samedi 26 février 2011

INTERNATIONAL


Libération de trois otages français, malgache et togolais le jeudi 24 février 2011 après paiement de rançon



Souvenons-nous des otages pris par Al-Qaïda à Arlit, au nord du Niger, le 16 septembre 2010. L'exigence des preneurs d'otages était le retrait de l'armée française de l'Afghanistan et les otages étaient emmenés dans les collines désertiques de Timétrine au Nord Est du Mali.Il y avait dans cette prise un malgache du nom de Jean-Claude Rakotoarilalao qui travaillait pour Satom du groupe Vinci. Deux autres otages viennent d'être libérés avec le malgache et remis aux autorités togolaises d'après le Ministère togolais de l'Intérieur. Les otages étaient transférés à l'ambassade de France de Niamey au Niger. Le gouvernement français a émis un communiqué qui confirmait la libération des trois otages et qui indiquait qu'ils étaient en bonne santé.
L'otage malgache libéré, Jean Claude Rakotoarilalao, est un mécanicien de Vinci Satom et âgé de 60ans.

AFP affirme qu'il y a eu paiement de rançon pour cette libération et que le réseau Ben Laden est lui-même intervenu dans cette prise d'otage vu la relation directe de la motivation avec l'Afghanistan.

jeudi 24 février 2011

PETROLE


Menace de hausse?



Le prix du baril sur le marché de Londres a atteint le record de 105 dollar le 22 février et 108 dollar hier. Le spectre de la hausse plane de nouveau sur notre pays. Le Ministre de l'Energie et des Hydrocarbures Mamy Ratovomalala a réuni l'Office Malgache des Hydrocarbures, la Banque Centrale et le Ministère des Finances et du Budget dans son ministère. Durant cette réunion de réflexion, il y était question de rassurer le public sur l'état des stocks de carburant disponibles à Madagascar actuellement. Nous avons donc une réserve de deux mois mais ces institutions se sont aussi réunies pour les dispositions à prendre en cas de maintient du prix élevé sur le marché du pétrole. Notons que le niveau de prix actuel n'a pas été dépassé depuis les records de 2008 à plus de 135 dollars. Mais la situation politique dans la région du Maghreb inquiète sérieusement les observateurs qui prévoient une nouvelle hausse inévitable dans les semaines à venir quand on sait que la Lybie pourrait réduire sa production en dessous des 1.800.000 barils par jour.

mercredi 23 février 2011

CULTURE




Du nouveau sur la carte du peuplement de Madagascar



Des os découpés ont été découverts dans la région du Nord Ouest de Madagascar, plus précisément dans la grotte d'Anjohibe. Ces traces supposent un peuplement datant de 2000 av. J-C selon une équipe formé par l'Université de Mahajanga et du CNRS (Centre National des Recherches Scientifiques) en France. Les plus vieilles traces humaines sur l'île était datées de 400 à 200 av.
J-C. Une trace d'intervention sur un os d'hippopotame nain qui est une race disparue aurait doublé l'ancienneté de l'occupation humaine de Madagascar, qui était basée sur la trace d'intervention sur un os de grand lémurien de Madagascar trouvé au sud de l'île. Cette découverte privilégie le peuplement de Madagascar par la voie des archipels des Comores et de l'Afrique australe.


Pourtant, une autre voie qui est celle de l'Asie du sud est considérée comme plus courte après celle de l'Afrique de l'Est. Et cette piste vient de révéler un peuplement récent de l'île qui vient plus ou moins directement de la Chine selon des découvertes archéologiques menée par l'équipe de Chantal Radimilahy, directrice de l'Institut des Civilisations et du Musée de l'Art et de l'Archéologie d'Antananarivo. Ces recherches menées à Vohémar au Nord Est de l'île depuis 1940, ont révélé des traces d'arrivée de communautés d'origine chinoise par l'Est de Madagascar vers le XIIIè siècle de notre ère bien avant l'arrivée des navigateurs portugais et italiens au XVè et début du XVIè siècle. Des similarités entre la culture chinoise du XIIIè et la culture à la même époque de cette région de Madagascar ainsi que des recherches sur des objets, des sculptures de la culture Rasikajy, peuple de la région Nord Est de Madagascar qui maîtrisait la sculpture de vase rituel et de marmites tripodes en chloritoschiste ou schiste vert, de la famille des pierres tendres.

Ces sculptures se retrouvent dans la culture chinoise du début du millénaire. Des fouilles opérées dans des tombes de Vohémar ont aussi permis de découvrir des miroirs en bronze posés sur le visage pour "l'illuminer", objets des rites funéraires propres du peuple Rasikajy mais retrouvés dans la culture funéraire ancestrale chinoise. Ainsi donc, les peuplements asiatiques et surtout chinois de l'Est de Madagascar datant de la colonisation, lors de la construction des voies ferrées de la côte Est étaient précédés par cette nouvelle découverte. Selon Chantal Radimilahy, ces découvertes seront plutôt des précisions sur la connaissance du "protomalgache" venu du pourtour de l'Océan Indien que des changements dans la carte du peuplement de Madagascar.


