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La Jirama en guerre contre la dépendance à l'énergie thermique


En installant trois moteurs de la centrale thermique de Betainomby Toamasina, la Jirama a accru son coût d’exploitation total. Pour information, une centrale thermique est intéressante à l’installation mais dont l’exploitation coûte plus chère à la compagnie, donc par répercussion aux clients de la Jirama du fait des besoins en fuel à l’allumage de chaque moteur. Si nous suivons la logique économique des deux parties, fournisseurs et usagers, il fallait plutôt procéder à l’installation de centrale hydroélectrique fonctionnant aux seuls débits d’eau fournis par les cours d’eau qui ne manquent pas sur la grande île. Cette dernière coutera certes plus cher qu’une centrale thermique de 11 millions de dollars comme celle de Betainomby et qui alimente 18mégawatts d’énergie à la région Atsinanana. Mais à l’exploitation à long terme, une centrale hydroélectrique n’aura pas besoin de matière d’allumage ni d’autres sources qui reviennent chères et qui sont tarissables comme le fuel. Cela réduira obligatoirement la facture d’exploitation de la compagnie et donc la facture imposée aux clients.

En installant la troisième turbine sur la centrale hydroélectrique d’Andekaleka qui fournira 29MW, la Jirama nous révèle petit à petit son intention de procéder à l’abandon progressif des centrales thermiques mais qu’elle est aussi obligée de se désengager à pas réduit car les besoins dans les régions se font de plus en plus pressants, investissements industriels obligent (miniers, portuaires). Parallèlement aux grandes installations industrielles, les demandes locales ont augmenté suivant le nombre de travailleurs et autres fournisseurs liés aux grands projets.

Dans tous les cas, la Jirama suivra les demandes, 460MW pour une installation industrielle de la taille de Rio Tinto QMM, mais surtout se pliera tôt ou tard aux contraintes technologiques, économiques et surtout environnementales selon lesquelles la compagnie abandonnera les centrales thermiques pour les hydroélectriques ou autres qui rendront toutes ses installation à long terme dépendantes des ressources naturelles. Et notre compagnie a annoncé le début de la bataille avec l’initiative privée de sociétés comme le groupe Henri Fraise, Enelec, Hydelec et Sheritt mais aussi des régions qui profiteront de ce désengagement et des nouvelles installations. En témoignent les nouvelles installations programmées durant ce troisième trimestre (voir graphique). Le taux d’électrification urbain est de 55% et sur le plan national, il est de 22%. La Jirama a par ailleurs annoncé que l’étude de faisabilité d’une centrale hydroélectrique sur la chute d’Ivolobe qui pourrait produire jusqu’à 90MW pour la région Atsinanana a été lancée.

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