samedi 20 mars 2010

ECONOMIE


Agriculture
Les opportunités d’avenir




Les paysans malgaches cultivent en moyenne moins deux hectares pour faire vivre 5 ou 6 personnes. Travaillant majoritairement à la main, et encore trop rarement en culture attelée avec une simple paire de zébus, sur des parcelles extrêmement morcelées et de ce fait non mécanisables, elle n’achète que très peu d’engrais et utilise peu de semence améliorée. Son rendement moyen en paddy est de 2 tonnes environ par hectare. Sa production est d’abord destinée à nourrir la famille. Les surplus vendus représentent en moyenne moins de 100 000 ariary par tête et par an en revenu monétaire (hors autoconsommation). L'avenir de Madagascar est pourtant toujours étroitement lié à l'agriculture et notamment à l'agro-alimentaire. Les industries du secteur agro-alimentaire constituent 30% des entreprises formelles du pays et représentent plus de la moitié des capitaux de l'ensemble. Notons qu’en l'absence de recensement général agricole et plus largement d'un appareil statistique fiable à l'échelle nationale. (Lire la suite dans le journal papier sur abonnement)

Edito de Tsirisoa Rakotondravoavy



Marcher ou crever.


Faut-il prendre les conjoncturistes au sérieux quand ils disent que le pire est derrière nous sur la crise à Madagascar? Ou plutôt considérerons-nous au plus haut degré les craintes d’une autre partie du pays qui croient qu’on n’en est qu’au début de la descente aux enfers « programmée ». Sachant qu’on affronte deux crises qui seraient finalement liées l’une à l’autre, économique sur l’international et politique pour l’intérieur.



La prévision est un art difficile. L’idée du devoir de réserve, celui de n’imposer aucune voie à suivre vu les incertitudes des uns mêlées à l’optimisme des autres, nous a rappelé la prudence à suivre dans nos analyses. L’Atlas annuel continental de l’Afrique (données communes de l’OCDE, du FMI et de la Banque Mondiale) affirme que Madagascar se trouvera en 2010 dans la zone de récession avec une croissance positive de 1%, juste à la limite de celle de la Guinée Equatoriale qui est de -2% et celle de la Somalie qui n’a pas été communiquée. On cite ces trois pays car ils ont connu au même moment une crise politique majeure.

Les avis divergent, mais je ne me tairai pas devant les signes d’activités réelles constatées dans les grandes villes du pays depuis la deuxième partie de 2009 : reprise de la consommation des produits grand public constatée par les entreprise d’importations et de distribution en 2010, le nombre soutenu de création d’entreprises à l’EDBM qui va retrouver son niveau d’avant 2009. Ceci sans parler de l’importance du volume du trafic, que ce soit dans les villes avec les déplacements des personnes ou vers l’étranger par les vols réguliers.

Les augures ne se trompent pas sauf pour celui qui ne veut pas les lire. Malgré nos mésententes qui sont finalement éternelles, nos différences qui sont inhérentes à la variété de nos cultures, Madagascar est obligé d’avancer, qu’il coure, qu’il marche, qu’il lambine ou qu’il boite. Il est précieux pour nous qui participons à la destinée de ce journal économique de pouvoir communiquer à nos lecteurs les chiffres sortis par les instances économiques internationales. L’Afrique a une très bonne carte à jouer pour les prochaines années avec une croissance 2010 prévue à 4,2% et un berceau de 300 millions de futurs consommateurs. Que l’on veuille ou non, Madagascar suivra, tel est le destin d’un pays qui a déjà gouté au rythme de consommation globale mainte fois annoncé depuis dix ans. Quand je regarde autour de moi, je sens un mouvement, on suit le rythme ou on ne le suit pas. Choisissez ce que vous voulez faire de votre pays. Bouddha disait : « Chacun est responsable de ses misères et de ses joies ».
Les grands acteurs économiques
Rôles et influences des décideurs
















Hauts fonctionnaires et membres de cabinet, Banque centrale, bailleurs de fonds internationaux, banquiers, groupements professionnels, cercles de réflexion et associations secrètes, communautés, presse... JDE s’intéresse aux rôles et aux influences de ceux qui ont la réputation de faire la pluie et le beau temps économique à Madagascar.(Lire la suite dans la version papier sur abonnement)

mardi 2 mars 2010

ENERGIE


BIOCARBURANT
Un poids lourd dans le biocarburant


La production d’éthanol offre de nombreux avantages au pays. Une usine a besoin au moins de 4000 hectares de plantation de canne à sucre pour pouvoir produire. En terme de main d’œuvre, cela se traduit par l’embauche de près de 2000 employés agricoles auxquels il faut ajouter plusieurs centaines d’autres emplois. Depuis la venue de Cartel Vertical, l’un des leaders mondiaux dans le biocarburant et sa commercialisation sur le marché mondial (il gère plus de 200 millions de tonnes d’éthanol à travers le monde), Madagascar est considéré par la presse spécialisée comme un futur producteur majeur dans cette filière. Le Cartel Vertical est un groupe opérant à la fois au Brésil, en Inde, en Indonésie et dans d’autres pays du monde. Il s’est engagé à acheter 80% de la production d’éthanol de la Grande Ile. (Lire le suite sur la version papier en vente depuis 25/02/2010)

Evénementiel


Le business ne connaît pas la crise


Aussi curieux que cela puisse paraître, le secteur de l’événementiel semble avoir été le seul créneau épargné par la crise. De la Grande Braderie de Madagascar à la Foire Vidy Varotra, en passant par le salon de l’automobile ou encore la Foire Internationale de Madagascar, le public a toujours répondu présent et les organisateurs ont toujours su convaincre les participants de jouer le jeu. Selon nos calculs, les différents événements à caractère commercial ou économique organisés depuis mars 2009 ont drainé pas moins de 200 000 visiteurs et ont générés plus de 800 millions d’ariary de recettes pour les organisateurs. Certes, on note une baisse sensible par rapport à l’année 2008 mais les chiffres restent impressionnants. (Lire la suite sur la version papier en vente depuis 25/02/2010)

N E W S

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