Notons que Chantal Radimilahy a déjà plusieurs ouvrages à son actif mais celui nommé "Civilisations des Mondes Insulaires" illustre le plus sa passion pour l'origine des peuples qui ont migré et qui sont encore à Madagascar.

mardi 22 février 2011

ENTREPRISES


Madécasse, classée parmi les 50 entreprises les plus innovantes



Le magazine Fast Company a sorti son classement des 50 entreprises innovantes. A la tête du classement se trouvent, sans surprise, Apple, Twitter et Facebook. Ces grosses pointures trustent pratiquement tous les classements dressés par les magazines et les presses spécialisées en économie mondiale. Mais la surprise se trouve en bas du classement de Fast Company de cette année en la présence de la société malgache Madécasse. En effet, à travers son produit le plus connu aux Etats-Unis qui est le chocolat noir, Madécasse fait parler d'elle mais aussi du pays. Ce chocolat distribué aux Etats-Unis par un bureau de représentation à Brooklyn, New-York, est classé parmi les meilleurs mondiaux car il arrive à avoir un résultat de chocolat noir de 65 à 75% de pureté. Ceci est possible grâce à la qualité du cacao malgache (voir dossier Cacao du Journal de l'Economie sur ce site) mais surtout à la chaîne de production du cacao de Madécasse dans la vallée de Sambirano qui ne demande qu'un maximum d'un mois entre la période où il est cueilli et la production du chocolat en barre, ce qui retient toute la fraîcheur du cacao. Le dernier chiffre d'affaires communiqué est de 2009 et estimé à plus de 500.000 dollars.

INDUSTRIE


Désengagement de Shell sur ses activités "aval et distribution" en Afrique



Le contrôle des activités "aval et distribution" de Shell dans 14 pays africains ont été cédé à Vitol, une société néerlandaise et Helios pour un milliard de dollar. Cette cession, déjà évoquée il y a six mois dans les colonnes du Journal de l'Economie, était déjà prévue mais a été réalisé cette semaine. Ian Taylor, PDG de Vitol, réitère sa volonté d'accompagner le continent dans sa croissance avec une moyenne de 5% jamais atteinte auparavant. Les enseignes Shell à Madagascar sont concernées par cette cession, mais comme les 13 autres pays, les stations-services et points de distribution garderont la marque. Vitol est une société qui opère dans l'énergie, le pétrole mais aussi sur le gaz naturel et le contrôle d'émission carbone. Helios quant à elle est une société de gestion de portefeuilles d'investissement présents sur le continent africain avec un total de 1,5 milliards de dollar.

lundi 21 février 2011

INDUSTRIE



2 millions de US$ à gagner sur le Holcim Awards 2011


Photo : Projet de requalification urbaine de la ville de Fez au Maroc, gagnant du Holcim Awards 2009

Un mois avant la clôture de l’inscription au 3ème concours international des Holcim Awards, l’équipe de Holcim Madagascar a, une fois de plus, tenu une conférence en vue d’inciter les malgaches à s’inscrire au concours. Rappelons que les Holcim Awards sont une initiative de la Fondation Holcim basée en Suisse, pour la construction durable. Le concours concerne la présentation de projets sur les constructions et ouvrages, sur les projets paysagers et les conceptions urbaines, sur les infrastructures, sur les matériaux, sur les produits et les technologies de construction. D’après les représentants de Holcim Madagascar, le concours récompensera les projets innovants, futuristes et réalisables dans le monde, mais surtout pertinent dans le thème de la construction durable. Notons que l’inscription sera bouclé le 23 mars 2011 à minuit, heure de Greenwich.

Pour donner la chance à tout le monde, Holcim Fondation a divisé le concours en deux catégories. La première est la catégorie principale, baptisé « Holcim Awards » qui est ouverte aux professionnels tels que les architectes, concepteurs, constructeurs, ingénieurs, promoteurs, porteurs de projets, etc., ayant des projets assez avancés au niveau de l’étude. La seconde, dénommée « Next Generation » concerne les étudiants.


Photo : Le Bureau EAST, équipe gagnante de l'édition 2009 du Holcim Awards





D’après le communiqué de Holcim Fondation, les jurys seront composés d’architectes, d’écologistes et d’économistes renommés au niveau international, qui sont, pour la plupart, des universitaires provenant de plusieurs pays. Par ailleurs, il a été indiqué que le budget du projet ne sera pas pris en considération par les juris.

A titre de rappel, aucun malgache n’a soumis de projet lors du premier concours international des Holcim Awards en 2005. Au deuxième concours en 2007, trois projets de malgaches ont été soumis mais aucun n’a été validé. Selon Mirana Ranarivelo, Chef du département développement durable au sein d’Holcim Madagascar, les causes de ces défaillances est que la langue utilisée dans ce concours est l’anglais. La soumission de l’intégralité des projets se fait en anglais et les candidats ont eu des difficultés. Par ailleurs Holcim Madagascar n’avait pas donné assez d’explications au public. « On essaie de résoudre ce problème en ce moment », confie Mirana Ranarivelo. Cependant, Holcim Madagascar aide les candidats malgaches dans toutes les démarches de l’inscription et du concours. Mêmes ceux qui ne connaissent pas la langue anglaise peuvent à présent avoir la chance de participer au concours. « J’espère que des projets présentés par les candidats de Madagascar seront qualifiés et si les autres peuvent gagner, pourquoi pas nous ? », s’exclame Mirana Ranarivelo. Rappelons que 2 millions de dollars seront distribués aux gagnants du concours. Par ailleurs, 1,5 millions de dollars seront partagés aux gagnants pour le concours régional, dont 300.000USD pour la médaille d’or, 100.000USD pour la médaille d’argent et 50.000USD pour le troisième. Les gagnants des cinq régions délimitées participeront ensuite au concours mondial. (Lire la suite sur le Journal de l'Economie N°91 de la semaine de 21 au 27 février 2011)

