lundi 23 septembre 2013

Centrale d’achats réunionnaise : Une fenêtre qui s’ouvre pour les fournisseurs malgaches

Cette initiative réunionnaise ne manque pas de susciter l’intérêt des malgaches qui sont de plus en plus nombreux à vouloir exporter vers l’île voisine, notamment des produits agroalimentaires. Selon Salim Motara, chef de projet au sein de la CCIR, des contacts ont déjà été établis avec des fournisseurs basés à Mayotte et à Madagascar.

par Liva Rakotondrasata

Les membres la CCI Réunion lors de la réunion pour la centrale d'achats
Les commerçants réunionnais, fortement concurrencés par la grande distribution et soucieux d’obtenir des prix compétitifs des fournisseurs, ont lancé en 2010 l’idée de créer une centrale d’achats. La Chambre de Commerce et d’Industrie de la Réunion a été chargée de la réalisation du projet avec un objectif de rendre la centrale opérationnelle dès cette année 2013. Et cette initiative réunionnaise ne manque pas de susciter l’intérêt des malgaches qui sont de plus en plus nombreux à vouloir exporter vers l’île voisine, notamment des produits agroalimentaires. Selon Salim Motara, chef de projet au sein de la CCIR, des contacts ont déjà été établis avec des fournisseurs basés à Mayotte et à Madagascar. Toutefois, la priorité des priorités est de rassembler au moins 300 commerçants pour que le projet soit viable. Avec une surface moyenne de 100 m2, ils auraient une capacité d’achat à celle de 5 hypermarchés.
Selon les estimations, entre 4000 et 5000 commerces devraient être intéressés par ce genre d’initiative mais nombreux sont encore sceptiques et ont encore besoin d’être informés sur les tenants et aboutissants de l’opération. La centrale d’achats sera en fait une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) gérée par les commerçants eux-mêmes. Du côté de Madagascar, les fournisseurs potentiels souhaitent surtout connaître les exigences de cette nouvelle structure d’achat dont chaque membre doit s’acquitter d’un droit d’adhésion de 1000 euros.

samedi 21 septembre 2013

La compagnie Tullow Oil Plc est confiante sur ses sites de forage à Madagascar

Le paramètre des données sismiques était suffisant pour Tullow Oil Plc d'investir à fond sur Madagascar. Cette compagnie britannique poursuit une logique tectonique selon laquelle Madagascar, avant de devenir une île, était rattaché il y a 88 millions d'années au Kenya et au Mozambique, deux pays où Tullow Oil est présente pour la même raison qu'il s'y trouve des sites pétrolifères très prometteurs.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


Site de Berenty inclus dans la licence de Tullow Oil
La compagnie pétrolière britannique Tullow Oil Plc reste confiant sur ses explorations dans les réserves de Bemolanga. Elle compte commencer les travaux de forage sur ce célèbre site pétrolifère en 2014. Ces travaux concernent plus 9.000m² dans le bassin de Morondava et un autre bloc de 11.000m² à Berenty. Marcelle J. Dane, directeur des opérations de Tullow Oil à Madagascar explique que la plupart de ces sites ont déjà été exploités dans le temps par Amoco mais celle-ci a fusionné en 1998 avec British Petroleum et Occidental Petroleum. Dane confirme que "les technologies actuelles ont permis à Tullow Oil de confirmer la possibilité de forer du pétrole dans ces zones." La probabilité avancée par cette compagnie britannique était supérieure à 74%, et le paramètre des données sismiques était suffisant pour elle d'investir à fond sur Madagascar. Tullow Oil poursuit une logique tectonique selon laquelle Madagascar, avant de devenir une île, était rattaché il y a 88 millions d'années au Kenya et au Mozambique, deux pays où Tullow Oil est présente pour la même raison qu'il s'y trouve des sites pétrolifères très prometteurs.

vendredi 20 septembre 2013

Salon de l’Habitat 2013 : Discrétion autour de son « grand » partenaire

Le Salon de l'Habitat se déroulera au sud d’Antananarivo, au Parc des Expositions Forello Expo, du 14 au 17 novembre 1013. Michel Domenichini Ramiaramanana, le patron du comité d’organisation, a laissé entendre que le salon aura cette fois comme partenaire "une grande firme internationale opérant dans l’immobilier"... qui est la société Century 21.

