jeudi 31 octobre 2013

Ports de l’Océan Indien : dure compétition entre partenaires

L’enjeu portuaire dans la zone Océan Indien est de taille : les ateliers du monde se trouvent en Chine et en Inde, et l’océan Indien connaît une accélération rapide du trafic, si bien que les ports d’Afrique du Sud souffrent de congestion. Une opportunité pour les îles de la région, si elles parviennent à allier leurs compétences et à mettre à niveau leurs infrastructures.

par Liva Rakotondrasata

Port de Tamatave, Madagascar
Pour Philippe Murcia, qui a quitté récemment la direction du port d’Ehoala, Fort-Dauphin en laissant sa place à Patrick Guillou, les ports de la zone Océan Indien doivent  jouer groupés pour mieux se positionner sur le marché. Notons que les ports de la sous-région prévoient encore de gros investissements dans la création d’infrastructures pour accueillir notamment les navires et les usines de transformation de produits manufacturés, halieutiques et miniers. Et malgré l’accent mis sur la coopération entre les îles, la concurrence ne pourra que s’intensifier. Même s’ils sont partenaires, ces ports ne pourront pas se faire de cadeau car chaque part de marché arrachée aujourd’hui sera très importante dans un futur proche.

mardi 29 octobre 2013

Oyster Oil & Gas a conclu l'acquisition de 10% du bloc 1101 à Madagascar

Oyster Oil & Gas bénéficie d'une étude sismique 2D faite depuis 2006 sur le site. Cette étude a révélé une cartographie géologique comportant une réserve importante en grès datant de l'ère Jurassique avec une réserve potentielle en huile lourde. Le bloc 1101 est détenu à 90% par le géant pétrolier Afren Plc.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le bloc 1101 sur le bassin d'Ambilobe
Oyster Oil & Gas est une compagnie pétrolière présente sur la partie sud-est de l'Afrique. Oyster a l'expérience dans les exploitations en zones à risques, où l'agrément est difficile à obtenir, et dans les pays à conflits politiques. Elle possède une exploitation agréée par le gouvernement de Djibouti et vient d'acquérir au mois de septembre dernier les 10% du bloc onshore 1101 à Madagascar auprès d'une autre compagnie, la Candax Energy, détenant cette partie du site. Le montant de cette transaction n'a pas été communiqué.

vendredi 25 octobre 2013

Forum economique des Îles de l'Océan Indien 2013 : Indianocéanie, oui. Îles Eparses, à discuter pour Madagascar.

Jean Claude De l'Estrac milite ouvertement et sans répit pour une intégration plus effective des îles de l'Océan Indien sur trois domaines clés : maritime, aérien et numérique. La logique économique de la région tient sur ces trois voies, pour que chaque île retrouve une croissance durable.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Les Îles Eparses, un dossier épineux entre Madagascar et la France

Indianocéanie, c'est le maître-mot de Jean Claude de l'Estrac dans tous ses discours pour qui veut l'entendre. Le secrétaire général de la Commission de l'Océan Indien persiste sur cette voie que les îles de cette région devraient prendre pour faire face à la crise économique internationale et ses conséquences, ainsi qu'à des crises politiques comme celle qui pourrait être épiloguée à Madagascar. De l'Estrac a repris ses mêmes propos lors de la dernière rencontre sur la connectivité aérienne : "Persister sur la voie de la disparité des offres des compagnies aériennes en ordre dispersées ne mènera que vers l'échec".