APICULTURE



La filière Miel, un territoire encore inexploré


On dit souvent que le travail d’éleveur apicole et de producteur de miel est surtout une activité secondaire ou de la bonne vieille expression « travail de retraité ». Dans un certain angle, ceci est vrai à cause du moindre coût de temps que cela demande. Selon les explications de certains professionnels, une personne travaillant dans ce domaine ne prendrait en moyenne que 2 ou 3 heures par jour pour les travaux de soins et maintenance des ruches. En plus de cela, la période de miellée, équivalente à la période de floraison, ne durerait qu’approximativement 6 mois, de mars à août pour les haut plateaux et d’octobre à février pour les zones côtières). Il est pourtant à déplorer que, vu le nombre et la qualité des exploitants de la filière, les revenus ne peuvent encore satisfaire ces derniers car ils restent irréguliers. Néanmoins, la filière à Madagascar présente encore une marge de développement car elle reste encore inexplorée et peut représenter une activité à part entière.

Les informels pour développer la filière

La méthode traditionnelle d’apiculture passe avant toute autre méthode dans le développement du secteur à Madagascar. Selon le Secrétaire Général de la Fédération Nationale Apicole, « moins de 20% des acteurs de la filière sont dans le cadre formel ».


Reconnaissance de l’Etat pour une filière désignée « non identifiée » à l’imposition et « non reconnue » à la banque, application des lois en vigueur plus ou moins complète concernant le secteur…autant de priorités auxquels s’y atteler pour un domaine dans lequel Madagascar peut entrevoir de larges opportunités économiques. Cette idée de ne pas donner sa place réelle à la filière a ainsi fait proliféré les apiculteurs informels et adeptes de méthodes encore traditionnelles, loin de la normalisation. A ce jour, André Rasamindisa, Secrétaire Général de la Fédération Nationale Apicole ou FENAPI avance une statistique de moins de 20% des acteurs concernés, considérés comme formels. En effet, malgré les démarches entamées et les interpellations de responsables étatiques pour un développement et une promotion de la filière, très peu voire aucune mesure stricte n’a été appliquée. « Il est difficile d’adapter les paysans à de nouvelles méthodes d’apiculture. S’en tenant à celles traditionnelles, ils n’appliquent aucune normalisation. Leurs produits inondent facilement le marché local et ceux qui respectent certains critères sont simplement disqualifiés » déplore le Secrétaire. Car le miel liquide obtenu grâce à des méthodes traditionnelles se vend moins cher et reste accessible à bon nombre de consommateurs, pourtant le produit tend vers une plus grande exposition à des risques de maladies vu la baisse considérable de sa qualité à cause des négligences même dans la démarche de production. « Le miel sur le marché local n’est souvent qu’un mélange de caramel et de miel liquide, » évoque toujours André Rasamindisa, les indices de prix avec le miel liquide de bonne qualité se situant entre 3.000 Ar et 5.500 Ar pour une quantité de 500g.

Rentabilité plus sure

Le miel reste une grande opportunité pour un pays comme Madagascar, sans considérer l’embargo qui a affecté la filière ces quelques années. Variant selon les zones de productions, la qualité, la saveur et les composantes du produit diffèrent et lui donne une valeur qualitative à permettre un rendement économique considérable.
(lire la suite sur le Journal de l'Economie N°91 de la semaine 21 février à 27 février 2011)

vendredi 18 février 2011

EXPORTATION


Le litchi malgache en 2011


On a pu constater un accroissement continu de l’exportation du litchi malgache à l’étranger, malgré la crise actuelle. Pourtant, les résultats escomptés durant la campagne de litchis 2010-2011 posent problème car déjà que la quantité a été fortement amoindrie, la qualité attendue justement manque à l’appel.

Dans une optique basée sur la qualité et non la quantité seulement, l’exportation du fruit a été diminuée à 15.750 tonnes cette année. Quantité limitée, décidée par les ministères concernés et les opérateurs de la filière notamment le groupement des exportateurs de litchi, afin d'obtenir un meilleur prix à l'exportation et de maintenir la réputation du litchi malgache sur les marchés internationaux, à travers un arrêté signé le 4 octobre par les Ministères du Commerce, de l'Agriculture, des Finances et du Budget, ainsi que par celui de la Décentralisation et de l'Aménagement du Territoire. Cette limitation aura pour but de préserver l’image de Madagascar, premier exportateur de litchi, maintenir la réputation du litchi malgache sur les marchés internationaux et aussi d'obtenir un meilleur prix à l'exportation.

La filière litchi de Madagascar a été fortement touchée pendant la campagne de cette. Selon le Ministre du Commerce, Mahazoasy Freddie, « Madagascar, un pays réputé comme premier exportateur mondial de litchis depuis de nombreuses années, a exporté seulement 17000 tonnes de litchis durant l’année 2010 contre 19750 tonnes en 2009 et 23950 tonnes en 2008 ». L’année 2010 a vu une diminution des recettes à 80 millions d’Ariary face à 150 millions en 2009 soit 40% de baisse selon Alain Mahavimbina, chef de la région Atsinanana, la région qui tient le premier rang sur l’exportation de litchis de Madagascar. Ajouté à cela, les exportateurs de litchis craignent actuellement la fragilisation de la filière, si une telle baisse se perpétue.
Récemment, un problème différent s’est manifesté. Le marché Allemand après s’être refermé a causé un grand tumulte auprès des exportateurs malgaches. « Une quantité considérable de litchis malgaches a été renvoyée d’Allemagne pour cause de médiocrité des produits » a affirmé le président du GEL, groupement des exportateurs de litchi de Madagascar, Narson Rafidimanana et « des mesures spéciales seront prises contres le ou les responsables ». Cette perte a été causée par un non respect de l'arrêté interministériel n° 35723/2010 dont l'article 2 mentionne que «L'exportation des primeurs se fait exclusivement par avion» ajoute-t-il, si on continue à ne pas tenir compte de l'avis du Centre Technique Horticole de Tamatave (CTHT) qui bénéficie de la confiance de l'Union Européenne, nous risquons de ne plus pouvoir exporter de litchis ». La campagne de litchis a commencé le 23 novembre dernier, le premier bateau a quitté Madagascar le 29 novembre, avec 6600 tonnes de litchis à destination de l’Europe. Les litchis de Madagascar étaient arrivés sur le marché européen le 17 décembre 2010.

