mercredi 31 juillet 2013

Rumeurs de vente de Telma à Maroc Telecom, Vodacom et MTN seraient interessés

Si l'acquisition de Telma à Madagascar se réalise, Maroc Telecom deviendrait un actif très intéressant sur le continent africain. Si intéressant que dernièrement, Vivendi s'est mise en discussion exclusive avec Etisalat, une compagnie des Emirats Arabes Unis, pour vendre l'ensemble des 53% qu'elle détient sur Maroc Telecom. Vodacom et MTN seraient aussi sur les rangs d'acquéreurs.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Schéma simplifié de l'infrastructure de Telma Madagascar

Les rumeurs se sont enflées depuis février 2013 sur la vente de la compagnie téléphonique Telma, ancienne compagnie téléphonique d'Etat à Madagascar. Telma affiche un chiffre d'affaires de 134 millions de dollars avec 1,8 millions d'abonnés à Madagascar. Le repreneur cité depuis était Maroc Telecom, information publiée à cette époque par le site de Bloomberg. Au mois de février 2013, le Journal de l'Economie l'a déjà publié l'information de la banque Lazard, spécialiste des fusions - acquisitions, qui aurait été mandatée pour la vente de Telma à 379 millions d'euros. La vente aurait été effectuée le mois dernier selon des informations non confirmées et le repreneur est bien Maroc Telecom, filiale marocaine à 53% de Vivendi, maison mère de l'opérateur français SFR. Le portefeuille de Maroc Telecom est déjà bien fourni en Afrique avec quatre grands opérateurs téléphoniques sur des marchés de références : 51% de Mauritel en Mauritanie, 51% de Onatel au Burkina Faso, 51% de Gabon Telecom, 51% de Sotelma au Mali. Vivendi a profité de la privatisation de Maroc Telecom en 2001 pour acquérir les 53% de l'opérateur marocain.

lundi 29 juillet 2013

Pourquoi les pauvres votent contre leurs intérêts ?

Les pauvres votent contre leur intérêt pour ne pas qu’une politique sociale généreuse profite... à encore plus démuni qu’eux... Car il y a toujours plus pauvre et donc plus aidé que soi-même. C’est ce que ces chercheurs baptisent la « last place aversion », en d'autres termes, l'aversion pour la dernière place. Ce qui les mène à niveler par le bas.


par Christian Berthelot pour le Journal de l'Economie

Nonna Mayer, directrice de recherche au CNRS, mène une recherche sur le vote des personnes les plus pauvres (y compris les personnes sans domicile fixe) qui permettra de mieux cerner les motivations et les comportements de ces électeurs français. Les votes ont, jusqu'alors, souvent été étudiés à travers les catégories socioprofessionnelles mais pas suffisamment finement et ne donnent qu'une indication partielle de ce sujet à l'échelle sociale du pays.
Aux Etats-Unis, les politologues ont avancé diverses explications : "les pauvres, expliquent-ils, ont beau être pauvres, ils ne s’en rendraient pas compte. Enfin, pas totalement. La plupart sous-estimeraient ainsi que les riches ne sont pas un peu, mais immensément plus riches qu’eux." Par conséquent, les Américains sont convaincus que les 20% de leurs concitoyens les plus fortunés contrôlent 59% de la richesse du pays, alors qu’en réalité, ils en détiennent 85%. Bercés par le rêve américain, les plus modestes surévalueraient particulièrement leurs chances de rejoindre cette élite économique et se leurreraient lorsqu’ils soutiennent des mesures fiscales, par exemple, favorables aux plus riches en pensant, qu’un jour, eux même, pourront en profiter.

