grand Cru d’Antsirabe comme ailleurs, on s’efforce de tirer le meilleur héritage laissé par les missionnaires et les colons français.

mardi 19 novembre 2013

Zone de libre échange : La SADC patine

C’était en 2008 que la SADC a décidé la création d’une zone de libre-échange pour promouvoir le commerce sur un marché d’une valeur de 360 milliards de dollars et doté de plus de 150 millions de consommateurs potentiels.

par Liva Rakotondrasata

Considérée jusqu’au milieu des années 2000 comme l’organisation sous-régionale la plus en avance au sud du Sahara, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) peine aujourd’hui à avancer. Pourtant, les échanges entre pays et entreprises de la sous-région progressent régulièrement et tout le monde s’accorde sur l’importance capitale que revêt, sur le plan économique, le défi de l’intégration régionale. Rappelons que c’était en 2008 que la SADC a décidé la création d’une zone de libre-échange pour promouvoir le commerce sur un marché d’une valeur de 360 milliards de dollars et doté de plus de 150 millions de consommateurs potentiels.

vendredi 15 novembre 2013

Madagascar mise sur 2014 pour le retour à l'AGOA

Certains observateurs soutiennent que si les élections présidentielles et législatives se déroulent sans incidents majeurs, le pays devrait pouvoir réintégrer le cercle des pays bénéficiaires de cette loi américaine à partir de l’année prochaine.

par Liva Rakotondrasata

Madagascar ne profite plus des opportunités offertes par l’AGOA depuis fin 2009, ce qui a eu un impact sensible sur la santé de son secteur industriel et la situation de l’emploi en général. Pour les Etats Unis, la Grande ile doit montrer un résultat  satisfaisant en matière de bonne gouvernance pour pouvoir espérer être de nouveau dans le jeu. Ce qui amène  certains observateurs à soutenir que si les élections présidentielles et législatives se déroulent sans incidents majeurs, le pays devrait pouvoir réintégrer le cercle des pays bénéficiaires de cette loi américaine à partir de l’année prochaine.

Assurances : une croissance tirée par les projets miniers

Le secteur des Assurances réalise aujourd’hui environ 113 milliards d’ariary de chiffre d’affaires avec une progression moyenne de 9% depuis 2010. Pour les compagnies d’assurance, la part du secteur minier dans leurs chiffres d’affaires va encore connaître une croissance forte, entre 20% et 30%  dans les années à venir. La manne viendra plutôt des firmes qui vont s’implanter que des entreprises déjà en activité.

par Liva Rakotondrasata

Immeuble Aro Ampefiloha, Antananarivo
Les quelques grands groupes miniers qui opèrent à Madagascar ont contribué sensiblement à la croissance du marché des assurances. Le secteur réalise aujourd’hui environ 113 milliards d’ariary de chiffre d’affaires avec une progression moyenne de 9% depuis 2010. La compagnie Aro demeure le leader du secteur avec plus de la moitié de part de marché. Mais les nouvelles venues, Allianz et Colina, sont loin de jouer aux figurants et pèsent déjà près de 15% du marché alors qu’elles ne sont là que depuis 2005.
Pour les compagnies d’assurance, la part du secteur minier dans leurs chiffres d’affaires va encore connaître une croissance forte, entre 20% et 30%  dans les années à venir. Mais la manne viendra plutôt des firmes qui vont s’implanter que des entreprises déjà en activité. Si les dernières projections se confirment, entre 3 et 5 nouveaux grands projets miniers devraient se réaliser prochainement pour un investissement global supérieur à 6 milliards de dollars.

Outre le secteur minier, les compagnies comptent sur l’assurance-vie, dont la retraite complémentaire,  pour assurer leur croissance à moyen terme. Cette branche représente aujourd’hui plus de 23 milliards d’ariary soit un peu plus de 20% du CA cumulé du secteur. D’ici à 5 ans, ce chiffre pourrait être multiplié par 3 selon un membre du CEAM (Comité des Entreprises d’Assurances à Madagascar).

mercredi 13 novembre 2013

Madagascar Oil : fin d'un long litige fiscal et perspectives

"Nous sommes heureux d'avoir conclu un accord avec les autorités fiscales malgaches. Cet accord permet de clore tous les litiges fiscaux sur les exercices qui ont fait l'objet d'audit fiscal. Ces questions réglées, nous pouvons nous concentrer sur un avenir plus stable et une visibilité accrue", conclut Andrew Morris en annonçant sa démission.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Andrew Morris, le président du Conseil d'administration de Madagascar, jubile, et pour cause, son groupe a trouvé un accord durable avec l'administration à Madagascar. Après une longue période de conflit avec le fisc à Madagascar, parsemée d'avertissements lancés entre les deux parties, le groupe a finalement arraché cette entente qui clôt les litiges de la période 2007-2008 et 2009-2011 qui auraient pu mettre Madagascar Oil dans l'obligation de payer jusqu'à 18 millions de dollars à l'Etat malgache, sinon plus si aucune résolution n'a été fixée dernièrement entre le groupe et le gouvernement. Et Andrew Morris de déclarer : "Nous sommes heureux d'avoir conclu un accord avec les autorités fiscales malgaches. Cet accord permet de clore tous les litiges fiscaux sur les exercices qui ont fait l'objet d'audit fiscal. Ces questions réglées, nous pouvons nous concentrer sur un avenir plus stable et une visibilité accrue."