jeudi 17 février 2011

Coopérations



Suite de la coopération entre la région Ile-de-France et la commune urbaine d'Antananarivo



"L'ensemble du transport public sera amélioré", selon le Président de la Délégation Spéciale d'Antananarivo, Edgar Razafindravahy. En effet, le renouvellement de la coopération de la commune urbaine d'Antananarivo (CUA) et la région d'Ile-de-France (RIF) vient d'être signé. Jean Vincent Placé, vice président de cette région, chargé des Transports était à Antananarivo pour la signature qui s'était déroulée à l'Institut des Métiers de la Ville. Cet institut vient d'être doté d'un budget de fonctionnement de un million d'euros pour 2011, budget en augmentation par rapport à l'année précédente.



En outre, une enveloppe de 500.000 euros est apporté par la RIF pour le projet d'amélioration des transports ainsi que les infrastructures d'assainissement et la protection du patrimoine urbain (infrastructure, mobilier, agriculture urbaine, ...). Cette coopération entre la CUA et la RIF est renouvelée pour une durée de cinq ans.

La ligne 119 reliant l'Université d'Antananarivo et la Cité des 67ha a été inaugurée après 4 mois de travaux. C'est un projet pilote qui entre dans le cadre de cette coopération et l'objectif de la commune est d'installer 30 arrêts, 22 abribus, 7 totems. Notons que dans la ville d'Antananarivo en moyenne, 700.000 personnes qui utilisent les transports publics.

mardi 15 février 2011

TOURISME



Le Silver Wind à Tuléar



Le navire de croisière Silver Wind a fait débarquer 500 touristes au port de Tuléar dimanche dernier. Cette visite fait partie d'une escale prévue dans le circuit de cette croisière. Une visite dans les terres du Sud, l'arboretum d'Antsokay a été proposée à ces touristes, une occasion pour eux de connaitre les faunes et flores propres au Sud de la grande île. C'est Madagascar Airtours qui a organisé ces circuits de visite pour ces touristes, agrémentés d'animation propre au sud malgache ainsi qu'une séance de découverte des plats locaux.



Ce passage fait partie des circuits dont un passage à Madagascar s'est réalisé tous les ans depuis dix ans sur l'axe Mer Rouge - Océan Indien. Notons que la compagnie armatrice du Silver Wind utilise aussi un deuxième navire du nom de Silver Cloud avec chacun 210 membres d'équipage et qui peuvent accueillir plus de 500 croisiéristes.

lundi 14 février 2011

ECONOMIE


La Chine dans les rétroviseurs des Etats-Unis

article de Tsirisoa Rakotondravoavy


Après la publication des résultats du PIB 2010 du Japon à 5474 milliards de dollars, la Chine avec un PIB de 5878 milliards de dollars (plus de 1,3 milliard d'habitants) prend la deuxième place des puissances économiques mondiales juste derrière les Etats-Unis, 14.624 milliards de dollars de PIB. Les réformes lancées par Deng Xiao Ping, leader chinois en 1978 avec la création de zones économiques spéciales comme à Shenzhen ou le Delta des Perles ont payé et l'économie socialiste de marché mise en place tire comme une locomotive toute l'économie chinoise avec une moyenne de plus de 10% de croissance annuelle depuis. Les régions de Shanghai, de Hong Kong et toutes les zones économiques spéciales représentent 62% du PIB chinois, 86% des investissements étrangers et 93% des exportations chinoises. Ainsi toute la partie ouest de la Chine ne représente que 6% du PIB peut être considérée comme en retard sur les locomotives de l'Est et du Sud-Est et les cotes.

Des observateurs tiennent pourtant à rappeler que suivant l'IDH comparé à celui du Japon, celui-ci devrait devancer encore la Chine, d'autant que les médias et le gouvernement chinois n'ont pas fait grand cas de ce rang qu'ils ont prévu il y a quelques mois. Peut-être pour "ne pas réveiller l'arrogance de l'Occident", selon des spécialistes de la politique contemporaine chinoise.

"C'est surtout une place symbolique que d'être juste derrière les Etats-Unis", observe un économiste de BNP Paribas à Pékin. Selon d'autres observateurs, les entreprises chinoises peuvent être considérées comme bénéficiaires à grande majorité de subventions de l'Etat. "Mais justement, qui n'a pas eu affaires à la subvention des Etats depuis la récession de 2009?", rétorquent d'autres économistes qui prônent le retour de "l'Etat dans l'économie" mais à "une proportion mesurée". Reste à trouver une entente sur cette mesure.


