vendredi 26 avril 2013

Des salariés d'EDF seraient sous surveillance à partir de Madagascar

Une officine privée localisée à Madagascar mettrait des salariés d'EDF sous surveillance. Une enquête est ouverte et EDF dément formellement cette action.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Une enquête est ouverte et les personnes concernées par le mail évoquant une mise sous surveillance de certains salariés d'EDF seront entendues à Malartic. Ce mail a en effet permis d'identifier la provenance de la surveillance supposée de ces salariés d'EDF, l'endroit serait une officine privée localisée à Madagascar. Cette officine appartiendrait à une entreprise parisienne détenant une part majoritaire dans cette officine. Le syndicat CGTR a déposé une plainte de réserve pour dénoncer la gravité de cette mise sous surveillance en évoquant des "accusations graves" et des "faits inacceptables" s'ils étaient fondés.
De son coté, EDF dément formellement à travers un communiqué cette mise en surveillance supposée de quelques uns de ses salariés par cette officine malgache. On attends la suite après les enquêtes et les auditions diligentées par la police française.
En août 2012, EDF a déjà été victime d'une tentative d'escroquerie à grande échelle par e-mail demandant aux clients de communiquer sur un formulaire leurs coordonnées bancaires et le numéro de leurs cartes.

mercredi 24 avril 2013

L’analyse sensorielle bientôt indispensable pour l’exportation


L’industrie agro alimentaire malgache doit s’adapter aux nouvelles normes internationales en matière de qualité des produits si elle compte exporter à long terme.

par Hery Andriamiandra

Echantillon de chocolat en plaquettes 
L’idée n’est pas nouvelle, mais les entrepreneurs locaux négligent souvent les normes requises, recommandables pour les produits exportés. Actuellement l’analyse micro biologique auprès de l’Institut Pasteur reste leur priorité afin d’obtenir une certification alimentaire.  La seconde phase consistant à passer au crible le produit par l’analyse sensorielle est en grande partie ignoré des firmes agro alimentaires locales, pour des raisons financières en général. Il est vrai, l’entreprise faisant appel à un laboratoire certifié doit débourser 10.000 euros soit 27 millions d'ariary. « Pourtant l'analyse sensorielle deviendra incontournable » selon un technicien « cela consiste à étudier d'une manière ordonnée et structurée les propriétés d'un produit afin de pouvoir le décrire, de le classer ou de l'améliorer d'une façon extrêmement objective et rigoureuse, en utilisant les 5 sens ». Pour le moment, quelques entreprises  se sont intéressées au projet, qui date de 2005. « C’est le seul laboratoire de ce type dans l’océan indien » indique notre interlocuteur. Le L.A.S a été créé auprès du Département Technologique de la FOFIFA à Ambatobe en appui aux activités du PCP Pasqual. 66 millions d’ariary ont été mobilisé dans l’équipement et l’aménagement du laboratoire.

Un drame humain à Mayotte : 3.000 mineurs immigrés abandonnés


Un drame humain s'est créé à Mayotte suivant le flux migratoire venant des Comores : plus de 3.000 mineurs comoriens se retrouvent sur l'île sans aide ni ressources.


par Tsirisoa Rakotondravoavy

Dominique Baudis, défenseur des Droits (Europe)
Avec le travail efficace de "la machine à expulser" à Mayotte, révélé par Dominique Baudis, le Défenseur des Droits, sur le site LeMonde.fr, plusieurs familles se font expulser de l'île de Mayotte vers les Comores qui se trouvent à 70km.  Une "bombe à retardement" est pourtant "posée" sur l'île selon le rapport de Baudis qui y avait fait le déplacement en novembre 2012 : plus de 3.000 mineurs comoriens y sont livrés à eux-mêmes.
Lire la suite sur : http://politique-oi.blogspot.com/2013/04/drame-humain-mayotte-3000-mineurs.html