par Liva Rakotondrasata

L’agence Première Ligne a réuni la presse le 5 septembre dernier pour marquer le lancement officiel des préparatifs de la 15ème édition du Salon International de l’Habitat. L’événement se déroulera au sud d’Antananarivo, au Parc des Expositions Forello Expo, du 14 au 17 novembre 1013. Lors de cette rencontre avec les journalistes, Michel Domenichini Ramiaramanana, le patron du comité d’organisation, a laissé entendre que le salon aura cette fois comme partenaire une grande firme internationale opérant dans l’immobilier et employant plus de 100 000 collaborateurs. Mais l’homme n’a pas voulu en dire plus et s’est contenté d’ajouter que c’est une entreprise qui est en train de s’implanter à Madagascar. Une manière de dire que malgré la crise politique qui mine l’économie de la Grande Ile depuis plus de quatre ans, les investisseurs de référence croient toujours à l’avenir du pays. Il est sûr que l’identité de ce fameux partenaire sera connue dans les prochaines semaines mais la discrétion entretenue au sujet de ce dernier commence à susciter différents commentaires. Certains acteurs majeurs du secteur de l’immobilier local peinent, pour leur part, à cacher leurs inquiétudes.

Madagascar Oil annonce son résultat trimestriel avec les prochains mois très prometteurs

Madagascar Oil mise beaucoup sur les six mois à partir du mois d'août 2013, suite à la phase de début d'injection de vapeur qu'elle a opéré dans ses puits sur le site de Tsimiroro. Deux générateurs sont entièrement opérationnels depuis, et un troisième puits sera exploitable très prochainement d'après la direction de Madagascar Oil.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Site de Madagascar Oil à Tsimiroro
La compagnie pétrolière Madagascar Oil, exploitant le gisement de Tsimiroro à l'ouest de la Grande Île, a annoncé le 2 septembre dernier son résultats trimestriel qui montre un solde de trésorerie restreinte de 1,1 millions de dollars, avec un cash de 42,5 millions de dollars à la date du 30 juin 2013.

En outre, Madagascar Oil mise beaucoup sur les six mois à partir du mois d'août 2013, suite à la phase de début d'injection de vapeur qu'elle a opéré dans ses puits sur le site de Tsimiroro. Cette phase concerne la période entre le mois d'avril et août 2013. Deux générateurs sont entièrement opérationnels depuis cette période et un troisième puits sera exploitable très prochainement d'après la direction de Madagascar Oil. Au total, 19 puits étaient soumis à injection de vapeur pour une évaluation initiale de leurs capacités. 18 sur 19 ont connu un succès et l'équipe d'extraction sur place était obligé de remettre le dernier en l'état car celui-ci présentait une fuite en surface, ce qui a empêché l'injection de vapeur prévue. Sans plus de précisions, Madagascar Oil prévoit l'injection de vapeur sur trois phases sur d'autres puits.

Perspectives

Les blocs de Madagascar Oil à Tsimiroro
Ces injections opérées par Madagascar Oil ont permis à la date du 23 août 2013 une production totale de 10.000 barils de brut. La cadence est appelée à s'accélérer et la compagnie prévoit une déclaration de la capacité de commercialisation provenant du site au début 2014. Ce communiqué sera accompagné d'un rapport d'étude de faisabilité pour concevoir un plan de développement détaillé destiné aux investisseurs et actionnaires. Andrew Morris, le Président du conseil d'administration, a annoncé que " la compagnie est heureuse d'annoncer qu'après une première phase d'injection de vapeur progressive, l'état actuel des choses permet de prévoir des résultats encourageants et de tirer des informations optimisées sur la capacité totale du site. Notre futur plan de développement ne laissera rien au hasard et tous les paramètres seront considérés. Les six prochains mois (après août 2013) seront excitants pour nous". Madagascar Oil prévoit extraire 1,7 milliards de brut de toutes ses réserves sur la Grande Île.

mercredi 18 septembre 2013

Vivetic a obtenu la certification ISTQB en août dernier

Un des projets les plus importants de Vivetic est le développement d'applicatifs et de logiciels sur-mesure. Ce qui a permis l'obtention par Vivetic de la certification International Software Testing Qualifications Board (ISTQB) au mois d'août dernier.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Postes de travail de Vivetic à Antananarivo
Vivetic, société offshore spécialisée dans la relation multi-canal, la dématérialisation de documents, la gestion de contenu et dans l'externalisation de processus métier ou plus connu par les professionnels du secteur de l'externalisation par "business process outsourcing" (BPO), intervient dans plusieurs secteurs suivant le profil de ses clients. Ces derniers sont souvent dans l'e-commerce, les technologies, les banques ou les services aux entreprises et sont très demandeurs en solution externalisée pour leur production ou leur processus de commercialisation. Ces métiers nécessitent une certaine expertise dans ce qu'on appelle communément outsourcing, d'autant que l'investissement matériel accompagnant ces services exige une précision sans laquelle les fonctions comme la relation mutli-canal à travers des appels multiples, gestion et administration d'emails, et le tchat avec voix par IP ne seraient pas disponibles pour les clients.

