vendredi 28 juin 2013

BNI - Crédit Agricole : vent de panique au sein de cette filiale malgache du Crédit Agricole

Mais que se passe-t-il au sein de la BNI-CA, la banque dont le Crédit Agricole est actionnaire majoritaire. Cette dernière est en train de se désengager de sa filiale de la Grande Île au profil d’un consortium.

par Hery Andriamiandra pour le Journal de l’Economie

Le consortium dénommé Indian Ocean Financial Holdings Limited composé de firmes de droit mauricien  - Bank One et Ciel Investment Limited- et de Trielite Group Limited basé aux Îles Vierges Britanniques, est en passe de racheter 51% des parts du Crédit Agricole dans BNI-CA à Madagascar. A coté, l’Etat malgache possède 32% des actions. Selon nos sources, la direction générale du Trésor a réitéré début juin « qu’une banque  de premier ordre de référence internationale pourra garantir un développement harmonieux du système financier »  et se poserait des questions sur Bank One, la banque mauricienne membre du consortium, celle-ci n’étant pas forcément une banque de référence au sein du système financier mauricien. C’est à Analakely que le nom de cette banque mauricienne a fait tiqué plus d’un au sein du Conseil d’administration de la BNI-CA. Averti de ces dissensions depuis début mai dernier, le Journal de l'Economie met en relief la position des différents protagonistes de cette saga hivernale. Au sein de la BNI-CA d’Analakely, il faut dire aussi que le nom d’un businessman local, membre du consortium, ne fait pas l’unanimité.

Madagascar : La famine guette

Les franges de la population ayant encore aujourd’hui les moyens d’acheter de quoi se nourrir convenablement, verront leurs pouvoirs d’achat diminuer en raison d’éventuelles hausses de prix et limiteront leurs dépenses en alimentation.

par Zoé Ranoromalala

Il est prévu que 13 millions de malgaches vont souffrir de la famine si des opérations de grande envergure de lutte contre les invasions des criquets ne sont pas effectuées dans les plus brefs délais. Comment ne pas trembler face à ce fléau, en ces temps où 75% connaissent déjà des difficultés alimentaires ? Est-ce que les 7 autres millions d’individus vont vivre tranquillement l’estomac bien rempli ? On sait que la rareté d’une denrée entraîne systématiquement une hausse de son prix sur le marché. Qu’en serait-il si toutes les cultures vivrières sont dévastées par ces insectes ? Il est clair que, les franges de la population ayant encore aujourd’hui les moyens d’acheter de quoi se nourrir convenablement, verront leurs pouvoirs d’achat diminuer en raison d’éventuelles hausses de prix et limiteront leurs dépenses en alimentation. Ceux qui sont déjà dans une misère noire vont essayer de survivre. Et comme « ventre affamé n’a pas d’oreilles », la délinquance va prendre beaucoup plus d’ampleur. Vols et meurtres seront des armes de survie. Toute la population malgache sera victime de ces invasions acridiennes.

mercredi 26 juin 2013

Un défilé anti-économique

Et patati et patata… Un défilé anti-économique

Par Zoé Ranoromalala

Les embouteillages font désormais partie de nos misères quotidiennes ! Ils génèrent des situations qui entravent énormément la vie économique. Que d’heures de travail perdues dues aux retards de centaines, voire de milliers de travailleurs bloqués dans tous les embouteillages ! Que de produits périssables gaspillés, car non livrés dans les conditions normales aux clients ! Tout cela coûte de l’argent aux employeurs, aux producteurs et aux fournisseurs. Toutes les activités économiques en prennent un coup, pendant que les gens piétinent d’énervement des heures durant dans les voitures. Bonjour le stress qui vient s’ajouter aux difficultés déjà inextricables de la vie des malgaches ! Ne parlons pas des personnes souffrantes devant rejoindre les cliniques, hôpitaux et autres centres médicaux pour y recevoir des soins et qui risquent de perdre leur vie dans ces embouteillages ! N’y a-t-il vraiment pas une solution idoine pour préparer une fête (un défilé en l’occurrence) sans mettre à rude épreuve les nerfs de la population ?

mardi 25 juin 2013

Augmentation de 1 million de millionnaires en 2012

Ce sont les plus riches, les 110 000 qui possèdent 30 millions de dollars et plus – qui ont fait le plus grand bond (+ 11 %). Et rien n’indique que la tendance doive s’inverser dans les trois années à venir.