« Mangez mora, mangez pourri ! »

Grand solde dans un grand magasin à Antananarivo. Que trouve-t-on dans ces caddies ? Des marchandises périssables telles que légumes, fruits… déjà impropres à la consommation, pour ne pas dire en cours de putréfaction ! Un scandale !

par Zoé Ranoromalala

Enorme surprise devant des caddies sur lesquels sont inscrits « Varo Boba » (Grand Solde, en malgache) dans une grande surface de la capitale qui a pignon sur rue à Analakely, au centre d'Antananarivo. Que trouve-t-on dans ces caddies ? Des marchandises périssables telles que légumes, fruits… déjà impropres à la consommation, pour ne pas dire en cours de putréfaction !
C’est un scandale ! Si l’inscription est en malgache, nous savons à quelle frange de la population elle est destinée. N’y a-t-il pas une loi dans le commerce interdisant la vente de ce genre de marchandises ? Les inspecteurs et contrôleurs du Ministère de tutelle font montre d’une célérité exceptionnelle quand il s’agit de prendre en faute les commerçants d’Analakely, d’Isotry, d’Andravoahangy et autres quartiers sur les ventes d’articles périmés ou porteurs d’étiquettes fraudées.

samedi 20 juillet 2013

Nomination récente chez StratMin Global Resources qui exploite la mine de Loharano

Manoli Yannaghas, un analyste financier, spécialiste des unités de taille moyenne dans les exploitations minières, ancien consultant financier chez Greenwich Associates et directeur financier de Resource Star Limited, a récemment été nommé directeur général de StratMin. Ce groupe est l'exploitant de la mine de graphite à Loharano, dans l'Est de Madagascar. Manoli Yannaghas a fait des déclarations suite à cette nomination. Ces déclarations sont faites à l'endroit des investisseurs du groupe StratMin.

recueilli par Tsirisoa Rakotondravoavy, Proactive Investors


"Je pense que l'installation à Madagascar est un très beau projet. Loharano est une mine très intéressante. Il s'agit d'un dépôt de surface, d'un système de production relativement facile, je dis relativement, mais pour autant que la production fonctionne, il sera relativement simple. J'aime Madagascar. Il y a beaucoup d'a priori pour les étrangers ignorant la Grande Île, ce n'est pas ce qu'on m'a dit à propos de Madagascar que je découvre sur place, c'est beaucoup moins compliqué. Là où nous sommes situés, la surface est importante, les transports sont faciles, la mine est assez proche du port, donc dans l'ensemble c'est un bon projet.

Baisse du nombre de touristes non-résidents à Madagascar

Le blocage politique a entraîné des conséquences politico-sociales comme l'insécurité qui fait partie des points négatifs à cause desquels la Grande Île n'arrive pas à surmonter la pente dans ce secteur et dépasser à nouveau le pic de 2008 avec 375.000 touristes enregistrés.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Répartition par pays des provenances des touristes vers Madagascar
L'Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) a publié les chiffres du nombre de touristes avant la haute saison sur la Grande Île. Les résultats sont peu reluisants et projette le secteur dans une période de doute. En effet, le nombre de touristes non-résidents à diminué de 4% sur la période février 2012 et février 2013, passant de 14.940 à 12.989. La même baisse est constatée entre avril 2012 à 20.018 touristes ayant foulé le sol malgache à 13.029 en avril dernier.
Les professionnels du tourisme s'attendent à une saison morose due principalement à la crise politique qui semble s'éterniser à Madagascar. Ce blocage a entraîné des conséquences politico-sociales comme l'insécurité qui fait partie des points négatifs à cause desquels la Grande Île n'arrive pas à surmonter la pente dans ce secteur et dépasser à nouveau le pic de 2008 avec 375.000 touristes enregistrés.
Les hôteliers et opérateurs touristiques de Madagascar ont déjà tiré la sonnette d'alarme en s'alignant avec tout le secteur privé avec la création d'un compte séquestre pour les taxes mais cette solution n'attire l'opinion que sur une vue diminuée sur toute la difficulté que le pays connait sur le plan économique.

lundi 15 juillet 2013

Le classement de Challenges sur les 10 premières fortunes françaises

Découvrez les premières fortunes françaises de 2013 sur la base du classement annuel du magazine économique "Challenges".

recueilli par Tsirisoa Rakotondravoavy sur Les Echos




Les dix premières fortunes françaises

Ile Maurice : une plage sur deux menacée de disparition

"Nos plages restent notre seule ressource naturelle", rappelle Deva Virahsawmy, le ministre mauricien de l'environnement. "Selon la Nasa, les taux de dioxyde de carbone ont atteint un pic record de 400 parties par million et la tendance est à la hausse". L'île Maurice s'expose également à une forte diminution de ses ressources en eau, une diminution qui peut atteindre 13% d'ici l'année 2050.

par Soafara Rakotondravoavy

Alors que l'économie mauricienne dépend pour une large partie de la filière tourisme, le changement climatique, l'élévation de la température entraînant celle du niveau de la mer et la modification du régime des précipitations exposent les côtes mauriciennes à une érosion importante menaçant la disparition de la moitié de ses plages d'ici l'année 2050 si aucune mesure ne sera prise.