mardi 17 septembre 2013

Les déchets organiques de Majunga seront traités par Madacompost

70% des déchets ménagers de Majunga sont organiques et vont directement à la phase de traitement chez Madacompost afin d'obtenir un compost pour l'engrais naturel revendu aux agriculteurs de la région.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le processus de traitement des déchets par Madacompost
Madacompost, une entreprise malgache spécialisée dans le traitement de déchets, est associée à Gevalor, une association française, conduite par Georges Morizot. Gevalor possède une expertise avérée dans le domaine du traitement et de la valorisation de déchets urbains. Les deux entités ont décidé de commencer leur opération commune dans la transformation de déchets à Majunga. Madacompost a signé un contrat avec cette ville du nord-ouest de Madagascar avec l'appui de l'association locale Mihary. Cette association compose en effet, suivant le volume des déchets répertoriés de la commune, une équipe de 60 à 100 personnes par jour pour collecter et livrer ces déchets dans le site de traitement appartenant à Madacompost. L'association Mihary finance la scolarisation d'enfants en difficulté grâce à ce contrat. Notons que 70% des déchets ménagers de Majunga sont organiques et vont directement à la phase de traitement afin d'obtenir un compost pour l'engrais naturel revendu aux agriculteurs de la région.

Gevalor, basée à Orléans, en France, apporte à Madacompost tout son savoir faire dans le recyclage dans le but de garder les 30 emplois fixes générés par ce projet.

vendredi 13 septembre 2013

Investissements étrangers : quand la Tunisie aide indirectement Madagascar

"Rien que dans la manière de gérer un dialogue à distance, le malgache est beaucoup plus à l'aise, presque sans accent par rapport au personnel que j'avais en Tunisie. Le client au bout du fil ressent la différence, et nous avons pris la décision de délocaliser nos activités de call-center à Madagascar au bout de deux ans", déclare un opérateur offshore à Madagascar.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Ilyes Fakhfakh, ministre des Finances du gouvernement de la Transition de la Tunisie
Un texte capital d'apparence anodine a été changé dans les réglementations fiscales de la Tunisie. Le ministre tunisien des Finances Ilyes Fakhfakh était invité sur les ondes de Express FM à Tunis et a confirmé une loi pour faire abroger l'exonération fiscale dont bénéficiaient toutes les sociétés offshore dans la catégorie exportation en Tunisie. Ces sociétés seront imposées à un taux de 10% à partir de 2014. "Certes, cette exonération représentait une des motivations et une composante des avantages attractifs, mais elle n'a jamais été l'élément décisif pour l'installation sur le site Tunisie". Il a expliqué que "d'autres facteurs entrent en jeu tels que l'état de l'infrastructure, la logistique, la formation du personnel, le rendement, l'administration, le secteur bancaire... Le taux de 10% est toujours alléchant pour les investisseurs, un taux qu'on ne peut trouver nulle part ailleurs", précise le ministre des Finances de la Transition tunisienne, Ilyes Fakhfakh.

samedi 7 septembre 2013

GreenMadag veut accélérer son développement

GreenMadag se chargera du développement de nouveaux composants actifs de la flore de Madagascar très riche en applications médicinales, sur lesquelles GreenMadag met beaucoup d'espoir. Greentech, la société mère, est en effet très demandeur sur cette filière car elle est présente dans le secteur cosmétique et pharmaceutique en France.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le laboratoire de l'Université d'Antsiranana
Greentech, une société française spécialisée dans le travail d'extraction d'actifs biologiques sur les plantes et les algues, a investi depuis 2012 à Madagascar. Cet investissement s'est fait à travers un accord que Greentech et l'Université d'Antsiranana, au nord de la Grande Île, ont conclu. Une entité malgache a été créée pour les activités locales de Greentech. C'est une société de droit malgache dénommée GreenMadag et qui se chargera du développement de nouveaux composants actifs de la flore de Madagascar très riche en applications médicinales, sur lesquelles GreenMadag met beaucoup d'espoir. Greentech est en effet très demandeur sur cette filière car elle est très présente dans le secteur cosmétique et pharmaceutique.