par Christian Berthelot pour le Journal de l'Economie

"Pas besoin de croissance pour que croisse le nombre de millionnaires" écrit Der Spiegel le magazine de Hambourg. Malgré la crise de l'euro, l'Europe avance de 7,5% avec 3,4 millions de millionnaires, L'Allemagne en compte plus d'un million (950 000 en 2011), les français, en 6ème position, passent de 404 000 à 430 000 derrière les britanniques (465 000). C'est ce que montre le dernier rapport de la société de conseil Capgemini sur l’évolution des fortunes à l’échelle mondiale, "World Wealth Report". Le nombre de millionnaires en dollars a augmenté de 1 million en un an, pour grimper à 12 millions en 2012.
L'augmentation est plus particulièrement sensible aux Etats-Unis, avec plus de 3,7 millions de millionnaires (+ 400 000) qui, ensemble, détiennent 12,7 billions de dollars.

Sûreté aéroportuaire : L’étonnante SRDI veut bloquer le processus

La société unipersonnelle SRDI utilise la presse locale pour dénigrer l’Etat malgache. Elle menace même de faire une poursuite en justice. Le problème a commencé avec la résiliation d’un contrat récusé par l’Aviation civile de Madagascar (ACM), suite à une décision de la Cour suprême de Madagascar. 

Article de Antsa Ramaroson pour Midi Madagasikara
Enquête du Journal de l'Economie

La société luxembourgeoise SRDI n’a pas encore digéré la résiliation du contrat pour la réalisation du programme en BOT, portant la mise en place de système de sûreté aéroportuaire dans huit aéroports de Madagascar. En effet, cette société cherche tous les moyens pour dénigrer l’Etat malgache et bloquer le processus du programme. Une démarche qui ne lui est pas nouvelle, vu ses nombreuses mésententes comme celle avec le gouvernement de Togo ou avec les autorités en Belgique.
Incompétente
La Cour suprême a tranché pour la résiliation du contrat avec la SRDI pour de nombreuses raisons. Malgré les nombreux motifs déjà cités, les informations disponibles sur Internet, à propos de cette société unipersonnelle créent encore des surprises.

lundi 24 juin 2013

Selon la mesure Net Index, Madagascar possède la connexion internet la plus rapide d'Afrique

Madagascar, classé 69è mondial avec 8,56 Mbps, occupe la première place pour le continent. La grande île a beaucoup investi dans les infrastructures des nouvelles technologies. Les compagnies téléphoniques ont mis sur le marché des sommes considérées comme colossales pour la région sur le secteur des nouvelles technologies.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le leader mondial de la plateforme de mesure de la connexion internet, Ookla, vient de publier ses derniers résultats. Ces résultats sous forme de tableaux mettent toutes les mesures de connexion internet dans le monde entier, et ce pays par pays. Sur 186 pays classés à partir de la technologie utilisée par Speedtest et Ookla, le débit mondial observé, entre mars et juin 2013, se trouve dans une fourchette large de 0,20 Mbps (mégabits par seconde) au plus bas à 48,27 Mbps pour le plus rapide. Ce dernier classement mondial vient d'être publier le 18 juin dernier. Le trio de tête est occupé par Hong-Kong à 48,27 Kbps, Lituanie 38,90 Kbps et Taïwan 36,65 Kbps. Ces chiffres illustrent la volonté de l'Asie d'investir massivement sur les infrastructures des nouvelles technologies. Hong-Kong, qui est une zone économique spéciale rattachée à la Chine, veut être la référence mondiale des échanges sur les technologies et Taïwan est plutôt le pays de la fabrication et des transactions pour les services concernés par les nouvelles technologies tels que la téléphonie mobile, les ordinateurs, les téléviseurs de nouvelle génération. La Lituanie a quant à elle la volonté d'être à la pointe des technologies au center de l'Europe, vu le vieillissement de l'Europe Occidentale et le retard pris par ses voisins de l'Europe de l'Est qui se sont plutôt concentrés sur l'industrie extractive de pétrole et de gaz pour l'Ukraine ou la Biélorussie, ou l'industrie de transformation et de sous-traitance comme la République Tchèque, la Roumanie et la Pologne.

mercredi 19 juin 2013

Les relations franco-malgaches en froid ?