METEO


Bingiza touche les cotes malgaches et fait des ravages dans le nord-est de l'île



Le cyclone Bingiza se trouvait à 25km à l'Est du cap Masoala à 3h du matin ce 14 février 2011 et touchait terre à 5h30. Il se déplace à 18km/h. Il entraîne un vent de 157km/h avec des rafales de 222km/h. Il est prévu qu'il restera sur l'île pendant 36h avant de ressortir sur le Canal de Mozambique. Des rafales de vent frappent actuellement (22h00) les cotes Est et même le centre-Est de Madagascar suivies de pluies intermittentes.

Le cyclone se trouvait à Port Bergé le 14 février à 18h00 après avoir fait des dégâts dans le nord-Est de la grande île. Mananara Nord est détruite à 80% et des poteaux électriques sont arrachés dans des villes comme Mandritsara, Maroantsetra, Sainte-Marie. Le nombre des victimes connu est de 5 et des milliers de sans abri sont enregistrés au soir du 15 février. Le cyclone est devenu une perturbation tropicale mais pourrait revenir en force sur la côte Ouest de Madagascar dans les prochains jours.

dimanche 13 février 2011

ECONOMIE MALGACHE


Début 2011, le prix du riz à Madagascar


La hausse du prix du riz sur le marché fait rage depuis quelques temps. Généralement, on s’accorde à dire que la cause principale est l’insuffisance de la production interne. Cependant, le Ministère du Commerce a pris des mesures pour corriger cette distorsion sur le marché. Le mercredi 9 février 2011, 500 tonnes de longs grains pakistanais ont été injectés sur le marché, dans le cadre de l’opération « riz à 1180 Ariary par kilo ». Selon le Ministère du Commerce, l’Etat ne possède pas de réseau de distribution. Le Ministère du Commerce et celui des Finances et du Budget ont alors choisi conjointement quelques opérateurs qui vont se charger de la distribution. Il semblait que la distribution a connu quelques défaillances au début. Mais depuis mercredi, le ministère a envoyé une forte délégation pour surveiller le bon déroulement des opérations.

D’après toujours le Ministère du Commerce, l’objectif est de normaliser la dite « opération » afin qu’aucune rupture ne perturbera le système, et que cette vague de riz à 1180Ariary puisse couvrir la demande sur le marché. Jusqu’au vendredi 11 février, 1640,65 tonnes de riz ont été distribuées sur le marché, par le biais de quelques importateurs tels qu’Amazone avec 1300 tonnes, UCODIS 210 tonnes, COCOMA 248 tonnes et SILAC avec 3 tonnes. Notons que ces importateurs ont approvisionné trois grossistes dans la capitale. Ces derniers assurent ensuite l’approvisionnement des divers points de ventes détaillants, entre-autres à Ankaditoho, Miandrarivo, 67Ha, Ambohimangakely, Anjeva-Gare, Andoharanofotsy, Tanjombato, Anjomakely, Arivoonimamo, Tanjombato. Pour éviter les défaillances dans la distribution, le ministère du commerce surveille de très près les opérations.

Par ailleurs, le directeur général du Commerce Intérieur Dominique Razaka Rafenomanana , a déclaré que cette opération n’empêche, en aucun cas, la vente des autres variétés de riz sur le marché, tel que le makalioka, le vary gasy, le tsipala et bien d’autres suivant la loi de l’offre et de la demande. Il a ajouté que l’Etat ne joue ici que son rôle de facilitateur à travers son partenariat avec les opérateurs, par le biais de la priorisation de la sortie de cargaison au port de débarquement. En outre, l’Etat accorde aussi une baisse du coût de l’opération portuaire, et le coût est réduit de 20 à 50% pour le bien des consommateurs.

A propos de la hausse incessante d’autres produits de premières nécessités comme le sucre, la farine, l’huile alimentaire, etc. le DG du Commerce Intérieur Dominique Razaka Rafenomanana a affirmé que ceci provient du cours mondial dont Madagascar ne pourrait s’échapper. En effet, explique-t-il, « Madagascar arrive à produire quelques produits PPN, mais avec des quantités insuffisantes. Le pays est alors obligé d’importer pour satisfaire la demande. Ce qui nous oblige à fléchir devant la loi de l’offre et la demande, qui a logiquement une répercussion sur le marché intérieur ».

samedi 12 février 2011

URBANISME


Atelier de l’AGETIPA sur l’urbanisme à Anosy


Un atelier d’échange d’idées et de connaissance a été organisé dans la salle de vidéoconférence de DLC Madagascar Anosy le vendredi 4 février 2011 portant sur les Outils et Techniques de l’urbanisme. Cette rencontre organisé par l’AGETIPA a permis de mettre en lumière les obstacles et les opportunités pour un urbanisme mieux administré dans les villes de Madagascar, à commencer par la capitale, Antananarivo, qui est une proie à l’arrivée croissante de paysans qui a conduit actuellement à une population chiffrée à 6,5millions d’habitants. La population urbaine de Madagascar est à plus de 20% de la population totale en 2010. Les rues ne suffisent plus, en quantité mais surtout de par leur dimension. Cette infrastructure indispensable est la vitrine d’une ville organisée ou non. Les projets initiés ces dernières décennies sont nombreux et vont dans le sens de l’élargissement des rues de deux à trois ou quatre voies. Ces projets vont faire face à l’importation croissante de nouveaux véhicules dans nos villes. Mais l’urbanisme ne se réduit pas à un seul métier qui est le transport et la voirie publique mais surtout la construction et la planification. La combinaison de ces métiers illustre la complexité de ce domaine d’autant que le temps est un paramètre important à tenir en compte dans cet ensemble dans la mesure où tout évolue, et très vite, en tout cas pour Madagascar, plus vite que le rythme de sortie des projets d’urbanisme sensés organiser les villes de notre pays. On commence à mettre en place les ZAC (Zones d’Aménagement Concerté) inspirées des modèles des villes européennes dans nos plans d’urbanisme tenant en compte la démographie réelle de chaque ville sachant que ces dernières ont évolué au gré des constructions plus ou moins sauvages et des naissances d’activités provisoires ou éphémères donnant naissance à des habitudes ancrées dans chaque citoyen de la définition et de l’usage des infrastructures. Résultat : on a l’habitude d’entendre que tout ce qui est bien public ou commun à Madagascar est souvent délabré ou délaissé. Ce genre d’atelier et surtout la multiplication des projets, qu’ils soient financés par des organismes ou des régions étrangères ou à l’initiative propre de nos autorités sont à féliciter. Reste à continuer les travaux de vulgarisation des vrais usages des infrastructures publiques.