jeudi 5 septembre 2013

Le Qatar accède à l'exploitation pétrolière à travers OMV à Madagascar

L'entrée d'OMV dans la Grande Île marque celle du Qatar dans le secteur pétrolier malgache. Le Qatar veut à travers cette acquisition équilibrer son portefeuille fourni plutôt par des gisements dans les Mers du Nord.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

La compagnie OMV, une société autrichienne dont la compagnie d'Abu Dhabi dénommée IPIC est actionnaire à 25%, vient d'acquérir 40% de participations auprès de Niko Resources et un autre canadien, Enermad, sur le bloc pétrolier appelé Grand Prix à Madagascar. Ce bloc s'étend sur 16.845km2 sur les cotes Ouest de Madagascar. Niko Resources, un opérateur canadien, très présent à Madagascar, détient aussi des réserves gazières dans la région. La somme engagée dans cette entrée de OMV n'a été communiquée par aucune des parties. Cette entrée d'OMV dans la Grande Île marque celle du Qatar dans le secteur pétrolier malgache. Le Qatar veut à travers cette acquisition équilibrer son portefeuille fourni plutôt par des gisements dans les Mers du Nord, où il a payé 2,65 milliards de dollars pour acquérir une position de Statoil, et surtout au Moyen-Orient. L'analyste Simiso Velempini, de chez Control Risks, affirme que "le secteur pétrolier et la politique est indissociable au vu de la situation politique de Madagascar, des projets d'exploitations pétrolières sur le territoire malgache ont été suspendus depuis la crise politique de 2009 en attendant le résultat des élections présidentielles du 25 octobre 2013. c'est un pays difficile et pourtant prometteur, il faut faire deux pas en avant, car ça recule d'un pas à chaque fois après." "De toute évidence, OMV, comme ses pairs dans la région, a connu une période de transition et d'observation stratégique et opérationnelle avant cette prise de position," lance Attila Vago, un autre analyste de Concorde Securities, basé à Budapest.

mercredi 4 septembre 2013

L'acquisition de Wilton Petroleum par Tower Resources attendra le 30 septembre

La discussion sur la future acquisition de Wilton Petroleum a été reporté à la fin du mois de septembre car Ophir Madagascar, co-détenteur à 80% du bloc à Marovoay, a décidé de changer la date de début d'exploitation après avril 2014.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Plaine de Marovoay où se trouve le bloc 2102, également grenier à riz de Madagascar
Wilton Petroleum est la compagnie détentrice à 20% de l'exploitation du bloc de gisement pétrolier 2102 de Marovoay. Elle l'exploite avec Ophir Madagascar  Ltd qui possède le reste des 80% de droit d'exploitation. Ce bloc mesure qui se trouve au nord-ouest de Madagascar mesure 8.447km2 en onshore.

La discussion sur la future acquisition de Wilton Petroleum a été reporté à la fin du mois de septembre, le 30 septembre plus précisément, car Ophir Madagascar a décidé de changer la date de début d'exploitation qui n'aura pas lieu avant avril 2014. Jeremy Asher, président de Tower Resources, accepte ce report en précisant que "les discussions se poursuivent de manière positive pour satisfaire toutes les parties, y compris les autorités malgaches et nous-mêmes."

mardi 3 septembre 2013

Total Madagascar change de directeur général et de commissaire aux comptes

Thierry Gautier, directeur général de Total Madagascar est remplacé par Laurent Stouffe. Le cabinet Auditeurs Associés CGA n'est plus commissaire aux comptes de Total Madagascar et remplacé par le cabinet Ernst & Young Audit.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Laurent Stouffe remplace Thierry Gautier à la direction général de Total Madagascar. Ce dernier a tenu un cocktail d'adieu le 12 septembre avant de quitter le pays le dimanche 15 septembre. En outre, selon la Lettre de l'Océan Indien, auparavant commissaire aux comptes de Total Madagascar, le cabinet Auditeurs Associés CGA, dont Hery Rajaonarimampianina, ministre des Finances et du Budget est associé, va être remplacé. En effet, Total Madagascar a choisi le cabinet international Ernst & Young Audit pour être son nouveau cabinet commissaire aux comptes. Cette décision a été prise par cette filiale malgache du groupe français après la décision de Hery Rajaonarimampianina de se porter candidat à la future élection présidentielle à Madagascar du 25 octobre 2013. Total Madagascar veut éviter les mélanges de genres et surtout ne pas donner porte ouverte aux soupçons de liens politiques avec aucun parti ni candidat. La présence du ministre dans l'actuel gouvernement, alors que le cabinet Auditeurs Associés CGA était aussi commissaire aux comptes de deux banques locales, a déjà provoqué des critiques dans le milieu des entreprises et des groupes présents à Madagascar.