Les relations bilatérales franco-malgaches risquent de connaître un bouleversement avec la non reconnaissance par le gouvernement français des résultats de la prochaine élection présidentielle malgache prévue cette année. De ce fait, plusieurs mesures ont aussitôt été prises.

Par Hery Andriamiandra pour le Journal de l’Economie

Avec le non octroi de visa au Président de la Transition Andry Rajoelina et de sa famille, ainsi qu’aux deux autres candidats Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka et de leurs proches, le boycott des autorités locales par les autorités françaises a commencé.
Autre fait marquant, la ministre déléguée des français à l’étranger Hélène Conway devait venir à Antananarivo le 1er juin dernier, mais sa visite a été annulée.
Sur le plan économique, plusieurs activités du secteur agricole financées par l’Agence Française de Développement réparties dans les régions d’Analanjiroro (nord-est),Atsinanana,Vatovavy-fitovinany (Est), Atsimo Atsinanana (Sud-Est), Alaotra-Mangoro (Centre-Est), Vakinankaratra et Amoron’i Mania (Hautes-Terres) se terminent en décembre prochain, selon Caroline Piquet, chargée de mission de l’AFD s’occupant du Développement Rural, de l’Environnement et Pêche.

Enquête sur BNP Paribas : de la filiale monégasque au "circuit malgache"

La question qui se pose à Madagascar est la suivante : quels noms d'hôtels, d'apporteurs d'affaires et d'intermédiaires vont tomber dans les semaines qui viennent dans le "circuit malgache" ? Et quelle somme a été en jeu depuis le début des opérations de blanchiment ?

par Tsirisoa Rakotondravoavy, 
Enquête de Grégory Raymond et documents du Huffington Post

BNP Paribas Monaco l'a fait, BNP Paribas Genève a fermé les yeux. Suite à l'information sur le blanchiment d'argent à travers les filiales africaines et malgache de la BNP Paribas que nous avons évoquée dernièrement sous le titre "La filiale monégasque de la BNP Paribas" le 19 avril 2013 que plusieurs journaux ont repris, une enquête a été effectivement menée sur cette filière africaine, notamment sur le "circuit malgache", comme les médias internationaux le surnomment. Comme nous l'avons souligné, une plainte a été déposée initialement par l'ONG Sherpa à l'endroit du procureur de Monaco après la découverte d'opérations inhabituelles dans les comptes de BNP Paribas Monaco Wealth Management avec les filiales BNP Paribas en Afrique et celle de Madagascar qui était la BMOI BNP Paribas (Banque Malgache de l'Océan Indien), dont les 75% détenus par la BNP Paribas ont été cédés à la BPCE en juillet 2011.
L'enquête a bien avancé et une équipe d'enquêteurs a atterri sans surprise à Madagascar depuis le mois de mai 2013. Comme le cas des filiales africaines au Gabon, Sénégal, Cote d'Ivoire et Burkina Faso, les enquêteurs ont confirmé l'émission de plusieurs chèques par la BMOI BNP Paribas à Antaninarenina Antananarivo. La totalité de ces chèques atteint plusieurs millions d'euros mais il est impossible d'avoir un chiffre précis au stade actuel de l'enquête. (lire Huffington Post)

lundi 17 juin 2013

Et Patati et Patata !

Les habitants des 14 régions bénéficiaires de ce projet ont eu droit à des démonstrations de lavage des mains après avoir fait les besoins dans des latrines conçues pour barrer l’accès aux mouches.

par Zoé Ranoromalala

Enfin une bonne nouvelle ! On a pu trouver un abri définitif pour la défécation dans 3.000 villages malgaches. A Madagascar, cette matière tient toujours la vedette en plein 21èmesiècle !  Depuis 3 ans, grâce au programme mené par le Fonds d’Appui pour l’Assainissement (FAA), les habitants des 14 régions bénéficiaires de ce projet ont eu droit à des démonstrations de lavage des mains après avoir fait les besoins dans des latrines conçues pour barrer l’accès aux mouches.