jeudi 10 février 2011

METEO


Cyclone en vue à l'Est de Madagascar


Bingiza qui a été baptisé hier se trouvait à 10 heures 30 à 845 kilomètres au nord de la Réunion. Elle a légèrement orienté sa route vers Madagascar. Mais elle se déplace pour l’instant très doucement.

A 10 heures 30, Bingiza (991 hectopascals) était localisée par 13°3 sud et 54°5 est, à 845 km au nord de la Réunion. Elle se déplace à la vitesse de 7 kmH en direction du nord-est.

Voici les intensités et positions prévues de ce système dépressionnaire au cours des prochains jours :

- Forte empête tropicale modérée, centre positionné dans 24 heures par 13S/54.3E.
- Forte tempête tropicale, centre positionné dans 48 heures par 13.8S/54.9E.
- Cyclone tropical, centre positionné dans 72 heures par 15.3S/54E.

mardi 8 février 2011

Coopérations


Le Japon aidera Madagascar à doubler sa production de riz


article : Antsa Ramaroson

Le Japon montre sa volonté d’accompagner les pays pauvres d’Afrique dans leur processus de développement. A la fin du mois de janvier dernier, l’agence japonaise pour la coopération internationale JICA a annoncé que le Japon veut faire doubler la production de riz dans les pays de l’Afrique, y compris Madagascar. Cet objectif tient du programme japonais « Coalition pour le développement du riz en Afrique ». Le Japon, considéré comme l’un des quatre dragons de l’Asie veut alors former 100.000 enseignants africains d’ici 2013 afin de porter la production du riz dans le continent africain à 28 millions de tonnes s’il n’est actuellement que de 14 millions de tonnes. Ces formations concerneront aussi les mathématiques et les sciences, et elles sont inscrites dans le cadre du programme intitulé « Pays-tiers ». Jusqu’ici, 20 enseignants de huit pays africains francophones ont reçu leur diplôme après trois semaines de formation en management de la qualité dans les institutions de formation en santé, à l’école nationale de développement sanitaire et social.

Des formations pour une meilleure productivité

A Madagascar, la JICA a offert une formation axée sur la réalisation de travaux d’aménagement et d’installation de fournitures et matériels agricoles. La formation a été effectuée à l’Extension et Equipement du Centre de Formation et d’Application du Machinisme Agricole à Antsirabe et quelques apprentis ont bénéficié d’une période de stage au Japon. Cependant, la JICA a affirmé que ces stagiaires pourront appliquer leurs acquis et apporter un changement sur la culture du riz à Madagascar, pour atteindre l’objectif de la coalition pour le développement du riz en Afrique. Par ailleurs, la JICA a mentionné que l’utilisation des matériels mécaniques agricoles est vivement sollicitée pour avoir une production efficiente.

Contribuer aux OMD

Dans ces aides pour le développement, la JICA a indiqué que le Japon vise à contribuer à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, notamment la vision des gouvernements de la sous-région, à l’horizon 2015. Les éléments cités de ces objectifs sont la prise en charge de l’amélioration du bien-être des populations par l’augmentation de la production et de la réduction de la pauvreté dans le contexte de la bonne gouvernance et de la promotion de l’état de santé des populations.

Bonne coopération depuis 2003

Rappelons que la JICA a œuvré pour le développement économique à Madagascar depuis 2003. Plusieurs secteurs ont déjà bénéficié de ses programmes à l’exemple de l’eau et l’assainissement, l’éducation, le secteur minier et l’environnement. Cette fois ci, la production rizicole de la Grande Ile est l’élue. Il faut noter que le riz tient une place très importante dans l’économie malgache, surtout dans la consommation. En outre, cette filière concerne une des plus importantes activités de la JICA sur les hautes terres de Madagascar. Il faut noter que ce projet de coopération technique durera cinq ans. Il a débuté depuis le mois de janvier 2009 et se terminera en janvier 2014. Selon le bureau de la JICA, ce projet est une stratégie proposée par l’alliance pour une révolution verte en Afrique et la JICA, destinée à promouvoir un réseau international pour assister les pays africains à développer la production de riz par une harmonisation des initiatives, politiques et programmes agricoles africains déjà existants. En outre, ce bureau a mentionné que la première phase de ce programme va concerner Madagascar, Ouganda, le Ghana, le Cameroun, la Guinée, le Kenya, la Sierra Leone, le Sénégal, la Tanzanie, le Nigeria, le Mali et le Mozambique.

lundi 7 février 2011

SOCIAL


Sixième projet d'aide du FIDA pour Madagascar



Au moment où on annonce une imminente invasion de criquets et surtout des signes alarmants de malnutrition dans le sud de Madagascar, le Ministre de l'Agriculture Mamitiana Joscelyno sera à Rome pour signer un accord portant sur l'octroi d'une aide de 80 millions de dollars du Fonds International de Développement Agricole. Ce fonds est destiné à la formation de paysans et de techniciens de l'agriculture. C'est le sixième financement du FIDA qui n'a pas couper ses relations avec Madagascar malgré la crise.