mercredi 23 octobre 2013

Pressions sur les entreprises occidentales importatrices de bois précieux

Les coupes illégales dans les forêts primaires sont couvertes par des complices au niveau des administrations étatiques de ces pays cibles. On peut citer comme exemples les plus frappant le cas des forêts primaires de l'extrême Est de la Russie et des bois précieux des forêts primaires de Madagascar et de l'Amazonie.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Forêt de Madagascar
Des entreprises occidentales, mais aussi chinoises et japonaises, subissent actuellement des pressions sur des enquêtes menées par WWF et d'autres ONG comme Environmental Investigation Agency (EIA). Ces groupes non-gouvernementaux remontent des informations sur les sources des fournisseurs de ces entreprises, surtout sur le bois précieux et le bois de forêts. Cette action est entreprise pour protéger les forêts primaires et aussi les bois précieux de plusieurs pays, victimes d'exploitation sauvage de la part de ces industriels. Souvent, les coupes illégales dans les forêts primaires sont couvertes par des complices au niveau des administrations étatiques de ces pays cibles. On peut citer comme exemples les plus frappant le cas des forêts primaires de l'extrême Est de la Russie et des bois précieux des forêts primaires de Madagascar et de l'Amazonie.
Wal Mart, le géant de grande distribution américaine, a déjà été victime de fournisseurs chinois qui lui ont livré depuis 2007 des berceaux et chaises en bois rares provenant de Russie.
En 2012, l'affaire du célèbre fabricant de guitare Gibson a éveillé les soupçons de l'EIA. Son directeur exécutif, Alexander von Bismarck affirme que "l'EIA enquête actuellement sur l'exploitation forestière illégale dans le monde entier et nous confirmons qu'il s'agit d'une vraie activité criminelle organisée, comme le cas des forêts de l'extrême Est de la Russie".
Gibson, l'importateur de bois précieux trafiqué depuis Madagascar a été obligé de payer 300.000 dollars d'amende par la loi dite "Lacey Act" après plusieurs perquisitions fructueuses aidant le gouvernement à saisir plusieurs stocks de bois précieux malgaches.

mardi 22 octobre 2013

Le prix du Women For Change 2013 pour Maria Raharinarivonirina

Le prix reçu par Maria Raharinarivonirina, présidente de l'ONG SOS Village d'Enfants, est doté d'une enveloppe de 25.000 euros. Ses opérations sont destinées à soutenir des femmes, au nombres 810, et un millier d'enfants dans le domaine de la santé et de l'éducation.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Maria Raharinarivonirina est très active dans les conférences internationales sur les droits de l'Homme et de la Femme

C'est la consécration pour Maria Raharinarivonirina. En tant que présidente et fondatrice de l'ONG SOS Village d'Enfants, avocate de carrière, elle a reçu le prix du Women For Change lors du 9è forum du Women's Global Meeting à Deauville. Ce prix est appuyé par de grands groupes comme Orange et Marie Claire. Le prix reçu par Maria Raharinarivonirina, très engagée à Madagascar sur les thèmes du social et des droits de l'Homme, est doté d'une enveloppe de 25.000 euros. Cette ONG est surtout présente au sud de Madagascar. Ses opérations sont destinées à soutenir des femmes, au nombres 810, et un millier d'enfants dans le domaine de la santé et de l'éducation. SOS Village d'Enfants administre des infrastructures indépendantes appelées "Maisons des femmes", dont six sont actuellement opérationnelles dans ces régions pauvres de la Grande Île.
SOS Village d'Enfants occupera en outre une parcelle du nouveau Parc Ehoala, nouvelle zone d'investissements dans la région Anosy à proximité du port d'Ehoala, pour aider les femmes de la région à accompagner une future croissance économique annoncée. Cette installation sera la plus importante de l'ONG, elle coûtera jusqu'à 1,2 million d'euros comportera un restaurant, une école et un dispensaire avec un centre de santé.

Le groupe Hédiard en cessation de paiement

Hédiard a connu cinq directeurs généraux en cinq ans avant le sixième qui est Jean-Paul Barat. Ce dernier a invité le groupe à s'orienter un peu plus vers les ventes en ligne mais les résultats n'ont pas évolué.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Sergueï Pougatchev, propriétaire d'Hédiard, Catherine Deneuve et SAS Albert II lors d'une inauguration de boutique Hédiard à Monaco en 2010
Le groupe Hédiard, maison mère de l'une des rares épiceries fines de Madagascar, dépose le bilan à Paris. Hédiard a affiché une perte de 538.000 euros pour un chiffre d'affaires de 19,5 millions d'euros en 2011. Ce chiffre a reculé, aux dernières nouvelles, à 17,5 millions d'euros l'année dernière. Depuis, le groupe n'a plus communiqué de chiffre et, d'ailleurs, il n'a jamais communiqué le solde de ses pertes de 2012. En outre, Hédiard a connu cinq directeurs généraux en cinq ans avant le sixième qui est Jean-Paul Barat. Ce dernier a invité le groupe à s'orienter un peu plus vers les ventes en ligne et a beaucoup investi sur Internet, mais les résultats n'ont pas évolué, au contraire.

samedi 19 octobre 2013

Madagascar approuve officiellement l'accès d'OMV aux 40% du bloc pétrolier Grand Prix