mardi 23 avril 2013

Air Madagascar compte doubler la fréquence Marseille - Antananarivo

Ouverture d'une nouvelle agence et installation du directeur Océan Indien à Marseille, Air Madagascar annonce une nouvelle stratégie sur l'axe Europe - Océan Indien.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Air Madagascar vient de signer son bail au 176 Cours Lieutaud à Marseille pour une ouverture effective en juin. Cette nouvelle agence était occupée jusqu'ici par Air Austral qui a déménagé. Cette nouvelle installation de la compagnie aérienne malgache s'inscrit dans une stratégie à moyen terme pour reconquérir le marché sur l'axe Europe - Océan Indien. Concrètement, Air Madagascar, qui assure un vol hebdomadaire avec un Airbus A340-300 sur cette ville du Sud de la France vers Antananarivo, la capitale malgache,  compte doubler cette fréquence.

Nicolas Charlet, directeur Océan Indien d'Air Madagascar
Le directeur Océan Indien de la compagnie, Nicolas Charlet, annonce ainsi cette stratégie qui s'étend entre 2013 et 2014, année de ce doublement du nombre de vols Marseille - Antananarivo. Nicolas Charlet quitte la Réunion en laissant la direction de l'agence Air Madagascar sur l'île à Sandra Rabaritsialonina. Le choix de Marseille se pose sur l'importance de la communauté malgache et comorienne dans la cité phocéenne. Antananarivo devrait ainsi se transformer en hub desservant à travers ce vol Marseille, les Comores, Antananarivo et la Réunion.

vendredi 19 avril 2013

La filiale monégasque de la BNP Paribas soupçonnée de blanchiment d'argent provenant de Madagascar

BNP Paribas Wealth Management soupçonnée de blanchiment d'argent selon une enquête interne. La provenance principale serait Madagascar, le Sénégal, le Gabon et le Burkina Faso.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le siège à Antananarivo de la BMOI filiale à 75% de BNP Paribas cédée à la BPCE en juillet 2011.
Selon l'ONG Sherpa, qui a porté plainte, relayée par l'agence Reuters, des centaines de millions d'euros seraient blanchis par une filiale de la banque BNP Paribas domiciliée à Monaco. Cette filiale dénommée BNP Paribas Wealth Management auraient reçu par des petites opérations sur plusieurs mois des chèques provenant principalement de comptes à Madagascar mais aussi du Gabon, du Sénégal et du Burkina Faso. Ces opérations jugées "anormales" ont inquiété l'ONG d'observation Sherpa qui a alerté Jean-Pierre Dreno, Procureur Général de Monaco. L'Inspection générale de la BNP Paribas a montré dans un rapport confidentiel datant d'octobre 2011 l'existence de milliers de chèque provenant de Madagascar entre 2008 et 2011 sans contrôle de l'origine des virements. L'ONG Sherpa appuie dans ce dossier que les principales victimes des paradis fiscaux, dont Monaco veut une sortie "honorable" dans cette affaire, comme dans tant d'autres, ce sont les pays en développement qui connaissent une fuite considérable de capitaux. 
Il est à noter que la BNP Paribas vient justement de vendre en juillet 2011 sa filiale de Madagascar détenue à 75%, la BMOI - BNP Paribas (Banque Malgache de l'Océan Indien), à la BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne). Ces centaines de millions d'euros seraient maintenant "perdus" dans les méandres des comptes à numéros des paradis fiscaux panaméen et des Îles Caïmans, après avoir transité dans les comptes de la BNP Paribas, et ce sans aucune possibilité d'enquête. Ces comptes à numéros sont considérés comme "le trou noir de l'économie mondial" depuis le début des enquêtes sur les fortunes des dirigeants de plusieurs pays et d'autres entreprises "évadées fiscales". Il y aurait 2.500.000 fichiers suspectés de grande évasion fiscale dans le monde selon l'ICIJ (International Consortium of Investigation Journalism) dont fait partie Médiapart, le site d'informations qui a fait de l'affaire Cahuzac une cible de premier ordre en France.

mardi 16 avril 2013

Madagascar entre dans le réseau ATA Carnet System

Madagascar fera son entrée dans ATA Carnet System, un réseau de 70 pays administré par la Chambre de Commerce Internationale (ICC) et la Fédération Mondiale des Chambres de Commerce