Dans ces cas là, on dit que les 3.000 villages ont atteint le statut « Sans Défécation à l’Air Libre » ou SDA et ce, depuis mars 2010, après avoir suivi des formations et les recommandations d’usage imposées par les acteurs du Programme FAA. Mieux ! Ces derniers vont étendre le programme FAA aux 8 autres régions de Madagascar puisque le Fonds Mondial pour l’Assainissement ou GSF vient d’accorder pour Madagascar une extension de financement  pour une durée de 3 ans ! Quelle chance pour ces braves villageois de respirer enfin un air libre moins pollué et d’avoir acquis de bonnes habitudes pour préserver la salubrité dans leur village !

dimanche 16 juin 2013

Hausse de 160% des réserves prouvées de gaz pour Niko Resources.

Cette découverte en Inde s'incorpore aux autres blocs appartenant à cet opérateur canadien à Madagascar dans le bassin de Morondava, en Indonésie, au Kurdistan irakien, au Bangladesh, au Pakistan et sur l'île Trinité-et-Tobaggo. L'installation de Niko Resources dans le bassin de Morondava, une ville de la cote Ouest de Madagascar regorge de réserves onshore prouvées en gaz et en huile lourde. Ces réserves étaient déjà repérées par le gouvernement en place à Madagascar en 1970.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Implantations de Niko Resources dans le monde
La compagnie canadienne Niko Resources, basée à Calgary, avec une capitalisation boursière de 5 milliards de dollars sur la place de Toronto, affirme avoir prouvé récemment l'existence d'une réserve de gaz dans le bloc dénommé D6 aux larges de la cote Est de l'Inde. Cette découverte pourra faire accroître considérablement les réserves totales en gaz de Niko Resources. "Cette découverte de réserve prouvée était sous-exploitée et la production devrait attendre la période 2015-2017. Néanmoins, l'accroissement du portefeuille de réserves de Niko Resources pour les prochaines années est avéré", a déclaré David Popowich, analyste chez Macquarie Equities Research. Niko Resources était associée dans cette découverte du mois de mai 2013 à ses partenaires du bloc KG-D6 sur lequel le groupe a reçu une version définitive des évaluations de réserves. Reliance Industries (60%), BP Plc (30%) et Niko Resources (10%)  exploitent ensemble le bloc indien KG-D6. Ce dernier s'incorpore aux autres blocs appartenant à cet opérateur canadien à Madagascar dans le bassin de Morondava, en Indonésie, au Kurdistan irakien, au Bangladesh, au Pakistan et sur l'île Trinité-et-Tobaggo.

Les Dix Stratégies de Manipulation

recueilli par Christian Berthelot  pour le Journal de l'Economie

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous vous la livrons ici. Elle nous donne un panel des stratégies mises en place afin de manipuler l'opinion publique et la maintenir dans l’ignorance et la médiocrité :

1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

vendredi 14 juin 2013

Les baleines sont de retour à la Réunion

A ce jour, les connaissances restent peu connues sur le cycle de vie des baleines. On subodore que les baleines à bosse se nourrissent en eaux froides pendant l’été et mettent bas en eaux chaudes durant l’hiver.

par Christian Berthelot pour le Journal de l'Economie

Trois baleines ont été observées à la Réunion dans le sud de l'île près d'Etang-Salé. Chaque année à la période de l'hiver austral, les baleines font leur apparition avec leurs ballets aquatiques qui ravissent autant les touristes que les autochtones.
Pour le moment, elles ne sont que de passage : "A cette époque, elles sont en transit vers d’autres zones de l’océan Indien" explique Guillaume Cottarel, chargé d’études à Globice*. "Jusqu’au mois de juillet environ, on ne les voit que passer, on ne les observe qu’une seule fois. Ce n’est qu’à partir du mois d’août qu’on commence à les voir plusieurs fois. On présume qu’elles restent alors là pour se reproduire".
Pour la première fois, à la Réunion, l'association Globice, en partenariat avec l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS), va pouvoir poser des balises "Argos" sur une quinzaine d’individus adultes en transit afin de suivre par satellite leurs mouvements migratoires. A ce jour, les connaissances restent peu connues sur le cycle de vie de ces animaux. On subodore que les baleines à bosse se nourrissent en eaux froides pendant l’été et mettent bas en eaux chaudes durant l’hiver.