Tourisme et connexion aérienne : Se méfier des projets « mafieux »

Le projet d'installation d'Island Air System n’aurait pour objectif que d’utiliser cette compagnie aérienne comme paravent pour un réseau international de trafic d’armes impliquant des lieutenants du célèbre trafiquant russe Viktor Bout, aujourd’hui en prison. Le gouvernement mauricien a posé son veto.

par Liva Rakotondrasata

Viktor Bout lors d'une de ses multiples arrestations
Les destinations des Îles Vanille cherchent actuellement les moyens de faire venir plus de touristes originaires des pays émergents. Une option qui attire aussi dans la région les « initiatives louches » à l’instar du projet Island Air System qui promettait de faire venir par vols charters des touristes russes. Rappelons à ce sujet que, Jean Max Rakotomamonjy, le ministre malgache du Tourisme, a annoncé avec beaucoup d’enthousiasme que des opérateurs mauriciens venus lui rendre visite ont mis au point un « plan » qui prévoit, entre autres, le lancement d’une offre combinée Maurice – Madagascar.

lundi 11 novembre 2013

Le groupe ICTSI cherche d'autres projets portuaires à l'international

Avec sa filiale MICTSL sur le grand port de l'est de Madagascar, ICTSI exploite ceux de Manille aux Philippines, du Brésil, de l'Argentine, de la Colombie, du Honduras, de la Pologne, de la Chine, de l'Equateur et du Pakistan. ICTSI cherche actuellement des relais de croissance en se mettant à l'affût de nouveaux projets portuaires privés ou privatisés.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le terminal A du Port de Tamatave
International Contenair Terminal Services Inc. (ICTSI) est la maison mère de Madagascar International Contenair Terminal Services Limited (MICTSL), gestionnaire du Terminal A, un terminal à conteneurs du port de Toamasina depuis 2005. Ce port est géré par la Société du Port à gestion Autonome de Toamasina (SPAT). MICTSL a investi sur des grues portiques qui ont permis au port de Toamasina de passer de la 120è en 2011 à la 84è place en 2012 sur le rang établi par le Logistic Performance Index de la Banque Mondiale. 
Le volume manipulé à Toamasina a connu une croissance 28% en unités équivalent vingt pieds (EVP) entre 2011 et 2012, de 146.224 EVP à 131.580 EVP.

ICTSI cherche actuellement des relais de croissance en se mettant à l'affût de nouveaux projets portuaires privés ou privatisés. ICTSI se tourne surtout vers les pays émergents où les ports présentent des signaux de croissance. Les pays cibles sont ceux de l'Europe de l'Est, d'Afrique et d'Asie qui possèdent des villes portuaires à fort potentiel.

samedi 9 novembre 2013

Conversion à l'éthanol : 4 millions de malgaches seront concernés

A moyen terme, on peut s’attendre à ce que plus d’un million de ménages malgaches substituent leur principal combustible de cuisson actuel par l’éthanol. Ceci équivaudrait à plus de 4 millions de personnes au total, soit près de 15 % de la population de la Grande Île de 2030.

par Liva Rakotondrasata

Rendement de production d'éthanol à partir du blé
Une estimation initiale du marché potentiel malgache de l’éthanol pour la cuisson ménagère a été réalisée par la Banque Mondiale, avec un certain nombre de paramètres dont le prix courant prudent de 0,35 dollars par litre, la production basée sur la micro-distillerie ou encore l’analyse du pouvoir d’achat des ménages et la préférence des consommateurs. Elle montre qu’à moyen terme, l’on peut s’attendre à ce que plus d’un million de ménages malgaches substituent leur principal combustible de cuisson actuel par l’éthanol. Ceci équivaudrait à plus de 4 millions de personnes au total, soit près de 15% de la population de la Grande Île de 2030. 

Îles Vanille : road show dans l'hémisphère nord et résolutions au sein de l'OMT

Lors des World Routes à Las Vegas, une rencontre de présentation a eu lieu entre l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT/UNWTO) et les Îles Vanille. Cette rencontre a permis aux Îles Vanille d'informer au public l'adhésion des Îles Maldives dans ce groupement touristique de l'Océan Indien. En outre, des résolutions ont été prises concernant l'Océan Indien

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le ministre malgache du Tourisme, Jean Max Rakotomamonjy (à dr.) représentait Madagascar à Las Vegas
La promotion de la destination Océan Indien bât son plein sur l'hémisphère nord. Les Îles Vanille poursuit en effet leur campagne commerciale dans plusieurs pays occidentaux. Dernièrement, les Comores, les îles Maldives, les Seychelles, Madagascar, Maurice, Mayotte, et la Réunion, associés dans les Îles Vanille, ont participé aux World Routes de Las Vegas, aux Etats-Unis. Ce forum américain regroupant des professionnels du tourisme et du voyage s'est déroulé dans cette ville des démesures du 5 au 8 octobre 2013. Madagascar était présent et bénéficiait d'une bonne visibilité auprès de plus de 3.000 professionnels du tourisme provenant de 125 pays.