L'exécution de ce projet se fera en deux phases, pour 6 communes à partir de juillet et pour treize dans une deuxième étape. Le projet porte le nom de Forma Prod.

samedi 5 février 2011

MEDIAS


The Daily, l’incursion au quotidien numérique par Rupert Murdoch


Présent sur trois continents, en Australie, en Europe et aux Etats-Unis, à travers la Dow Jones Company, maison mère du prestigieux Wall Street Journal, la puissante News Corporation, le New York Post, The Sun et The Times au Royaume Uni, et les dizaines de titres en Australie, Rupert Murdoch s’est fait mordre par le virus du numérique en achetant MySpace en 2009, le réseau social dédié à la musique. Mais il compte déjà se débarrasser de ce site car il a trouvé avec le développement du marché l’iPad d’Apple un nouveau joujou qui lui rappellera sa passion du journalisme : The Daily, un journal entièrement numérique et destiné seulement à l’iPad. Le développement de formats pour d’autres tablettes numériques attendra « au moins deux ans », selon le magnat de la presse écrite mondiale, un délai d’observation du marché des concurrentes de l’iPad. The Daily sera accessible sur Internet mais la majorité du contenu sera vendu par abonnement au prix de 0,99 dollar par semaine ou 40 dollars l’année. « The Project » est le tout premier magazine lisible exclusivement sur iPad est celui du propriétaire de Virgin, Richard Branson.

La première Une du journal The Daily montre une photo commentée d’un titre « La chute d’un Pharaon », illustrant la situation actuelle en Egypte. Le contenu du journal couvre 100 pages dans plusieurs formats textes, photos, et vidéos. Le site iTunes est mis à contribution pour la commercialisation de l’abonnement du The Daily, ce qui constitue un pilier difficile à concurrencer pour d’autres prétendants. La fréquence de mise à jour prévue est quotidienne mais rythmée par des éditions d’informations en milieu de journée. Le modèle économique du The Daily illustre l’abandon progressif par les éditeurs de journaux du format papier pour le tout numérique, comme l’a déjà fait Edwy Plenel, ancien rédacteur en chef du journal Le Monde en créant le journal en ligne Mediapart, qui sera rentable cette année, grâce surtout à des sujets à sensation comme l’affaire Liliane Bettencourt pour laquelle le site a créé une rubrique à part.

mercredi 2 février 2011

SOCIAL


Pluie dans le Sud de Madagascar



Le Bureau National des risques et des Catastrophes (BNGRC) annonce 960 sinistrés à Tuléar et dans les autres villes du Sud de Madagascar après deux semaines de pluie incessante dans la région. On annonce trois personnes disparues et une centaine de cases détruites par le vent et la pluie. Une digue longeant le fleuve Fierenana a cédé sous la pression du lit du fleuve et mettrait en danger les routes et les zones riveraines habitées. Le BNGRC, le Ministère des Travaux Publics et le FID sont mobilisés pour venir en aide à cette région, considérée comme la plus pauvre de Madagascar. L'alerte est encore maintenue pour toute la région.

ECONOMIE MALGACHE


Edito de Tsirisoa Rakotondravoavy

CREM brûlé


Comment peut-on être actuellement contre l’Etat interventionniste dans un pays comme Madagascar, surtout de la part d’économistes, quand beaucoup de pays, des grandes banques « sous perfusion de l’Etat » et même des multinationales comme Boeing et Airbus ont bénéficié de l’intervention des gouvernements américains et français. Et que ferez-vous des 77% des malgaches, pauvres, livrés aux dents des importateurs et spéculateurs ?

L’annonce par le CREM, le Centre de Réflexion des Economistes de Madagascar, du danger qui nous guette en constatant que l’Etat se pique du démon de l’interventionnisme, a été saluée dans les dîners en ville de fin de semaine regroupant l’establishment et les puissants groupements économiques constituant la crème de l’industrie nationale. Cette annonce entre en effet en droite ligne de l’opinion quasi unanime que ces groupements ont déjà émise ces dernières semaines : celle de l’étatisation imminente de l’économie malgache. Même la Banque Mondiale s’est invitée au bal en regroupant autour d’une table les opérateurs privés des télécoms, représentants du gouvernement, l’OMERT. Au menu, un os, un très gros que personne n’arrivera à avaler : la passerelle internationale unique assaisonnée d’une petite arête de poisson de 7% en plus plantée par l’Etat, datant d’il y a quelques années, une petite arête de poisson que les opérateurs voudraient bien qu’on enlève du réseau pour que le trafic de communication ne soit plus perturbé et pour que tout le monde puisse passer du 3G+ au 4G sans grande difficulté car l’objectif pour les opérateurs, c’est d’avoir les mêmes menus à Paris, à New Delhi et à New York, sachant que seuls 22% des malgaches peuvent se permettre cette offre. Et la Banque Mondiale de rappeler aux entités présentes que la Centrafrique a déjà essayé une fois d’avaler le tout, le gros os et l’arête, et ça lui est resté au travers de sa gorge qu’il lui fallait une hospitalisation immédiate pour remédier au tout. Devant cette mise en garde, le représentant de l’Etat a vite fait de rappeler à tout ce beau monde que les textes (décret d’application 2005-23) et la mise en place du prochain menu, incluant l’ARTEC, est en cours de finalisation. Sur le gros os qu’est la PIU, il a bien évité de commenter en gardant les yeux plantés sur son assiette.