La sonnette d'alarme a été tirée par Deva Virahsawmy, le ministre mauricien de l'environnement lors de l'inauguration d'un Centre d'information sur les changements climatiques à Port-Louis. "Nos plages restent notre seule ressource naturelle", devait-il rappeler. Parallèlement, les indicateurs sont au rouge. "Selon la Nasa, les taux de dioxyde de carbone ont atteint un pic record de 400 parties par million et la tendance est à la hausse". Ces éléments font que les impacts sur le climat et conséquemment sur l'environnement s'aggraveront d'année en année.

vendredi 12 juillet 2013

La pauvreté en hausse à la Réunion

L'enquête de l'INSEE indique en substance que malgré une hausse du niveau des revenus et le recul du taux de pauvreté de 4,5 points en 3 ans, ce taux reste assez élevé et atteint en 2010 42% de la population. 343.000 personnes vivent ainsi sous le seuil de la pauvreté établi à 935 euros par mois sur l’année 2010, la moitié de la population concernée vit avec moins de 690 euros par mois.

Par Christian Berthelot et Soafara Rakotondravoavy pour le Journal de l'Economie

"On a demandé à l’INSEE de s’intéresser aux budgets des familles les plus défavorisés pour voir le poids des postes de consommation dans les ménages", explique Marie-Christine Tizon, présidente de l’Observatoire des prix. En conséquence, une étude sur le niveau de vie des Réunionnais entre les années 2007 et 2010 a été menée par l’INSEE. Cette enquête s’est intéressée aux leviers qui ont poussé le niveau de vie à la hausse avant la crise économique. L’instance s’est donc penchée sur le cas des personnes vivant des minimas sociaux. Il en résulte que 9 Réunionnais sur 10 vivaient alors dans de meilleures conditions. 

Autre statistique marquante, 4 personnes sur 10 touchées par la pauvreté en 2010 vivaient dans le sud. Sur 136 000 enfants sur toute l’île, 68 000, soit un enfant sur deux est concerné par cette problématique. 

La prochaine échéance pour l’Observatoire des prix sera l’étude des retombées du Bouclier qualité-prix. L’organisme pourrait aussi s’intéresser aux intérêts bancaires particulièrement élevés sur l'île.


Enquête Insee sur le niveau de vie des Réunionnais
Une enquête réalisée par l’Insee sur le niveau de vie des Réunionnais en 2010 a été publiée ce 10 juillet 2013.

mardi 9 juillet 2013

Madagascar est le 5è pays le plus vulnérable aux changements climatiques

La cote Ouest de Madagascar risque d'être engloutie au fond des océans d'ici 20 ans". Si rien n'est mis en place pour atténuer les changements climatiques, les cotes de Madagascar connaîtront "une hausse du niveau de la mer entre 5 et 7 mètres."

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Indices de vulnérabilité Maplecroft 2012 face aux changements climatiques
D'après une étude faite par l'équipe Maplecroft en 2011 permettant de publier des résultats chiffrés en 2012, Madagascar est le 5è pays le plus vulnérable aux changements climatiques si rien n'est entrepris immédiatement. Ce constat est fait alors que le taux de réchauffement mondial d'une moyenne de 2 degrés est largement dépassé. Ce chiffre n'augure rien de bon pour le climat mondial et ses conséquences. Maplecroft a publié un classement des pays les plus menacés par les conséquences des changements climatiques : température extrême, montée du niveau de la mer, pluviométrie élevée, ... Les dix premiers pays figurant sur ce classement sont : Haïti, Bangladesh, Zimbabwe, Sierra Leone, Madagascar, Cambodge, Mozambique, RD Congo, Malawi et Philippines.