Et le road show continuera à Londres du 4 au 7 novembre prochain. Cette fois, les Îles Vanille feront le déplacement pour le World Travel Market, un événement annuel où les professionnels du tourisme feront la promotion de leurs offres et leurs nouveaux produits.
Le World Travel Market est un événement BtoB par excellence où ces professionnels au nombre de 50.000, dont 53 % ne participeront pas à d'autres salons, d'où l'intérêt capital de Madagascar qui y sera représenté. Selon le site de l'Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM), la délégation malgache sera formée par   Tropic Tours & TravelGo Travel Asisten TravelRamartour MadagascarMadagascar Tourism ExpeditionsOffice National du Tourisme de MadagascarMercure VoyagesIsland Continent ToursZa ToursTamàna Tour Operator. L'Organisation Mondiale du Tourisme (UN-World Tourism Organization) tiendra une conférence de presse le 6 novembre en marge de ce salon, pour lancer spécialement l'initiative des Îles Vanille et la destination Océan Indien.

vendredi 8 novembre 2013

Exxon Mobil obtient l'extension de ses licences d'exploration à Madagascar

Les élections auront finalement lieu cette année, Exxon Mobil a fait valoir l'option de renouvellement de ses licences. Les filiales d'Exxon Mobil retravaillent de nouveau sur ses trois sites offshore à Madagascar du coté du Canal de Mozambique.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

La compagnie américaine Exxon Mobil vient de se voir accorder l'extension de ses licences d'exploration de pétrole et de gaz sur trois sites à Madagascar. Le gouvernement de la Transition à Madagascar lui a renouvelé ces licences par une signature effectuée le 17 juillet 2013. Ces licences ont été suspendues en 2009 après qu'Exxon Mobil a avancé un cas de force majeur pour l'exécution des travaux qui y étaient stipulés à cause du coup d'Etat de 2009. Madagascar a accepté de suspendre les licences avec une option de reprise dans le cas d'une amélioration de la situation politique de la Grande Île. Puisque les élections auront lieu cette année, Exxon Mobil a fait de suite valoir cette option de renouvellement de licences. Les filiales d'Exxon Mobil travaillent sur trois sites offshore à Madagascar du coté du Canal de Mozambique : 
- Exxon Mobil Exploration and Production Madagascar Limited, filiale détenue à 100%, exploite le site de Cap Saint-André.
- Exxon Mobil Exploration and Production Madagascar Majunga Limited, filiale à 50%, exploite le site de Majunga avec BG International qui co-exploite à 30% et PVPE SK Innovation à 10%.
- Exxon Mobil Exploration and Production Northern Madagascar Limited, filiale à 70%, exploite le site d'Ampasindava avec Sterling Energy 30%.
Toutes les filiales d'Exxon Mobil à Madagascar redeviennent donc actives à partir du moment où les licences reprennent cours.

La "Silicon Valley tunisienne" veut s'exporter à Madagascar

L'administration du parc d'El Gazala a mis Madagascar dans ses priorités, pour faire suite à ses expériences réussies au Yemen et en Mauritanie, et après avoir consulté et analysé les demandes des entreprises qui y sont installées. La Grande Île bénéficie d'une main d'oeuvre qualifiée par rapport aux autres pays africains. Des groupes du secteur des nouvelles technologies, déjà présents à Madagascar, recommandent cette orientation.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

El Gazala Technopark, la "Silicon Valley tunisienne", est un parc tunisien dédié aux nouvelles technologies appuyé directement par le ministère tunisien des Technologies de l'Information et de la Communication. 
L'administration du parc d'El Gazala a mis Madagascar dans ses priorités, pour faire suite à ses expériences réussies au Yemen et en Mauritanie, et après avoir consulté et analysé les demandes des entreprises qui y sont installées. La Grande Île bénéficie d'une main d'oeuvre qualifiée par rapport aux autres pays africains. Des groupes du secteur des nouvelles technologies, déjà présents à Madagascar, recommandent cette orientation. Il faut noter que Madagascar ne compte qu'un seul parc d'entreprises, l'Explorer Business Park, à Ankorondrano, mais qui n'a encore la taille de celui d'El Gazala ni la prétention de l'orientation sectorielle spécifique comme les nouvelles technologies. Madagascar pourrait bénéficier de ce genre de partenariat pour acquérir et dupliquer les expertises obtenues dans ce projet.