Des bénéfices énormes pour les compagnies pétrolières dans l'Océan Indien

"Ce sont des sommes considérables pour un secteur réglementé. Cela doit inciter les pouvoirs publics à être particulièrement exigeants en ce qui concerne la transparence des marges". Et c’est justement parce qu’il estime que "l’objectif de transparence ne peut être rempli dans le cadre du décret actuel" que Victorin Lurel souhaite réformer le décret Penchard sur les carburants.

par Christian Berthelot pour le Journal de l'Economie

Victorin Lurel, ministre des Outre-mer français, divulgue les bénéfices des pétroliers dans une tribune à France-Guyane : "Le secteur des carburants a dégagé un bénéfice net après impôt d’environ 50 millions d’euros en 2011 dans la zone Antilles-Guyane et d’environ 40 millions d’euros à la Réunion et Mayotte, sans compter les bénéfices des stations service pour lesquelles un chiffre précis ne pourrait être donné qu’en agrégeant des centaines de comptes", dit-il. Les bénéfices nets des compagnies auraient presque doublé en 10 ans.

Classement des hôtels à Madagascar : une copie à revoir

Certains hôteliers ont l’art de contourner les dispositions de la législation pour se faire une place dans le secteur. En fait, depuis longtemps, dans ce métier, « l’approximatif » semble convenir à tout le monde. Et pourtant cet esprit nuit sérieusement à la profession. Cet état de chose suscite un certain nombre de questions qui attendent des réponses.

par Zoé Ranoromalala

Les établissements hôteliers pullulent, animant les paysages malgaches par la diversité de leurs formes, de leurs couleurs, de leurs dimensions, quelquefois, rivalisant d’extravagance. Il existe des petits hôtels, des grands hôtels, des bungalows, des lodges, des pensions de famille, des maisons d’hôtes et même de petites constructions faisant fi de toutes les normes de salubrité et de confort.  Tenez vous bien ! Ces espèces de « bouis- bouis » arrivent toujours à trouver preneurs, locaux et étrangers!

L’évidence est que si vous avez de l’argent, que vous soyez  malgache ou vazaha (étrangers), vous constituez un dossier pour demande d’exercice du  métier et l’adressez au ministère. Vous obtenez l’agrément et vous construisez ou achetez votre maison, que vous modifiez en hôtel. Dans ces cas là, les obligations et recommandations à respecter ont-elles été suivies à la lettre ? Certains hôteliers ont l’art de contourner les dispositions de la législation pour se faire une place dans le secteur. En fait, depuis longtemps, dans ce métier, « l’approximatif » semble convenir à tout le monde. Et pourtant cet esprit nuit sérieusement à la profession. Cet état de chose suscite un certain nombre de questions qui attendent des réponses.

jeudi 13 juin 2013

Business Bridge OI : une charte de coopération pour les litiges transfrontaliers

Business Bridge OI est établie sur une charte de coopération établie d'une manière collégiale pour  régler les litiges transfrontaliers entre les îles de l'océan Indien. En effet, les problèmes transfrontaliers perdurent entre les îles de cette région malgré l'effort de la Commission de l'Océan Indien pour créer des liens commerciaux entre les îles membres.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le Conseil d'Administration du CAMM
Après une réunion de deux jours jusqu'au 5 juin au Centre d'Arbitrage et de Médiation de Madagascar (CAMM), les participants ont décidé de créer une charte de coopération établie d'une manière collégiale pour  régler les litiges transfrontaliers entre les îles de l'océan Indien à travers une plateforme commune appelée Business Bridge OI. En effet, les problèmes transfrontaliers perdurent entre les îles de cette région malgré l'effort de la Commission de l'Océan Indien pour créer des liens commerciaux entre les îles membres. De grands dossiers ont été mis sur la table des négociations cette année par la COI : celui de l'agriculture où Madagascar est invité par les autres îles comme la Réunion et Maurice pour leur fournir en produits agricoles et alimentaires de première nécessité, dossier que nous avons déjà publier sous les titres "Madagascar, grenier de l'Océan Indien" ou encore "La sécurité alimentaire pour Madagascar", celui du secteur aérien où la COI demande aux quatre compagnies Air Mauritius, Air Seychelles, Air Madagascar et Air Austral de collaborer ou à terme, de fusionner pour éviter leur perte chronique, projet difficile à réaliser tant chacune de ces compagnies tient à sa souveraineté, ou encore le dossier, également du secteur agricole, où les syndicats d'agriculteurs et de marchands de Saint-Pierre à la Réunion ont  demandé d'interdire les légumes et fruits provenant de Madagascar.