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Les premiers pays en échanges commerciaux avec Madagascar
Madagascar sera admis le 22 avril 2013 comme le 71ème pays membre du réseau ATA Carnet System. Ce réseau créé en décembre 1961 est administré par deux institutions : la Chambre de Commerce Internationale (ICC) et la Fédération Mondiale des Chambres de Commerce (WCF). L'objectif commun des 71 pays membres est d'accélérer et de faciliter leurs échanges commerciaux et surtout d'identifier les opportunités à travers les "carnets", des notes sur les offres et demandes de chaque pays. Peter Bishop, le président du World ATA Carnet Council (WATAC) affirme que "l'entrée de Madagascar est à la fois à son bénéfice mais aussi pour les autres pays membres, car la Grande Île possède des atouts inexploités depuis son ouverture sur le commerce international." ATA Carnet System possède des interfaces d'informations et de facilitations entre les pays membres pour les promotions des produits propres à chaque pays. A titre d'information, le volume d'échanges qui se fait au sein du réseau ATA Carnet System atteint les 25 milliards de dollars pour 175.000 dossiers que les membres appellent "carnets", dont les catégories varient entre les pierres précieuses, les événements commerciaux, le service aux entreprises et aux institutions, l'industrie militaire...
A titre d'exemple, des produits, des services d'excellence et des événements exceptionnels validés par ATA Carnet System ont participé à des salons internationaux pour leur promotion : les World Cup Yachts, les produits de Giorgio Armani, les voitures McLaren Grand Prix, les motos Harley Davidson, les équipements du Ballet de Bolshoï, les contenus et informations de BBC et de CNN...

La Réunion compte 9,3% de demandeurs d'emploi de plus en un an.

Selon les chiffres de Pôle Emploi, la Réunion compte 9,3% de chômeurs en plus en un an.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le taux de chômage dans les grandes communes
En un an, la Réunion compte 9,3% d'inscrits de plus comme demandeurs d'emploi au site Pôle Emploi. Le nombre exact de chômeurs culmine à 132.260 inscrits sur la catégorie A, chômeurs à la recherche active et disponible. En Métropole, le chiffre de la hausse de demandeurs d'emploi n'est reluisant non plus avec un taux de 10,4% en plus. Si on cumule ceux qui sont inscrits dans les trois catégories A, B et C, donc en recherche active avec ou sans activités, le nombre arrive à 150.510 chômeurs. Les demandeurs d'emploi chez les plus âgés sont importants à 1,2% de plus, avec 1,6% de plus chez les hommes âgés. Généralement dans la catégorie A, la hausse chez les hommes est à 10,9% et 7,7% chez les femmes, toujours dans la période de un an.
Le nombre d'offres d'emploi au Pôle Emploi est de 2.260 avec une baisse de 4,4% en trois mois. Les syndicats et les groupements professionnels tirent la sonnette d'alarme sur cette situation qui semble intenable pour les réunionnais.
Notons que l'île de la Réunion a enregistré une hausse des prix de l'alimentation à 5,2% en un an. Ce sont les prix de l'énergie, des services et de l'alimentation qui tirent notamment cette hausse.


lundi 15 avril 2013

Quelle politique économique pour Madagascar ?


Au moment ou Madagascar traverse une zone de turbulence depuis janvier 2009, en raison d’une crise politique qui n’en finit pas, Richard J. Randriamandrato, un chef d’entreprise qui dirige en même temps dans la Grande Île le Centre de Politiques Alternatives, nous livre ses réflexions sur le devenir d’une vision politico-économique à long terme, qui pourrait stabiliser définitivement le pays.