Energizer Resources démarre son usine pilote de graphite en flocons

Des représentants de Caracle Creek International Consulting étaient présents pour valider la qualité du minerai extrait du gisement de Molo. Ils ont travaillé sur un échantillon représentatif pour l'usine, le graphite sera ensuite traité dans la future usine de transformation et qui répondra aux normes requises pour la prochaine étude de faisabilité financière.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Energizer Resources a démarré l'usine pilote pour son projet sur la mine de Molo, à Madagascar . La phase d'essai de la production du graphite dans l'usine pilote de ce projet a été achevée et deux opérations d'optimisation de 80 heures vont avoir lieu dans les 30 prochains jours. L'usine pilote a été conçue et est exploitée avec SGS-Canada. 200 tonnes de minerai de graphite composite ont été transportés le mois dernier du dépôt de Molo vers une structure provisoire en attendant la production sur l'usine pilote. Des représentants de Caracle Creek International Consulting étaient sur place pour valider la qualité du minerai extrait du gisement de Molo. Ils ont travaillé sur un échantillon représentatif pour l'usine, le graphite sera ensuite traité dans la future usine de transformation et qui répondra aux normes requises pour la prochaine étude de faisabilité financière (Bankable Feasibility Study - BFS). Energizer Resources s'attend à ce que l'usine pilote produise entre 7 à 9 tonnes de graphite concentré en flocons dans les 30 prochains jours. Suite à cette communication, le titre Energizer Resources a gagné 12% à 0,14 dollars canadiens sur la place boursière de Montréal le 17 octobre dernier.

jeudi 31 octobre 2013

Ports de l’Océan Indien : dure compétition entre partenaires

L’enjeu portuaire dans la zone Océan Indien est de taille : les ateliers du monde se trouvent en Chine et en Inde, et l’océan Indien connaît une accélération rapide du trafic, si bien que les ports d’Afrique du Sud souffrent de congestion. Une opportunité pour les îles de la région, si elles parviennent à allier leurs compétences et à mettre à niveau leurs infrastructures.

par Liva Rakotondrasata

Port de Tamatave, Madagascar
Pour Philippe Murcia, qui a quitté récemment la direction du port d’Ehoala, Fort-Dauphin en laissant sa place à Patrick Guillou, les ports de la zone Océan Indien doivent  jouer groupés pour mieux se positionner sur le marché. Notons que les ports de la sous-région prévoient encore de gros investissements dans la création d’infrastructures pour accueillir notamment les navires et les usines de transformation de produits manufacturés, halieutiques et miniers. Et malgré l’accent mis sur la coopération entre les îles, la concurrence ne pourra que s’intensifier. Même s’ils sont partenaires, ces ports ne pourront pas se faire de cadeau car chaque part de marché arrachée aujourd’hui sera très importante dans un futur proche.

mardi 29 octobre 2013

Oyster Oil & Gas a conclu l'acquisition de 10% du bloc 1101 à Madagascar

Oyster Oil & Gas bénéficie d'une étude sismique 2D faite depuis 2006 sur le site. Cette étude a révélé une cartographie géologique comportant une réserve importante en grès datant de l'ère Jurassique avec une réserve potentielle en huile lourde. Le bloc 1101 est détenu à 90% par le géant pétrolier Afren Plc.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le bloc 1101 sur le bassin d'Ambilobe
Oyster Oil & Gas est une compagnie pétrolière présente sur la partie sud-est de l'Afrique. Oyster a l'expérience dans les exploitations en zones à risques, où l'agrément est difficile à obtenir, et dans les pays à conflits politiques. Elle possède une exploitation agréée par le gouvernement de Djibouti et vient d'acquérir au mois de septembre dernier les 10% du bloc onshore 1101 à Madagascar auprès d'une autre compagnie, la Candax Energy, détenant cette partie du site. Le montant de cette transaction n'a pas été communiqué.

vendredi 25 octobre 2013

Forum economique des Îles de l'Océan Indien 2013 : Indianocéanie, oui. Îles Eparses, à discuter pour Madagascar.

Jean Claude De l'Estrac milite ouvertement et sans répit pour une intégration plus effective des îles de l'Océan Indien sur trois domaines clés : maritime, aérien et numérique. La logique économique de la région tient sur ces trois voies, pour que chaque île retrouve une croissance durable.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Les Îles Eparses, un dossier épineux entre Madagascar et la France

Indianocéanie, c'est le maître-mot de Jean Claude de l'Estrac dans tous ses discours pour qui veut l'entendre. Le secrétaire général de la Commission de l'Océan Indien persiste sur cette voie que les îles de cette région devraient prendre pour faire face à la crise économique internationale et ses conséquences, ainsi qu'à des crises politiques comme celle qui pourrait être épiloguée à Madagascar. De l'Estrac a repris ses mêmes propos lors de la dernière rencontre sur la connectivité aérienne : "Persister sur la voie de la disparité des offres des compagnies aériennes en ordre dispersées ne mènera que vers l'échec".