L'accès de la compagnie autrichienne OMV aux 40% de l'exploitation de Niko Resources sur la concession du bloc pétrolier dénommé Grand Prix vient d'être approuvé officiellement par le gouvernement de Madagascar.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Le bloc pétrolier Grand Prix à l'Ouest de Madagascar
Annoncé au début du mois de septembre de cette année, l'accès de la compagnie autrichienne OMV aux 40% de l'exploitation de Niko Resources sur la concession, signée avec l'Etat malgache en 2008, du bloc pétrolier dénommé Grand Prix vient d'être approuvé officiellement par le gouvernement de Madagascar. Il est à rappeler que ce bloc pétrolier de 16.845km² qui se trouve sur la cote Ouest de Madagascar est désormais détenu conjointement par OMV à 40%, Niko Resources à 35% et par Enermad, une autre compagnie canadienne à 25%.
Niko Resources attend les opérations de transactions liées à cette cession de la part de la compagnie OMV. Cette dernière passera aux travaux d'extractions effectives et projette une commercialisation pour l'année 2015.

DRT, un géant mondial exploitant des forêts à Madagascar, veut implanter une usine aux Etats-Unis

La collecte dans la sylviculture s'étant arrêtée en France, DRT a été obligée de s'orienter sur les pays émergents, notamment sur les hauts plateaux de Madagascar où DRT possède des milliers d'hectares de forêts de pins issus de reboisements, pour continuer à extraire et transformer son produit phare destiné à la parfumerie.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Processus d'extraction et d'exploitation de DRT
La société DRT, contraction de Dérivés Résiniques et Terpéniques, a été créée il y a 80 ans, implantée dans les Landes, en France. Devenue un géant mondial dans son secteur, elle possède une grande expertise dans la collecte d'arbres résineux comme le pin. Mais la collecte dans la sylviculture s'étant arrêtée en France, DRT a été obligée de s'orienter sur les pays émergents, en Chine, au Paraguay, en Inde, et à Moramanga, au Centre-Est de Madagascar où DRT possède des milliers d'hectares de forêts de pins issus de reboisements, pour continuer à extraire et transformer son produit phare qui est la gemme en terpènes hydrocarbures issus de la térébenthine. DRT exploite à Madagascar sur un contrat de droit d'usage depuis 2007 à travers la Société de Malgache de Collecte et de Transformation de la Résine (SMCTR) qui siège à Moramanga.

Microsoft Madagascar veut rattraper son retard sur l'Océan Indien

Microsoft tient au marché de l'Océan Indien, et à Madagascar en particulier. La firme veut maintenir la visibilité de ses produits et services pour les entreprises qui y sont implantées et satisfaire au mieux leurs besoins, surtout sur leur accès aux technologies les plus récentes.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Carole Rakotondrainibe, représentante de Microsoft à Madagascar
Depuis 2009, la filiale malgache de Microsoft a subi une chute de son chiffre d'affaires. Cette chute mesurée en 2013, révélée par Microsoft Madagascar, est de 12% par rapport au CA de 2009. Carole Rakotondrainibe, la représentante de Microsoft à Madagascar, a en effet réuni les distributeurs et les partenaires de la firme de Redmond pour exposer les grands axes de développement de Microsoft à Madagascar à partir de l'année 2014.

vendredi 11 octobre 2013

L'African Leadership Network a décerné les prix 2013 pour l'African Awards Entrepreneurship

Le rôle premier de l'African Leadership Network est de promouvoir en Afrique la prospérité par la promotion de l'esprit d'entreprise. Ces gagnants représentent l'avant-garde des entrepreneurs africains qui dévoile un avenir prospère, confiant et optimiste pour le continent. Interview d'Erick Rajaonary, DG de Guanomad sur How We Made It In Africa.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Isaac Kwaku Fokuo Jr, PDG de l'African Leadership Network (ALN) est fier d'attribuer pour cette édition 2013 les African Awards Entrepreneurship (AAE). Les finalistes sont issus de secteurs porteurs pour le continent : industrie manufacturière, agribusiness, nouvelles technologies, éducation, commerce de détail et aviation. L'ALN a été créé en 2007 et 45 pays africains constituent le comité actuel. Depuis sa création, 1,5 millions de dollars ont été décernés aux 30 entreprises africaines, gagnants de l'AAE. Les Awards pour chaque entreprises sont accompagnés d'une enveloppe de 200.000 de dollars chacun.

mardi 8 octobre 2013

Start-Up Café 2013 à Paris : "se vendre" aux géants du Net ou non ?