Interview exclusive 
par Hery Andriamiandra pour le Journal de l'Economie


Richard Randriamandranto, du Centre de Politiques Alternatives
>> Lire l'interview 

samedi 13 avril 2013

Les tournages à la Réunion rapportent à l'île et attirent les producteurs étrangers

Tourner les films à la Réunion rapporte à l'île, attire les producteurs étrangers et contribue à l'économie locale. En 2012, la recette reversée par les producteurs était de plus de 3 millions d'euros.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

La série "Section de recherches" sur TF1 en tournage à la Réunion.
De plus en plus de producteurs étrangers et de la métropole s'intéressent à l'île de la Réunion pour y tourner films et séries télévisées. Selon Alain Randresy, chargé de mission Cinéma et Audiovisuel à l'Agence Film Réunion - AFR, un euro versé d'aide par l'agence à travers une production rapporterait quatre euros à l'économie de l'île. Il faut noter que la Réunion a comptabilisé 54 projets de tournages, de clips et d'écritures en 2012. Ces projets ont apporté environs 3 millions d'euros. Il précise que sur un projet de 100.000 euros, 35.000 euros sont versés à titre de dépenses locales. L'AFR travaille actuellement à 60% de projets de production réunionnaise et 40% de productions étrangères et venant de la Métropole. Des grosses productions passées à la Réunion en tournage sont TF1 pour la série "Section de recherches", France 2 pour la série "Signature", France Ô pour "Cut", ou les américains comme le long-métrage "Rosenn" avec Rupert Everett et Béatrice Dalle. L'AFR est financée par le conseil régional, l'Union Européenne et la DAC-OI.

mercredi 10 avril 2013

Madagascar, centre de la région Océan Indien en mai 2013

La Foire International de Madagascar du 23 au 26 mai 2013 sera une occasion pour le Club Export Réunion pour organiser la rencontre Madagascar-Réunion

par Tsirisoa Rakotondravoavy

IDE à Madagascar et à île Maurice en 2011
Pas moins de 100m² pour le pavillon Réunion, 26 entreprises réunionnaises sur les 400 exposants, six conférences bilatérales Réunion-Madagascar. A travers ses engagements, le Club Export Réunion a annoncé sa volonté de développer davantage ses relations avec les entrepreneurs et les institutions malgaches. Madagascar possède une visibilité "à moindre coût" qu'aucune autre île de l'Océan Indien ne possède, selon les exposants. Ces entreprises réunionnaises s'attendent à de vraies relations de développement car beaucoup de domaines seront partagés par les exposants sur la FIM, qui sont en attente d'informations valables pour investir : le tourisme avec les îles Vanille, l'agriculture, les technologies, l'industrie minière et pétrolière, le bâtiment et surtout les services aux entreprises. Pas moins de 10.000 visiteurs seront attendus lors de cette foire annuelle de Madagascar.
Notons que de son coté, l'île Maurice a annoncé depuis l'année dernière, qu'avec plus d'une soixantaine d'entreprises en 2013, elle devrait occuper plus 2.500m² de stands. Les volumes d'investissements étrangers à Madagascar et sur l'île Maurice ont été particulièrement observés jusqu'en fin 2011 et la tendance de l'IDE à Madagascar, atteignant 907 millions de dollars, serait la principale source de l'engouement actuel pour la Grande Île.

Webhelp développe l'outsourcing à Madagascar

Webhelp choisit Madagascar pour développer ses activités d'outsourcing pour des clients en France. Premier paramètre de cette décision : l'écart des coûts entre la Grande Île et le Maroc, à l'Algérie et la Roumanie où l'entreprise opère déjà.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

La décision de Webhelp pour l'installation à Madagascar tient sur un paramètre capital : la différence de coût s'élevant à plus de 30% entre ses opérations de la Grande Île contre le Maroc. Cette différence a permis à Webhelp d'implanter son centre d'outsourcing de 250 positions à Antananarivo après avoir prospecté au Sénégal, en Cote d'Ivoire et au Cameroun. La situation géopolitique de ces trois pays a fait reculer Webhelp. Cette dernière atterrit à Madagascar car elle juge que le pays possède les infrastructures téléphoniques nécessaires, ce qui permettra à Webhelp de développer ses activités de téléphonie dans l'e-commerce, freinées auparavant par des problèmes de liaison. Opérations de back office et service client sur le e-commerce, voilà les domaines pour lesquels Webhelp sera présent à Madagascar en mai 2013. L'entreprise investira à moyen terme dans le télémarketing, explique Etienne Turion, directeur du Business Unit Entreprises de Webhelp.