mercredi 23 octobre 2013

Pressions sur les entreprises occidentales importatrices de bois précieux

Les coupes illégales dans les forêts primaires sont couvertes par des complices au niveau des administrations étatiques de ces pays cibles. On peut citer comme exemples les plus frappant le cas des forêts primaires de l'extrême Est de la Russie et des bois précieux des forêts primaires de Madagascar et de l'Amazonie.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Forêt de Madagascar
Des entreprises occidentales, mais aussi chinoises et japonaises, subissent actuellement des pressions sur des enquêtes menées par WWF et d'autres ONG comme Environmental Investigation Agency (EIA). Ces groupes non-gouvernementaux remontent des informations sur les sources des fournisseurs de ces entreprises, surtout sur le bois précieux et le bois de forêts. Cette action est entreprise pour protéger les forêts primaires et aussi les bois précieux de plusieurs pays, victimes d'exploitation sauvage de la part de ces industriels. Souvent, les coupes illégales dans les forêts primaires sont couvertes par des complices au niveau des administrations étatiques de ces pays cibles. On peut citer comme exemples les plus frappant le cas des forêts primaires de l'extrême Est de la Russie et des bois précieux des forêts primaires de Madagascar et de l'Amazonie.
Wal Mart, le géant de grande distribution américaine, a déjà été victime de fournisseurs chinois qui lui ont livré depuis 2007 des berceaux et chaises en bois rares provenant de Russie.
En 2012, l'affaire du célèbre fabricant de guitare Gibson a éveillé les soupçons de l'EIA. Son directeur exécutif, Alexander von Bismarck affirme que "l'EIA enquête actuellement sur l'exploitation forestière illégale dans le monde entier et nous confirmons qu'il s'agit d'une vraie activité criminelle organisée, comme le cas des forêts de l'extrême Est de la Russie".
Gibson, l'importateur de bois précieux trafiqué depuis Madagascar a été obligé de payer 300.000 dollars d'amende par la loi dite "Lacey Act" après plusieurs perquisitions fructueuses aidant le gouvernement à saisir plusieurs stocks de bois précieux malgaches.

mardi 22 octobre 2013

Le prix du Women For Change 2013 pour Maria Raharinarivonirina

Le prix reçu par Maria Raharinarivonirina, présidente de l'ONG SOS Village d'Enfants, est doté d'une enveloppe de 25.000 euros. Ses opérations sont destinées à soutenir des femmes, au nombres 810, et un millier d'enfants dans le domaine de la santé et de l'éducation.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Maria Raharinarivonirina est très active dans les conférences internationales sur les droits de l'Homme et de la Femme

C'est la consécration pour Maria Raharinarivonirina. En tant que présidente et fondatrice de l'ONG SOS Village d'Enfants, avocate de carrière, elle a reçu le prix du Women For Change lors du 9è forum du Women's Global Meeting à Deauville. Ce prix est appuyé par de grands groupes comme Orange et Marie Claire. Le prix reçu par Maria Raharinarivonirina, très engagée à Madagascar sur les thèmes du social et des droits de l'Homme, est doté d'une enveloppe de 25.000 euros. Cette ONG est surtout présente au sud de Madagascar. Ses opérations sont destinées à soutenir des femmes, au nombres 810, et un millier d'enfants dans le domaine de la santé et de l'éducation. SOS Village d'Enfants administre des infrastructures indépendantes appelées "Maisons des femmes", dont six sont actuellement opérationnelles dans ces régions pauvres de la Grande Île.
SOS Village d'Enfants occupera en outre une parcelle du nouveau Parc Ehoala, nouvelle zone d'investissements dans la région Anosy à proximité du port d'Ehoala, pour aider les femmes de la région à accompagner une future croissance économique annoncée. Cette installation sera la plus importante de l'ONG, elle coûtera jusqu'à 1,2 million d'euros comportera un restaurant, une école et un dispensaire avec un centre de santé.

Le groupe Hédiard en cessation de paiement

Hédiard a connu cinq directeurs généraux en cinq ans avant le sixième qui est Jean-Paul Barat. Ce dernier a invité le groupe à s'orienter un peu plus vers les ventes en ligne mais les résultats n'ont pas évolué.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Sergueï Pougatchev, propriétaire d'Hédiard, Catherine Deneuve et SAS Albert II lors d'une inauguration de boutique Hédiard à Monaco en 2010
Le groupe Hédiard, maison mère de l'une des rares épiceries fines de Madagascar, dépose le bilan à Paris. Hédiard a affiché une perte de 538.000 euros pour un chiffre d'affaires de 19,5 millions d'euros en 2011. Ce chiffre a reculé, aux dernières nouvelles, à 17,5 millions d'euros l'année dernière. Depuis, le groupe n'a plus communiqué de chiffre et, d'ailleurs, il n'a jamais communiqué le solde de ses pertes de 2012. En outre, Hédiard a connu cinq directeurs généraux en cinq ans avant le sixième qui est Jean-Paul Barat. Ce dernier a invité le groupe à s'orienter un peu plus vers les ventes en ligne et a beaucoup investi sur Internet, mais les résultats n'ont pas évolué, au contraire.