Revenons à la rencontre du CREM car la fin illustrait bien le débat qui prévaut actuellement, que ce soit chez les économistes ou dans d’autres cercles de non-initiés comme… Facebook. Un des membres du CREM a en effet mis le pied dans le plat en rappelant que si l’Etat laisse faire, les opérateurs et les importateurs, des grandes sociétés d’importation et de distribution et des compagnies pétrolières, imposeront inévitablement le menu, les prix et même les conditions sur lesquelles les pauvres consommateurs pourront consommer, sachant qu’à titre de rappel, l’Instat a communiqué que 77% d’entre eux sont pauvres, nécessiteux, dans l’impossibilité d’acheter ce que ces mêmes opérateurs et commerçants mettront sur le commerce : PPN, communications, carburant… Arriverons-nous à vivre et à supporter cela ? Priez pour que vous ne fassiez pas partie des 77% cités par l’Instat. C’est justement la question qui se pose sur ce sujet de débat qui fait rage entre des malgaches sur Facebook actuellement : « Qui n’est pas pauvre ? ». Comme je l’ai dit à mes amis : personne ne répondra, et là, c’est certain sur 100% des sondés.

CULTURE


Projection de Film sur Madagascar à Retiers, Bretagne



Des films documentaires sur Madagascar et le Tibet seront projetés à Retiers dans la salle Le Restéria, en Bretagne le jeudi 3 février 2011 à 20h30. Le film de 52mn sur Madagascar a été réalisé par des grimpeurs Franco-Polonais qui ont fait le déplacement dans le sud de Madagascar, sur les parois granitiques de Tsarano ainsi qu'au nord de l'île, sur les circuits pédestres qui surplombent la mer d'Emeraude pour réaliser des images magnifiques et inédites sur le thème des plus beaux sites.

Cette série de projection traite aussi du Tibet, sur un film de 32mn, où Damien Artero et Delphine Million raconte leur périple dans ce pays où ils sont entrés illégalement par le Yunan en Chine.

mardi 1 février 2011

INTERNATIONAL


Incertitude du passage du Canal de Suez fait flamber le cours du pétrole


Ca y est ! Le cap des 100 dollars le baril de Brent vient d’être dépassé à Londres vers 16h GMT, niveau que nous n’avons plus connu depuis deux ans. Mis en cause, les évènements en Egypte sur lesquels les producteurs et le marché spéculent sur une raréfaction du pétrole dans les jours qui viennent. L’économie mondiale qui vient tout juste de sortir d’une longue convalescence, pourrait replonger et emporter les relatifs bons résultats des entreprises et les reprises fragiles constatées. L’Egypte tente de rassurer le monde entier en annonçant que le Canal de Suez travaille à plein régime mais la nervosité du marché est telle que l’OPEP évoque « un risque réel de pénurie » en cas de blocage du Canal de Suez. Ce canal voit transiter près d’un million de barils par jour. Les producteurs n’excluent pas de transporter du pétrole sur d’autres voies même si cela coûte plus cher. Quelques entreprises de transport ont anticipé ce mouvement de prix en augmentant leurs tarifs. Austrian Airlines, Lufthansa et Air Mauritius ont déjà majoré de 2 à 15 euros leurs tarifs et Air Austral fait payer les surcharges.

N E W S

Seaweed Seychelles : fertilisant agricole à base d'algues marines

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Seaweed Seychelles va débarrasser l'archipel de plusieurs tonnes de dépôts d'algues marines par an sur les plages

Mines d'or de Dabolava : agrément acquis par Prophecy Development Corporation

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Le projet de Dabolava a attiré la compagnie canadienne Prophecy Development Corp. , dirigée par John Lee, pour ses mines d'or, de charbon et d'uranium

Madagascar : la Jirama fait face à la hausse des vols et des fraudes

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Vols de câble, branchements illicites, ... La Jirama, compagnie nationale d'électricité et d'eau à Madagascar, fait face à un phénomène qui alourdit son bilan

Contrôle du secteur minier : Madagascar s'offre un Mining Business Center

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Avec l'installation du Mining Business Center, Madagascar poursuit son effort d'industrialisation progressive du secteur minier.

L'Etat malgache décaissera le fonds pour apurer la dette d'Air Madagascar

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Vonintsalama Andriambololona, ministre malgache des Finances et du Budget, et Ralava Beboarimisa, celui des Transports et de la Météorologie, engageront pour l'Etat malgache le processus de désendettement d'Air Madagascar.

Constance Hotels & Resorts signe un partenariat technologique avec Duetto

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Constance Tsarabanjina à Madagascar fera partie des sept hôtels du groupe Constance Hotels & Resorts qui utiliseront les applications de Duetto.

Remaniement gouvernemental : le Gabon face aux nouveaux défis économiques

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Sous l'impulsion de Jean-Fidèle Otandault, nouveau ministre du Budget et des Comptes Publics, le Gabon s'attèle à la relance de son économie et à des réformes structurelles.

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La présence du groupe Alpitour dans la gestion d'Andilana Beach Resort, dirigé jusqu'ici par Andrea Aiolfi, transformera totalement l'hôtel et la destination Nosy-Be.

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Inconnus du public, ils sont les acteurs clés dans les relations publiques, le lobbying et les organisations d'événements institutionnels en Afrique.

Graphiques | Juin 2017

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