lundi 8 avril 2013

Métallurgie : Soalala, premier des sept sites à exploiter

Le secteur de la métallurgie à Madagascar est en pleine effervescence.  L’exploitation des mines de Soalala -, situées au nord ouest de Madagascar- dont le permis d’exploitation a été octroyé à l’entreprise chinoise Wisco, a soulevé bien des questions sur la stratégie de redynamisation du secteur de la métallurgie. 

 par Hery Andriamiandra

Image aérienne d'Aquamas près de Soalala
Le montant des investissements annexes liés au projet Soalala Wisco s’élève à 1,2 milliards de dollars, qui ont trait à la construction d’une zone industrielle, 3,4 milliards de dollars à un nouveau port,  et autour du site sont également prévus des projets agricoles et sociaux estimés à 450 millions de dollars.  Un corridor logistique et une centrale hydraulique sont également envisagés dans cette zone. Ces projets ouvrent d’autres perspectives de développement pour Madagascar car d’autres gisements de minerai de fer, certes moins important, identifiés par le Bureau des Cadastres Minier, dont ceux de Bekisopa, Betioky Sud et de Fasintsara sont encore inexploités.
Ce n’est pas la première fois que ce potentiel de production est rendu public.  En 1929 déjà,   
les dépôts de minerais de fer ont été identifiés, lorsque des quartzites riches en magnétite ont été découverts.  Cependant, peu de travaux ont été effectués concernant la géologie des gisements de fer dans ces régions. L'exploration préliminaire a eu lieu sur les dépôts d’Ambohipaky, menée par la SAMMAD, une filiale du géant suisse Alusuisse, celle-ci et Alcan ayant fusionné pour former ce géant minier de production d'aluminium. Le travail effectué à l’époque a comporté un examen des informations géologiques et topographiques sur cette zone à une profondeur de 500 à 1000 mètres. Ce travail a également permis d’examiner et d’interpréter le cadre structural.

jeudi 4 avril 2013

Discussion au sein de l'ARDA sur l'aquaculture dans l'Océan Indien

L'ARDA et le projet Smartfish de la COI ont réuni Madagascar, le Mozambique, la Réunion et Maurice pour discuter du potentiel d'avenir de la culture du crabe de mangrove.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

L'Association Réunionnaise de Développement de l'Aquaculture - ARDA et le projet cofinancé par la Commission de l'Océan Indien - COI et le Fonds Européen pour le Développement - FED ont organisé une rencontre sur un thème potentiellement porteur sur l'aquaculture dans l'Océan Indien qui est la culture du crabe de mangrove.
C'était une occasion pour évoquer le potentiel régional sur la culture de cette espèce appelée aussi scylla serrata, propre à cette zone du globe, et économique très intéressant pour les pays et les sociétés qui les exploitent. Des suivis halieutiques faits par l'ARDA à Mozambique et par le projet Smartfish à Madagascar ont permis de conclure sur l'existence de nouvelles techniques appliquées à l'aquaculture qui feraient moins de "perte post-capture".

Les grands projets pour désengorger Antananarivo


Difficile d’imaginer Antananarivo d’ici 10 ans avec ses 2 à 3 millions d’habitants sans un plan d’urbanisation digne de ce nom qui pourrait régler définitivement les problèmes d’environnement, de pollution, de circulation et de logement, qui minent l’expansion de la Capitale.

par Hery Andriamiandra

Un projet « haussmannien »  doit un jour ou un autre émerger de l’esprit des prétendants à la Mairie d’Antananarivo selon nos interlocuteurs. En 1983, on dénombrait 700.000 habitants .Ils sont environ 2 Millions, vingt huit ans plus tard, sachant que 30% de la population malgache vivent des les villes. « Dans les années 60, un plan d’urbanisme a été conçu, avec une poussée vers l’ouest, mais inapproprié » selon J.Ramamonjisoa qui analysait dans les années 80, l’extension urbaine d’Antananarivo « car sans réflexion préalable sur le mode d’occupation traditionnel de l’espace ». De plus rappelle t-il, « la population résolvait ses problèmes d’habitat en squattérisant les espaces disponibles en bordure de route ou en refluant vers la périphérie, là ou le prix du sol reste encore accessible malgré  les problèmes de transport urbain »