Start-Up Café 2013 est organisé par Google sur les thèmes porteurs du moment : les plateformes Cloud, la compréhension de HTML5, ou encore le vaste marché du mobile...Smartelia, société malgache spécialisée dans l'assistance en ligne aux entreprises, était présente au Start-Up Café 2013. Elle a témoigné du dynamisme de son secteur qui a créé des emplois à Madagascar.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

L'édition 2013 du Start-Up Café à Paris s'est déroulé au Comptoir Général, Paris 11è. Cette rencontre des acteurs des nouvelles technologies est organisée par Google sur les thèmes porteurs du moment : les plateformes Cloud, la compréhension de HTML5, ou encore le vaste marché du mobile...
Start-Up Café 2013 a vu la participation de plusieurs jeunes sociétés actives dans les nouvelles technologies mais orientés sur des objectifs variés. Pourtant, une grande question s'est posée pour la plupart de ces jeunes pousses du Net, selon l'analyse de Challenges.fr : "Se vendre" au géant du Net, comme Apple, Amazon ou Google, ou rester indépendants ?


Tiana Raoilison, CEO de Smartelia
Plusieurs créateurs de start-up ont participé à ce meeting plutôt bon enfant malgré les enjeux capitalistiques énormes que représentent la visibilité offerte par la rencontre. Martin Gorner, travaillant chez Google, l'organisateur de l'événement, connait bien les thèmes débattus car il a lui-même été créateur de Mobipocket, vendu à Amazon. Tiana Raoilison, CEO de Smartelia, société malgache spécialisée dans l'assistance en ligne aux entreprises, était présente au Start-Up Café 2013. Elle a témoigné du dynamisme de son secteur qui a créé des emplois à Madagascar, son pays natal.

lundi 7 octobre 2013

Le groupe Castel veut doubler son CA sur l'Océan Indien en 2014

Campagnes de communication intenses, promotions, tarifs en baisse, soirées dédiées… Le groupe Castel ne cache pas son ambition de doubler son chiffre d’affaires dans la bière sur l'Océan Indien d’ici à 2014.

par Liva Rakotondrasata et Tsirisoa Rakotondravoavy

Francis Batista, PDG-adjoint partant des Brasseries STAR, remplacé par Emmanuel de Tailly. (de g. à d.)
Premier acteur brassicole dans la zone océan Indien, le Groupe Castel commercialise aujourd’hui près d’un million d’hectolitres à Madagascar, Maurice, La Réunion et Mayotte. Au niveau continental, il est le numéro deux des distributeurs de bières et de boissons gazeuses avec une présence dans plus de 20 pays et plus de 40 brasseries (dont 4 à Madagascar). Mais le groupe juge qu’il peut encore augmenter significativement sa part de marché dans la sous-région grâce notamment au développement de sa marque THB (acquise en 2011) et de son partenariat avec le géant AB INBEV (Leffe, Stella Artois…). Signalons également l’accord de distribution passé en septembre 2012 avec les Bières Picaro.

dimanche 6 octobre 2013

Forum Economique des Îles de l'Océan Indien 2013 : vaincre le doute

Pour faire face à la morosité économique dans la région, les différents acteurs s’accordent sur un point : rien ne doit ralentir la marche vers l’intégration économique régionale. Une volonté qui découle des objectifs que l’Union des Chambres de Commerce et de l’Industrie de l’Océan Indien (UCCIOI) s’est fixée : constituer une union économique et commerciale dynamique, favoriser la progression de ses échanges extérieurs et promouvoir son attractivité.

par Liva Rakotondrasata

Le moral n’est pas vraiment au beau fixe pour les opérateurs économiques du sud-ouest de l’océan Indien. La morosité des perspectives économiques mondiales, la hausse possible du prix du pétrole à cause de la guerre en Syrie, la crise malgache qui s’éternise, les « changements fiscaux » qui risquent d’affaiblir les entreprises réunionnaises et mahoraises, le doute qui frappe le tourisme mauricien sont autant d’inquiétudes qui n’incitent pas le milieu économique de la zone COI à beaucoup d’optimisme. Toutefois, les différents acteurs s’accordent sur un point : rien ne doit ralentir la marche vers l’intégration économique régionale. Une volonté qui découle des objectifs que l’Union des Chambres de Commerce et de l’Industrie de l’Océan Indien (UCCIOI) s’est fixée : constituer une union économique et commerciale dynamique, favoriser la progression de ses échanges extérieurs et promouvoir son attractivité.

N E W S