ECONOMIE


La Chine dans les rétroviseurs des Etats-Unis

article de Tsirisoa Rakotondravoavy


Après la publication des résultats du PIB 2010 du Japon à 5474 milliards de dollars, la Chine avec un PIB de 5878 milliards de dollars (plus de 1,3 milliard d'habitants) prend la deuxième place des puissances économiques mondiales juste derrière les Etats-Unis, 14.624 milliards de dollars de PIB. Les réformes lancées par Deng Xiao Ping, leader chinois en 1978 avec la création de zones économiques spéciales comme à Shenzhen ou le Delta des Perles ont payé et l'économie socialiste de marché mise en place tire comme une locomotive toute l'économie chinoise avec une moyenne de plus de 10% de croissance annuelle depuis. Les régions de Shanghai, de Hong Kong et toutes les zones économiques spéciales représentent 62% du PIB chinois, 86% des investissements étrangers et 93% des exportations chinoises. Ainsi toute la partie ouest de la Chine ne représente que 6% du PIB peut être considérée comme en retard sur les locomotives de l'Est et du Sud-Est et les cotes.

Des observateurs tiennent pourtant à rappeler que suivant l'IDH comparé à celui du Japon, celui-ci devrait devancer encore la Chine, d'autant que les médias et le gouvernement chinois n'ont pas fait grand cas de ce rang qu'ils ont prévu il y a quelques mois. Peut-être pour "ne pas réveiller l'arrogance de l'Occident", selon des spécialistes de la politique contemporaine chinoise.

"C'est surtout une place symbolique que d'être juste derrière les Etats-Unis", observe un économiste de BNP Paribas à Pékin. Selon d'autres observateurs, les entreprises chinoises peuvent être considérées comme bénéficiaires à grande majorité de subventions de l'Etat. "Mais justement, qui n'a pas eu affaires à la subvention des Etats depuis la récession de 2009?", rétorquent d'autres économistes qui prônent le retour de "l'Etat dans l'économie" mais à "une proportion mesurée". Reste à trouver une entente sur cette mesure.


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