Antananarivo, situé dans une cuvette, subit une pollution qui s’accentue au fil des années. Les goulets d’étranglements sont légion à Antananarivo sur plusieurs axes routiers.
Pour aborder sereinement les 50 prochaines années, un plan directeur pour Antananarivo intra muros - à long terme- serait approprié affirment bon nombre de techniciens, spécialisés en environnement, en paysagisme, en aménagement urbain sachant que la population urbaine à Madagascar atteindra dans les 10 ans 45% selon une étude révélée au dernier Forum National sur l’Urbanisme au Centre Conférence d’Ivato en mars 2013. Les Maires qui se sont succédés ont chacun mis leur empreinte personnelle, mais il faut trouver les réponses aux défis du XXI siècle auxquels sont  confrontés les pouvoirs publics : l’explosion démographique avec un exode rurale qui s’accentue reste une des préoccupations majeure. Il faut savoir que 25% de s172 villes de Madagascar évoluent dans des endroits inappropriés. La question est de savoir où loger tous les citadins.
Un autre défi sera l’aménagement du territoire pour un développement durable de la capitale, afin de décongestionner Antananarivo (Projet Grand Tana), incluant une urbanisation maitrisée et surtout un développement des activités sectorielles dans de nouvelles zones périphériques, ce que le jargon professionnel appelle « zoning ».

mardi 2 avril 2013

Le GOTICOM menace de saisir la justice contre l'OMERT

Le groupement des opérateurs en nouvelles technologies à Madagascar, le GOTICOM, menace de saisir la justice contre l'Office Malgache d'Etude et de Régulation des Télécommunications OMERT après la décision de celui de fixer certains prix des télécommunications. Le marché du mobile à Madagascar se chiffre à 476,8 milliards d'ariary en 2012.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Gil Razafintsalama, président du GOTICOM
La décision de l'OMERT de fixer les prix des télécommunications, et de supprimer dans la même foulée une partie de la grille des prix des opérateurs téléphoniques malgaches, a pris effet le 1er avril. Cela n'avait rien d'un poisson d'avril et les usagers, notamment les entreprises et les cadres bénéficiant par exemple d'un certain avantage sur des achats groupés sur mobile, communément appelés "flottes d'entreprises", sont les grands perdants dans cette décision. Le GOTICOM qualifie ainsi d'illégal cette décision en rappelant l'OMERT à la raison et de retirer cette fixation de prix. Gil Razafintsalama, président du GOTICOM, explique que : "dans l'article 34, la loi sur les télécommunications charge l'OMERT de lutter contre les éventuelles ententes entre les opérateurs..."

lundi 1 avril 2013

StratMin Global Resources exporte 20 tonnes de graphite extrait de la mine de Loharano à Madagascar

La compagnie StratMin Global Resources exporte sa première vague de graphite de Madagascar vers les Etats-Unis. Elle exploite la mine de graphite de Loharano.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le porte-conteneurs transportant le premier lot pour les Etats-Unis au port de Tamatave
Le président de StratMin Global Resources, Gobind Sahney, ne cache pas sa joie en félicitant toute l'équipe de sa compagnie, notamment ceux qui sont sur la mine de Loharano. Et pour cause, cette compagnie a expédié sa première vague d'exportation de graphite en lamelles, 20 tonnes pour ce début. Cette expédition est partie du port de Tamatave et destinée à un client de StratMin Global Resources aux Etats-Unis. Selon la compagnie, les lots de graphite qu'elle exporte respecte la norme requise en dimension, des particules de 40 à 80 mesh (unité de mesure appliquée pour cette matière), et un taux de carbone à plus 94%.

N E W S