mercredi 12 juin 2013

Destruction de produits contrefaits et non-conformes à la Réunion

Le ministère français de l'Economie a émis le souhait d'effectuer ces prises à l'occasion de la journée nationale pour la destruction d'objets contrefaits. C'est une procédure dissuasive pour les importateurs d'articles non-conformes aux lois commerciales et très inhabituelle pour les opérateurs à cette période de l'année.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

La Direction des douanes de la Réunion a procédé à la destruction de produits contrefaits et non-conformes aux droits de la marque avec plusieurs cas de copies. Les textes régissant ces saisies tournent souvent autour des droits de propriété et surtout des textes de non-conformité à la sécurité. La grande majorité des articles, au nombre de 30.000 objets, est constituée de 23.500 jouets provenant  pour la plupart d'Asie. On y trouve des faux Monopoly, de fausses Dora ou encore de fausses figurines Cars qui tentaient d'inonder le marché local. Le ministère français de l'Economie a émis le souhait d'effectuer ces prises à l'occasion de la journée nationale pour la destruction d'objets contrefaits. C'est une procédure dissuasive pour les importateurs d'articles non-conformes aux lois commerciales et très inhabituelle pour les opérateurs à cette période de l'année. Il est à noter qu'en 2012, plus de 110.000 articles ont été saisis à l'aéroport de Gillot et au Port, un peu en deça des chiffres de 2011 à 119.000 mais très loin de ceux de 2010 sont à 78.000 produits saisis. D'autres articles comme du matériel électrique, produits de soins, vêtements et accessoires se trouvent aussi dans ces saisies. c'est l'entreprise Veolia qui se chargera de la destruction de ces produits qui se trouvent actuellement dans le hangar 150 du Port Est.

lundi 10 juin 2013

Madagascar : relever l’éducation, une urgence difficile à réaliser

L’éducation ne figure pas parmi les priorités des autorités en place, encore moins la qualité de l’éducation laquelle commence par la formation des enseignants.  La tâche est énorme, seuls 57% du personnel de l’éducation de base ont la qualification minimale (CAE et CAP) pour prétendre transmettre un minimum de savoir aux enfants.

par Zoé Ranoromalala

Dépense publique sur l'éducation à Madagascar par rapport au PIB jusqu'en 2012 (Source Banque Mondiale)
Comment éradiquer, sinon arrêter l’avancée de l’analphabétisme qui devient presque un « fléau » à Madagascar ? Depuis l’indépendance, le tam-tam effectué, lors d’inaugurations d’écoles par les pouvoirs successifs n’était que poudre aux yeux. L’attention a souvent été retenue par le côté festif de ces événements.   Le constat est amer : Malgré quelques lueurs d’espoir perçues à certaines périodes,  la régression de l’éducation dans le pays s’avère actuellement inexorable.  

La situation est aggravée par cette crise politique qui perdure. L’éducation ne figure pas parmi les priorités des autorités en place, encore moins la qualité de l’éducation laquelle commence par la formation des enseignants.  La tâche est énorme, seuls 57% du personnel de l’éducation de base ont la qualification minimale (CAE et CAP) pour prétendre transmettre un minimum de savoir aux enfants. Ce que font  les 43% restants, ne possédant aucune qualification dans le domaine, n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. La majorité des enfants malgaches ne connaîtra que la médiocrité, car toute leur éducation est toujours à refaire.

Polémique autour de la méconnaissance de la redevance aéroportuaire

Les autorités aéroportuaires se soucient principalement de la sûreté des avions afin d'empêcher que des actes ou des produits pouvant mettre en danger le vol d'un avion puissent pénétrer dans les appareils. En protégeant les avions, le système de sûreté mis en place est aussi utilisé pour empêcher que des marchandises illicites puissent passer par nos frontières aux aéroports.

