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mercredi 28 septembre 2016

Seychelles : James Michel a démissionné

James Michel était président des Seuchelles depuis 2004 avant cette démisssion


Journal de l'Economie | Tsirisoa Rakotondravoavy


VICTORIA 28/09/2016 (journaldeleconomie.com) -- Après la défaite de son parti Lepep (Le peuple) aux législatives de septembre, James Michel, président des Seychelles depuis 2004, démissionne avant le terme de son troisième mandat. La coalition de l'opposition, Union démocratique seychelloise, a obtenu 15 sièges au parlement contre 10 pour Lepep. C'est la première fois que Lepep n'est pas au pouvoir depuis 1977. Cette démission a été pressentie depuis les résultats de la dernière élection présidentielle, très critiquée, où James Michel n'a été élu qu'avec 50,15% des voix, soit 193 voix de plus que pour l'opposition Parti national des Seychelles.

mardi 27 septembre 2016

Editorial de Tsirisoa Rakotondravoavy : Une paix est possible

Vêtus de blanc, Juan Manuel Santos et Rodrigo Londoño ont signé l'accord de paix en Colombie


Journal de l'Economie | Tsirisoa Rakotondravoavy


BOGOTA 27/09/2016 (journaldeleconomie.com) -- Juan Manuel Santos, président de la Colombie, et Rodrigo Londoño, commandant en chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie, ont signé l'accord de paix historique hier. Cet accord qui sera soumis à un référendum mettra fin à un demi-siècle de conflit, causant plus de 260.000 morts, 6,9 millions de déplacés et 45.000 disparus. "Jamais plus la guerre", a entonné Santos dans son discours. Londoño a prononcé les mots les plus difficiles que ses prédécesseurs auraient été incapables de prononcer publiquement : "Mes sincères excuses à toutes les victimes du conflit, pour tout le mal qu'on a pu causer".

Car une paix est possible, tous vêtus de blanc face au monde entier, ces hommes nous adressent un message d'espoir qui nous provient des frontières de l'incompréhension, du territoire de la colère et d'un vieux conflit engagé dans les confins les plus reculés de la haine. Ils nous rappellent aujourd'hui de manière ironique l'imperfection de la démocratie et la limite de la vanité humaine. Les lois humaines ont touché leurs limites et le sang versé par des milliers d'hommes et de femmes durant cinq décennies en est à la fois le témoin et le prix à payer.

Car une paix est possible, charge à nous d'y déceler la moindre lueur d'espoir pour le monde actuel de nouveau soumis à un regain des idées politiques radicales et de l'indifférence générale face à un nouveau drame humain qui menace la planète : le déplacement sans précédent de réfugiés. A la recherche de plus d'humanité, ces hommes, femmes et enfants ont été confrontés eux aussi aux lois de leurs pays, qui ont fait d'eux ces réfugiés qu'on rejette avec force. Nos réactions radicales feront d'eux les parias des temps modernes, et bien sûr vous et moi, nous détournons notre regard en vertu du sacro-saint avantage social et économique que nos lois démocratiques nous confèrent. Des lois somme toute décriées par nous-mêmes dès lors qu'elles touchent à nos propres intérêts : droit à la santé, droit au travail, droit à l'expression, droit au vote.

Aussi violente soit-elle, l'histoire contemporaine de la Colombie est une leçon d'humanité et l'acceptation de l'imperfection de la démocratie est un espoir. Et pardonner sera la seule garantie pour qu'une paix soit possible.

dimanche 25 septembre 2016

Un vol d'Air France reliant Paris à Antananarivo passé au peigne fin

La tension sécuritaire augmente deux mois avant le Sommet de la Francophonie à Antananarivo


Journal de l'Economie | Tsirisoa Rakotondravoavy


PARIS 25/09/2016 (journaldeleconomie.com) -- Le vol 934 d'Air France reliant Paris à Antananarivo à la date du 24 septembre a été retardé. Le décollage de l'appareil à Roissy - Charles de Gaulle a pris 45 minutes de retard et plus d'une heure de retard à l'atterrissage à Ivato Antananarivo. La cause de ce retard était, selon des sources aéroportuaires à Roissy, l'absence d'un passager ayant pourtant enregistré son bagage à l'embarquement. Ce bagage a tout de suite était traité par les services de sécurité de Roissy - CDG comme un "colis suspect", d'autant que son propriétaire n'a plus répondu aux multiples appels de l'aéroport au moment du départ.