lundi 2 septembre 2013

Aquarelle Clothing ouvre une troisième usine à Madagascar

Malgré la perte du contrat AGOA, le DG de la filiale de Ciel Textile Madagascar, Girish Jagarnath, confirme l'existence de potentiel à Madagascar, notamment sur la qualification de son personnel cadre malgache qu'Aquarelle Clothing compte combiner avec des cadres sortant d'Universités à l'île Maurice. C'est la raison de l'investissement du groupe sur la troisième usine à Antsirabe.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Aquarelle Clothing, une filiale du groupe mauricien Ciel Textile ouvre une troisième usine à Antsirabe, au sud d'Antananarivo, la capitale malgache. Cette ouverture s'inscrit dans la confiance relative que le groupe mauricien garde par rapport à la situation politico-économique qui prévaut à Madagascar. Malgré la perte du contrat que la Grande Île a eu avec le système commercial avec les Etats-Unis, Africa Growth and Opportunity (AGOA), le DG de la filiale malgache du groupe Ciel Textile, Girish Jagarnath, confirme l'existence de potentiel à Madagascar, notamment sur la qualification de son personnel cadre malgache qu'Aquarelle Clothing compte combiner avec des cadres sortant d'Universités à l'île Maurice. "Cette fois, nous allons embaucher des universitaires malgaches et mauriciens pour notre équipe locale de management", affirme Girish Jagarnath. Aquarelle Clothing est très présente sur l'Océan Indien, dans trois pays : Madagascar, Inde et l'île Maurice. Cette situation géographique l'aide beaucoup à organiser ses usines pour rassembler sa production et honorer ses commandes qui sont acheminées vers les Etats-Unis, notamment pour les marques GAP ou encore J Crew, l'Europe pour Massimo Dutti ou Zara et aussi l'Afrique du Sud pour Wollworth. Aquarelle Clothing Madagascar annonce un chiffre d'affaires annuel de 33,3 millions de dollars pour une capacité totale de production prévue de 6 millions d'unités essentiellement exportées vers ces trois destinations dont 4 millions sont déjà produites par les deux premières usines malgaches avec 2.200 employés à plein-temps. Le nombre d'employés actuel est de 3.450 personnes et la nouvelle unité d'Antsirabe commence la production cette semaine avec au début 300 personnes. A terme, cette troisième usine arrivera à 1.100 employés, mais ce sera conditionné par l'ouverture de nouveaux marchés dont celui des Etats-Unis comme l'AGOA. Cette troisième usine d'Antsirabe a coûté au total 3,3 millions de dollars en équipements. Les usines de Ciel Textile bénéficient de certifications comme la Fair Trade Certification obtenue en juin 2006 et l'Organic Certification en avril 2007. Ces certifications sont attribuées au terme d'investissements considérables sur les matières premières écologiques et le moyen de production installé dans le même sens.

Morondava : Une pirogue en fibre de verre en deux semaines

Le lycée technique de Morondava vient de fabriquer deux prototypes qu'il va commercialiser auprès de pêcheurs et de professionnels locaux pour le tourisme. Le prix est certes plus cher, jusqu'à trois ou quatre fois, comparé à celui des pirogues en bois mais l'enjeu est de taille. Il s'agit d'éviter la coupe de bois durs et précieux, d'où l'appui de WWF.

Par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le profil des traditionnelles pirogues Vezo naviguant sur le Canal de Mozambique va-t-il changer ? Le lycée technique et professionnel de Morondava, à l'ouest de Madagascar, est en train de révolutionner une habitude ancienne. Les élèves de ce lycée technique ont en effet mis au point avec l'appui de l'organisme WWF une nouvelle génération de pirogues. Pour ce projet, ces jeunes issus de la filière "charpente maritime" proposent des coques et des balanciers en fibre de verre. Ce lycée technique vient de fabriquer deux prototypes qu'il va commercialiser auprès de pêcheurs et de professionnels locaux pour le tourisme. Les deux premiers modèles, un modèle mesurant 8 mètres appelé "molanga" dont dix unités sont fabriquées, et l'autre plus grand qui est une barque à balancier baptisée "lakana fiara", vont être mis sur le commerce aux prix respectifs de 600.000ariary (214 euros) et 1.600.000ariary (571 euros).

N E W S