samedi 19 octobre 2013

Madagascar approuve officiellement l'accès d'OMV aux 40% du bloc pétrolier Grand Prix

L'accès de la compagnie autrichienne OMV aux 40% de l'exploitation de Niko Resources sur la concession du bloc pétrolier dénommé Grand Prix vient d'être approuvé officiellement par le gouvernement de Madagascar.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le bloc pétrolier Grand Prix à l'Ouest de Madagascar
Annoncé au début du mois de septembre de cette année, l'accès de la compagnie autrichienne OMV aux 40% de l'exploitation de Niko Resources sur la concession, signée avec l'Etat malgache en 2008, du bloc pétrolier dénommé Grand Prix vient d'être approuvé officiellement par le gouvernement de Madagascar. Il est à rappeler que ce bloc pétrolier de 16.845km² qui se trouve sur la cote Ouest de Madagascar est désormais détenu conjointement par OMV à 40%, Niko Resources à 35% et par Enermad, une autre compagnie canadienne à 25%.
Niko Resources attend les opérations de transactions liées à cette cession de la part de la compagnie OMV. Cette dernière passera aux travaux d'extractions effectives et projette une commercialisation pour l'année 2015.

DRT, un géant mondial exploitant des forêts à Madagascar, veut implanter une usine aux Etats-Unis

La collecte dans la sylviculture s'étant arrêtée en France, DRT a été obligée de s'orienter sur les pays émergents, notamment sur les hauts plateaux de Madagascar où DRT possède des milliers d'hectares de forêts de pins issus de reboisements, pour continuer à extraire et transformer son produit phare destiné à la parfumerie.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Processus d'extraction et d'exploitation de DRT
La société DRT, contraction de Dérivés Résiniques et Terpéniques, a été créée il y a 80 ans, implantée dans les Landes, en France. Devenue un géant mondial dans son secteur, elle possède une grande expertise dans la collecte d'arbres résineux comme le pin. Mais la collecte dans la sylviculture s'étant arrêtée en France, DRT a été obligée de s'orienter sur les pays émergents, en Chine, au Paraguay, en Inde, et à Moramanga, au Centre-Est de Madagascar où DRT possède des milliers d'hectares de forêts de pins issus de reboisements, pour continuer à extraire et transformer son produit phare qui est la gemme en terpènes hydrocarbures issus de la térébenthine. DRT exploite à Madagascar sur un contrat de droit d'usage depuis 2007 à travers la Société de Malgache de Collecte et de Transformation de la Résine (SMCTR) qui siège à Moramanga.

Microsoft Madagascar veut rattraper son retard sur l'Océan Indien

Microsoft tient au marché de l'Océan Indien, et à Madagascar en particulier. La firme veut maintenir la visibilité de ses produits et services pour les entreprises qui y sont implantées et satisfaire au mieux leurs besoins, surtout sur leur accès aux technologies les plus récentes.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Carole Rakotondrainibe, représentante de Microsoft à Madagascar
Depuis 2009, la filiale malgache de Microsoft a subi une chute de son chiffre d'affaires. Cette chute mesurée en 2013, révélée par Microsoft Madagascar, est de 12% par rapport au CA de 2009. Carole Rakotondrainibe, la représentante de Microsoft à Madagascar, a en effet réuni les distributeurs et les partenaires de la firme de Redmond pour exposer les grands axes de développement de Microsoft à Madagascar à partir de l'année 2014.

vendredi 11 octobre 2013

L'African Leadership Network a décerné les prix 2013 pour l'African Awards Entrepreneurship

Le rôle premier de l'African Leadership Network est de promouvoir en Afrique la prospérité par la promotion de l'esprit d'entreprise. Ces gagnants représentent l'avant-garde des entrepreneurs africains qui dévoile un avenir prospère, confiant et optimiste pour le continent. Interview d'Erick Rajaonary, DG de Guanomad sur How We Made It In Africa.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Isaac Kwaku Fokuo Jr, PDG de l'African Leadership Network (ALN) est fier d'attribuer pour cette édition 2013 les African Awards Entrepreneurship (AAE). Les finalistes sont issus de secteurs porteurs pour le continent : industrie manufacturière, agribusiness, nouvelles technologies, éducation, commerce de détail et aviation. L'ALN a été créé en 2007 et 45 pays africains constituent le comité actuel. Depuis sa création, 1,5 millions de dollars ont été décernés aux 30 entreprises africaines, gagnants de l'AAE. Les Awards pour chaque entreprises sont accompagnés d'une enveloppe de 200.000 de dollars chacun.

mardi 8 octobre 2013

Start-Up Café 2013 à Paris : "se vendre" aux géants du Net ou non ?