Enquête de Christian Berthelot pour le Journal de l'Economie

Décomposition théorique d'un billet d'avion long courrier pour les trois dernières années
Actuellement, la mise en place d'un système de sûreté efficace aux aéroports est indéniablement une nécessité. Cela pour deux raisons. La première est que nos aéroports doivent se mettre aux normes du Code malgache de l'Aviation Civile (CMAC) en matière de sûreté. Ce code est conforme aux recommandations de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI). La deuxième raison est que nos aéroports sont utilisés pour le passage de marchandises illicites de toutes sortes. Il est à noter que l'Autorité de l'Aviation Civile se soucie principalement de la sûreté des avions afin d'empêcher que des actes ou des produits pouvant mettre en danger le vol d'un avion puissent pénétrer dans les appareils. En protégeant les avions, le système de sûreté mis en place est aussi utilisé pour empêcher que des marchandises illicites puissent passer par nos frontières aux aéroports. C'est pour cela qu'à partir du 12 juin, la décision d'application du 03 juin 2013 sur la redevance de sûreté aéroportuaire (RSA) dans huit aéroports de Madagascar prendra effet. Comme annoncé sur les médias malgaches, les passagers qui utilisent les aéroports d'Ivato Antananarivo, Nosy-Be, Tamatave, Manjunga, Diego Suarez, Fort-Dauphin et Sainte-Marie auront à s'acquitter de cette redevance de sûreté. A titre d'information, tous les grands aéroports internationaux appliquent déjà ce type de frais pour le même objectif de sûreté et de sécurité dans le secteur aérien. Si la RSA est de 14,35 dollars US HT pour les aéroports gérés par l'ADEMA pour les vols long courrier et 3 dollars US TTC pour les vols à l'intérieur de Madagascar, à titre d'indications, la RSA appliquée à New York est de 4,50 USD HT, Paris-Orly 14,18 USD, Martinique 14,80 USD, la Réunion 11,71 USD, Sénégal 11,62 USD ou Cameroun 29,45 USD.

vendredi 7 juin 2013

Madagascar : les oubliés des dieux

Les gouvernants doivent revoir leur politique de priorisation, car vu ce que coûtent à l’Etat les problèmes sanitaires, les infrastructures, les soins, les médicaments et les décès, mais aussi et surtout ce que coûte cette population condamnée dès la naissance à mener une vie de marginaux et par extension de misère.

par rov@higa

L’organisation mondiale WaterAid confirme que Madagascar n’atteindra pas les Objectifs Millénaire pour le Développement (OMD 7). L’eau potable, l’hygiène et l’assainissement resteront inaccessibles dans les délais qu’on se fixait (2015) faute de budget. Le pays doit trouver 219,6 millions de dollars pour relever ce défi.

Un nouveau délai reste cependant possible pour aider la population à recouvrer ses droits les plus fondamentaux : 2030 s’impose comme le nouveau défi à relever et à ne pas rater si les autorités de la IVè république se croiraient capables de relever le niveau de vie de son peuple pour un mieux être général, surtout pour ceux qui se sentent négligés et oubliés des dieux.

La Réunion : protocole révisé sur le gazole professionnel

Les syndicats sont satisfaits de la rencontre avec la Région Réunion en rappelant que la détaxe est de 25 à 30cts dans d'autres territoires d'Outre-Mer. La Région a proposé de revoir à la hausse la détaxe professionnelle qui est de 5cts financée par le reste de l'enveloppe de 2,5 millions d'euros prévus par le protocole initial.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Didier Robert, président de la Région Réunion
Le président de la Région Réunion s'est réuni avec la Fédération Nationale des Transporteurs à la Réunion (FNTR), en présence d'une dizaine de syndicats de transporteurs et des travaux publics. Le but de cette réunion était d'identifier la difficulté actuelle rencontrée par les deux parties, l'Etat représenté par la Région Réunion avec la Chambre de Commerce et d'industrie Réunion et la FNTR, dans l'application d'un protocole signé en juillet 2012 sur le remboursement partiel sur le gazole professionnel. La FNTR à travers les mots de son président, Jean Bernard Caroupaye, dénonce une lourdeur administrative empêchant les transporteurs et les professionnels du secteur à se faire rembourser suivant ce protocole. Jean Bernard Caroupaye affirme que " seulement 177.000 euros ont été versés aux transporteurs au lieu des 2,5 millions d'euros alloués par an et prévus par le protocole."
Le président de la Région, Didier Robert a proposé une solution avec la FNTR, pour réviser ce protocole pour assouplir les démarches entreprises par les transporteurs, sous réserve de validation par la commission permanente de la Région. Didier Robert veut également augmenter la détaxe pour les taxis, auto-écoles et les ambulances de 6cts à 20cts. Les syndicats sont sortis satisfaits de cette rencontre en rappelant que la détaxe est de 25 à 30cts dans d'autres territoires d'Outre-Mer. La Région a proposé de revoir à la hausse la détaxe professionnelle qui est de 5cts financée par le reste de l'enveloppe de 2,5 millions d'euros prévus par le protocole initial.