Erosion à l'Ouest de Madagascar
Un atelier, initié par la Direction Générale de la Météorologie, rapporté par Midi Madagasikara, était organisé à Antananarivo avec la participation de Mamy Nirina Rolland Randrianarivelo, ingénieur en météorologie et d'experts étrangers provenant du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) spécialisés dans les données économiques et environnementaux. Cet atelier a permis à la partie malgache de révéler le danger ponctuel mais réel qui guette la Grande Île.  Selon Randrianarivelo, "la ville de Morondava, située à l'Ouest de Madagascar risque d'être engloutie au fond des océans d'ici 20 ans". Si rien n'est mis en place pour atténuer les changements climatiques, les cotes de Madagascar connaîtront "une hausse du niveau de la mer entre 5 et 7 mètres."
 Inondation à l'île Maurice en 2013
Notons que les émissions de CO2 mondiales se sont accrues de 36% à 31,6 milliards de tonnes entre 1992 et 2011. Le nombre d'êtres humains est passé de 5,48 milliards à 7 milliards entre 1992 et 2012. Seuls 13% de la surface de la terre dont 1,4% des océans, sont encore protégés de la croissance économique et industrielle effrénée que l'homme mène. Il faudrait au moins 100 milliards de dollars par an pour freiner le changement climatique seulement pour l'Amérique du Sud et les Caraïbes.

Indian Oil veut casser le monopole à la Réunion

Cette intention de l'Indian Oil n'est pas sans obstacles d'autant qu'elle devrait avoir l'aval en métropole du ministre des Outre-Mer Victorin Lurel. Ce genre de partenariat est engagé par le gouvernement français sur les actions pour lutter contre la vie chère.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Plusieurs mois de pourparlers ont conduit le président de la région Réunion, Didier Robert, et le directeur général de l'Indian Oil Corporation, Ravinder Sareen, à un accord sur le marché d'importation, de stockage et de distribution de carburant à la Réunion. Le 13 juin dernier, Indian Oil a signé une déclaration d'intention prise en compte par la région Réunion pour ces opérations sur l'île. Cette intention pourrait ainsi casser le monopole de la Société réunionnaise de produits pétroliers (SRPP) à la distribution et niveler les prix du marché de la distribution vers le bas. Didier Robert, cité par Les Echos, y est allé sans détour : "Mon objectif est de lutter contre le monopole exercé dans l'île, tout particulièrement sur les besoins de première nécessité tels que l'essence et le gaz. Cette déclaration d'intention devrait favoriser la concurrence et améliorer le pouvoir d'achat des réunionnais."

mercredi 3 juillet 2013

Le CA de Madagascar Oil a encore connu un changement

Le Conseil d'administration de Madagascar vient de connaître, à la fin juin 2013, un nouveau changement après celui du mois de janvier et le refinancement de 60 millions de dollars du mois de février pour les opérations de production à Madagascar.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Cliquez pour voir la carte des blocs de Madagascar Oil
Le Journal de l'Economie a évoqué au mois de janvier 2013 le premier changement au sein du Conseil d'administration de Madagascar Oil. L'information était accompagnée par une opération de refinancement de 60 millions de dollars le 12 février 2013 sur les opérations de production et d'extraction sur 5 des 6 blocs où la compagnie est opérationnelle à Madagascar.

Le Conseil d'administration vient de connaître un nouveau changement et ces nouvelles nominations s'inscrivent dans une modification mineure dans la hiérarchie dirigeante de Madagascar Oil. Ainsi, Ian Barby et Peter Kingston on quitté le conseil d'administration de Madagascar Oil. Peter Kingston révoque ainsi sa récente nomination au mois de janvier dans le Conseil d'administration et il n'aura été administrateur que durant 6 mois.
Les trois nouveaux administrateurs qui viennent d'être nommés sont Al Njoo, Achmad Madjedi Hasan et Richard Laing. Ces nominations sont aussi suivies par l'arrivée de Gordon Stein en tant que directeur financier de la compagnie.

N E W S

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