Start-Up Café 2013 est organisé par Google sur les thèmes porteurs du moment : les plateformes Cloud, la compréhension de HTML5, ou encore le vaste marché du mobile...Smartelia, société malgache spécialisée dans l'assistance en ligne aux entreprises, était présente au Start-Up Café 2013. Elle a témoigné du dynamisme de son secteur qui a créé des emplois à Madagascar.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

L'édition 2013 du Start-Up Café à Paris s'est déroulé au Comptoir Général, Paris 11è. Cette rencontre des acteurs des nouvelles technologies est organisée par Google sur les thèmes porteurs du moment : les plateformes Cloud, la compréhension de HTML5, ou encore le vaste marché du mobile...
Start-Up Café 2013 a vu la participation de plusieurs jeunes sociétés actives dans les nouvelles technologies mais orientés sur des objectifs variés. Pourtant, une grande question s'est posée pour la plupart de ces jeunes pousses du Net, selon l'analyse de Challenges.fr : "Se vendre" au géant du Net, comme Apple, Amazon ou Google, ou rester indépendants ?


Tiana Raoilison, CEO de Smartelia
Plusieurs créateurs de start-up ont participé à ce meeting plutôt bon enfant malgré les enjeux capitalistiques énormes que représentent la visibilité offerte par la rencontre. Martin Gorner, travaillant chez Google, l'organisateur de l'événement, connait bien les thèmes débattus car il a lui-même été créateur de Mobipocket, vendu à Amazon. Tiana Raoilison, CEO de Smartelia, société malgache spécialisée dans l'assistance en ligne aux entreprises, était présente au Start-Up Café 2013. Elle a témoigné du dynamisme de son secteur qui a créé des emplois à Madagascar, son pays natal.

lundi 7 octobre 2013

Le groupe Castel veut doubler son CA sur l'Océan Indien en 2014

Campagnes de communication intenses, promotions, tarifs en baisse, soirées dédiées… Le groupe Castel ne cache pas son ambition de doubler son chiffre d’affaires dans la bière sur l'Océan Indien d’ici à 2014.

par Liva Rakotondrasata et Tsirisoa Rakotondravoavy

Francis Batista, PDG-adjoint partant des Brasseries STAR, remplacé par Emmanuel de Tailly. (de g. à d.)
Premier acteur brassicole dans la zone océan Indien, le Groupe Castel commercialise aujourd’hui près d’un million d’hectolitres à Madagascar, Maurice, La Réunion et Mayotte. Au niveau continental, il est le numéro deux des distributeurs de bières et de boissons gazeuses avec une présence dans plus de 20 pays et plus de 40 brasseries (dont 4 à Madagascar). Mais le groupe juge qu’il peut encore augmenter significativement sa part de marché dans la sous-région grâce notamment au développement de sa marque THB (acquise en 2011) et de son partenariat avec le géant AB INBEV (Leffe, Stella Artois…). Signalons également l’accord de distribution passé en septembre 2012 avec les Bières Picaro.

dimanche 6 octobre 2013

Forum Economique des Îles de l'Océan Indien 2013 : vaincre le doute

Pour faire face à la morosité économique dans la région, les différents acteurs s’accordent sur un point : rien ne doit ralentir la marche vers l’intégration économique régionale. Une volonté qui découle des objectifs que l’Union des Chambres de Commerce et de l’Industrie de l’Océan Indien (UCCIOI) s’est fixée : constituer une union économique et commerciale dynamique, favoriser la progression de ses échanges extérieurs et promouvoir son attractivité.

par Liva Rakotondrasata

Le moral n’est pas vraiment au beau fixe pour les opérateurs économiques du sud-ouest de l’océan Indien. La morosité des perspectives économiques mondiales, la hausse possible du prix du pétrole à cause de la guerre en Syrie, la crise malgache qui s’éternise, les « changements fiscaux » qui risquent d’affaiblir les entreprises réunionnaises et mahoraises, le doute qui frappe le tourisme mauricien sont autant d’inquiétudes qui n’incitent pas le milieu économique de la zone COI à beaucoup d’optimisme. Toutefois, les différents acteurs s’accordent sur un point : rien ne doit ralentir la marche vers l’intégration économique régionale. Une volonté qui découle des objectifs que l’Union des Chambres de Commerce et de l’Industrie de l’Océan Indien (UCCIOI) s’est fixée : constituer une union économique et commerciale dynamique, favoriser la progression de ses échanges extérieurs et promouvoir son attractivité.

lundi 23 septembre 2013

Centrale d’achats réunionnaise : Une fenêtre qui s’ouvre pour les fournisseurs malgaches

Cette initiative réunionnaise ne manque pas de susciter l’intérêt des malgaches qui sont de plus en plus nombreux à vouloir exporter vers l’île voisine, notamment des produits agroalimentaires. Selon Salim Motara, chef de projet au sein de la CCIR, des contacts ont déjà été établis avec des fournisseurs basés à Mayotte et à Madagascar.