jeudi 6 juin 2013

Enquête et témoignage : Comment la Jirama et ses collaborateurs arnaquent leurs clients

Témoignage recueilli par Christian Berthelot pour le Journal de l'Economie

Tout le monde à Madagascar s'accorde à dire que la Jirama, la compagnie nationale de distribution d'eau et d'électricité, offre une piètre qualité de service pour un coût particulièrement élevé : coupures intempestives de courant rendant la vie des usagers impossible, pics de tension mettant à mal l'électroménager ainsi que les appareils informatiques. Les techniciens ne préviennent pas d'une heure présumée d'intervention, ce qui fait que l'usager est tributaire de leur bon vouloir, perd du temps et de l'argent. Les administratifs chargés de recevoir les règlements n'ont, semble-t-il, pas appris la politesse et s'avèrent incapables de prononcer un "manao ahoana tompoko" (bonjour monsieur), "misaotra" (merci) ce qui serait un minimum ?

Non seulement les usagers doivent subir ce manque de professionnalisme flagrant mais en sus, ils doivent apprendre à se protéger de la malhonnêteté de certains de leurs agents qui profitent sans vergogne de la situation pour se faire des dividendes confortables : vous constatez que vos factures en électricité ou en eau sont particulièrement lourdes, vous faites donc une réclamation qui naturellement n'est pas gratuite, vous devrez débourser 24 000 Ar. Les techniciens finissent par se déplacer après trois semaines de délai. Pendant ce temps, le compteur fou tourne toujours… ce n'est pas grave, c'est vous qui payerez la note…!

mercredi 5 juin 2013

La planète réagit contre Monsanto !

Grâce à internet et aux réseaux sociaux, ce mouvement mondial sans précédant dans sa dissémination géographique s'est mis en marche.

par Christian Berthélot pour le Journal de l'Economie

La marche planétaire contre Monsanto s'est déroulée le samedi 25 mai 2013. Curieusement, cette mobilisation mondiale a peu été relayée par les médias. Pourtant, 52 pays sur tous les continents ont réagi, des manifestations ont été organisées dans 436 villes représentant plus de deux millions de personnes selon les organisateurs. C'est grâce à internet et aux réseaux sociaux que ce mouvement mondial sans précédant dans sa dissémination géographique s'est mis en marche.

Le nouvel ordre mondial de l'énergie

Au Mozambique, au Kenya, en Ethiopie et à Madagascar, des projets sont entrés en phase de production. L'Amérique connait lui une surchauffe avec l'avènement du gaz de schiste aux Etats-Unis et au Canada et l'identification d'un très grand gisement de pétrole au Venezuela.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


Les sept soeurs du Cartel des compagnies pétrolières ont découvert des petites soeurs ennemies. Explication : les sept majors de la production de pétrole, à savoir Exxon Mobil, Chevron, Texaco, Gulf, Royal Dutch Shell, BP et Total ne sont plus seules sur la carte des producteurs de pétrole qui comptent actuellement sur le marché de l'énergie. De nouvelles demandes mondiales ont entraîné de nouvelles offres. Premier changement en 2010 : la Chine a devancé les Etats-Unis en devenant le premier consommateur mondial d'énergie, toutes catégories confondues, énergies fossiles et énergies propres. 26 centrales nucléaires sur 63 sont répertoriées en Chine et elle a consommé 4% d'énergie de plus que les Etats-Unis qui était le premier consommateur depuis 1900. En outre, la Chine possède maintenant plusieurs compagnies, les nouveaux géants du pétrole, mais bien implantées dans les zones du globe où les promesses de production sont énormes par rapport aux fournisseurs classiques. La PetroChina a dépassé la production annuelle d'Exxon Mobil. La Chine réalise plus de 20% de sa production à l'étranger. Des pays d'Afrique, comme le Nigéria et l'Angola réputés grands producteurs locaux de pétrole abritent des filiales de compagnies chinoises comme CNPC, CNOOC ou encore Sinopec. D'autres acteurs de tailles moyennes sortent du lot au Mozambique, au Kenya, en Ethiopie et à Madagascar où des projets d'exploration sont en cours et quelques compagnies sont même entrées en production.

N E W S