par Liva Rakotondrasata

Les membres la CCI Réunion lors de la réunion pour la centrale d'achats
Les commerçants réunionnais, fortement concurrencés par la grande distribution et soucieux d’obtenir des prix compétitifs des fournisseurs, ont lancé en 2010 l’idée de créer une centrale d’achats. La Chambre de Commerce et d’Industrie de la Réunion a été chargée de la réalisation du projet avec un objectif de rendre la centrale opérationnelle dès cette année 2013. Et cette initiative réunionnaise ne manque pas de susciter l’intérêt des malgaches qui sont de plus en plus nombreux à vouloir exporter vers l’île voisine, notamment des produits agroalimentaires. Selon Salim Motara, chef de projet au sein de la CCIR, des contacts ont déjà été établis avec des fournisseurs basés à Mayotte et à Madagascar. Toutefois, la priorité des priorités est de rassembler au moins 300 commerçants pour que le projet soit viable. Avec une surface moyenne de 100 m2, ils auraient une capacité d’achat à celle de 5 hypermarchés.
Selon les estimations, entre 4000 et 5000 commerces devraient être intéressés par ce genre d’initiative mais nombreux sont encore sceptiques et ont encore besoin d’être informés sur les tenants et aboutissants de l’opération. La centrale d’achats sera en fait une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) gérée par les commerçants eux-mêmes. Du côté de Madagascar, les fournisseurs potentiels souhaitent surtout connaître les exigences de cette nouvelle structure d’achat dont chaque membre doit s’acquitter d’un droit d’adhésion de 1000 euros.

samedi 21 septembre 2013

La compagnie Tullow Oil Plc est confiante sur ses sites de forage à Madagascar

Le paramètre des données sismiques était suffisant pour Tullow Oil Plc d'investir à fond sur Madagascar. Cette compagnie britannique poursuit une logique tectonique selon laquelle Madagascar, avant de devenir une île, était rattaché il y a 88 millions d'années au Kenya et au Mozambique, deux pays où Tullow Oil est présente pour la même raison qu'il s'y trouve des sites pétrolifères très prometteurs.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


Site de Berenty inclus dans la licence de Tullow Oil
La compagnie pétrolière britannique Tullow Oil Plc reste confiant sur ses explorations dans les réserves de Bemolanga. Elle compte commencer les travaux de forage sur ce célèbre site pétrolifère en 2014. Ces travaux concernent plus 9.000m² dans le bassin de Morondava et un autre bloc de 11.000m² à Berenty. Marcelle J. Dane, directeur des opérations de Tullow Oil à Madagascar explique que la plupart de ces sites ont déjà été exploités dans le temps par Amoco mais celle-ci a fusionné en 1998 avec British Petroleum et Occidental Petroleum. Dane confirme que "les technologies actuelles ont permis à Tullow Oil de confirmer la possibilité de forer du pétrole dans ces zones." La probabilité avancée par cette compagnie britannique était supérieure à 74%, et le paramètre des données sismiques était suffisant pour elle d'investir à fond sur Madagascar. Tullow Oil poursuit une logique tectonique selon laquelle Madagascar, avant de devenir une île, était rattaché il y a 88 millions d'années au Kenya et au Mozambique, deux pays où Tullow Oil est présente pour la même raison qu'il s'y trouve des sites pétrolifères très prometteurs.

vendredi 20 septembre 2013

Salon de l’Habitat 2013 : Discrétion autour de son « grand » partenaire

Le Salon de l'Habitat se déroulera au sud d’Antananarivo, au Parc des Expositions Forello Expo, du 14 au 17 novembre 1013. Michel Domenichini Ramiaramanana, le patron du comité d’organisation, a laissé entendre que le salon aura cette fois comme partenaire "une grande firme internationale opérant dans l’immobilier"... qui est la société Century 21.

par Liva Rakotondrasata

L’agence Première Ligne a réuni la presse le 5 septembre dernier pour marquer le lancement officiel des préparatifs de la 15ème édition du Salon International de l’Habitat. L’événement se déroulera au sud d’Antananarivo, au Parc des Expositions Forello Expo, du 14 au 17 novembre 1013. Lors de cette rencontre avec les journalistes, Michel Domenichini Ramiaramanana, le patron du comité d’organisation, a laissé entendre que le salon aura cette fois comme partenaire une grande firme internationale opérant dans l’immobilier et employant plus de 100 000 collaborateurs. Mais l’homme n’a pas voulu en dire plus et s’est contenté d’ajouter que c’est une entreprise qui est en train de s’implanter à Madagascar. Une manière de dire que malgré la crise politique qui mine l’économie de la Grande Ile depuis plus de quatre ans, les investisseurs de référence croient toujours à l’avenir du pays. Il est sûr que l’identité de ce fameux partenaire sera connue dans les prochaines semaines mais la discrétion entretenue au sujet de ce dernier commence à susciter différents commentaires. Certains acteurs majeurs du secteur de l’immobilier local peinent, pour leur part, à cacher leurs inquiétudes.

N E W S