vendredi 31 mai 2013

Mobie, une jeune entreprise réunionnaise en finale du Prix national du jeune entrepreneur - La Tribune 2013

Sur la zone océan Indien, on recense plus de 11.600 espèces végétales endémiques dont les propriétés restent encore inconnues. C'est le fond de commerce de Mobie à partir des "écoprocédés".

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Gwenn Atheaux vient de faire parler d'elle et de son jeune cabinet d'études réunionnais Mobie. Cette entreprise spécialisée dans la recherche et la valorisation de déchets et produits végétaux, basée à Sainte-Clotilde, la Réunion, est qualifiée pour la finale du Prix national du jeune entrepreneur 2013 appuyée par La Tribune, dans la catégorie Green Business. Jean-Christophe Tortora, PDG de La Tribune, a transmis la liste des entreprises sélectionnées de la région Sud-Est et PACA qui intègre les départements d'outre-mer (DOM), et Mobie, l'entreprise réunionnaise en fait partie.
Gwenn Atheaux a étendu les activités de Mobie dans les déchets et produits végétaux, les fruits et légumes exotiques, les plantes aromatiques et médicinales en s'appuyant sur un système d'équipements innovant et propre appelés "les écoprocédés". Mobie travaille sur toute la zone océan Indien : la Réunion, Maurice, Mayotte, Madagascar et même en Afrique du Sud.

jeudi 30 mai 2013

Inauguration du 2ème salon International Tourism Fair Madagascar 2013

L'objectif est de définir un plan commun pour créer des produits complémentaires, et améliorer les produits de chaque Etat membre afin d'attirer la meilleure clientèle des autres continents.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Eric Koller, président du Conseil d'Administration de l'ONTM
Le 2ème salon International Tourism Fair Madagascar a ouvert ses portes à Antananarivo. Eric Koller, président du Conseil d'Administration de l'Office National du Tourisme à Madagascar (ONTM) a ouvert cette inauguration. il n'a pas manqué de rappeler le 10ème anniversaire de l'ONTM cette année, 1à ans d'efforts qui nécessitent du travail pour soutenir ce secteur stratégique. Cette édition 2013 veut être une rencontre de référence étant intégrée dans le calendrier des activités des Îles Vanille. Les îles membres de cette plateforme, Maurice, la Réunion, Madagascar, Seychelles et les Comores veulent renforcer le lien et faciliter les partenariats entre les institutions et les entreprises professionnelles du tourisme et du transport aérien. L'objectif est de définir un plan commun pour créer des produits complémentaires, et améliorer les produits de chaque Etat membre afin d'attirer la meilleure clientèle des autres continents. Madagascar a beaucoup à y gagner en abritant la deuxième édition de l'ITM cette année, pour plus de visibilité et plus de clarté sur les offres des professionnels malgaches du tourisme, ainsi que pour la formation des travailleurs du secteur pour offrir un meilleur accueil.

mercredi 29 mai 2013

Air Austral investit dans la nouvelle compagnie mahoraise Ewa

Tous les investissement d'Air Austral s'inscrivent sur une volonté d'accompagner la régionalisation du marché du transport dans l'Océan Indien qu'Air Austral et Ewa comptent bien profiter au maximum.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


Ewa, une nouvelle compagnie aérienne basée à Dzaoudzi, est la nouvelle filiale à 51% d'Air Austral pour un capital de 4,5 millions d'euros. Cette compagnie démarrera ses activités au mois de novembre prochain et opérera sur six liaisons directes vers Madagascar, les Comores, la Tanzanie et le Mozambique. La stratégie d'Ewa est relier les pays de l'Océan Indien et les pays du Canal du Mozambique. Sur les Comores, il y aura deux vols par semaines vers Moroni et quatre pour Anjouan. Deux villes sont concernées pour Madagascar,  trois vols par semaine pour Majunga et deux par semaine pour l'île de Nosy-Be. Dar Es Salaam, la capitale de la Tanzanie aura un vol hebdomadaire.

Mortalité infantile dans l'Océan Indien

Les pays de l'Afrique subsaharienne et de l'Asie australe font partie des secteurs les plus à risques pour donner naissance à un petit humain. Si chacun des pays s'investissaient d'avantage dans l'amélioration de leur système de santé, les risques pourraient être largement amoindris.

par Christian Berthélot pour le Journal de l'Economie

L'ONG "Save the Children" pointe les risques liés à la naissance dans l'océan Indien : Maurice serait le mieux placé, 63ème sur le plan mondial, alors que les îles Comores seraient au 163 ème rang sur 176 pays répertoriés.
Quelques chiffres : 11 enfants sur 1 000 décèdent à la naissance aux Comores, 8 à Madagascar, 3 aux Seychelles et 2 à Maurice. Le décès survient pendant leur premier mois de vie pour 32 bébés comoriens sur 1000. Pour Madagascar, ce chiffre descend à 23/1000 et à 9/1000 pour les Seychelles et Maurice.
Pour ce qui concerne les enfants de moins de 5ans, le taux de mortalité lié à diverses maladies est de79/1000 pour les Comores, 62/1000 pour Madagascar, 15 et 14/1000 pour Maurice et les Seychelles.

Selon l'ONG, les pays de l'Afrique subsaharienne et de l'Asie australe font partie des secteurs les plus à risques pour donner naissance à un petit humain. Toujours selon l'ONG, si chacun des pays s'investissaient d'avantage dans l'amélioration de leur système de santé, les risques pourraient être largement amoindris. Il resterait à sensibiliser les mères pour les amener à un suivi médical dans les établissements sanitaires et à accoucher dans ces mêmes établissements. Il s'agit là d'une situation qui concerne encore plus de 40 millions de femmes dans le monde.

Le port de Tamatave veut devenir un hub avec le contrat Evergreen

Le port de Tamatave peut traiter chaque année jusqu'à 175.000 conteneurs. Des travaux d'extension de ses infrastructures sont entrepris pour arriver à terme à 330.000 conteneurs traités par an.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Christian Avelin Eddy, directeur général de la Société du Port Autonome de Tamatave (SPAT), ne cache pas son ambition. Les négociations en cours avec l'armateur taïwanais Evergreen, cinquième mondiale, pourraient en effet emmener ce port de l'Est de Madagascar à devenir un hub, un point d'éclatement vers plusieurs destinations dans l'Océan Indien ou au-delà. En tout cas, c'est la demande expresse d'Evergreen. Le concurrent direct du port de Tamatave est celui de Saint-Louis à l'île Maurice sur ce dossier.

Actuellement, le port de Tamatave peut traiter chaque année jusqu'à 175.000 conteneurs. Les statistiques présentées par la SPAT montrent qu'en marchandises conventionnelles en 2010, 345.975 tonnes ont transité au port, 517.638 tonnes en 2011 et 806.789 tonnes en 2012. Des travaux d'extension de ses infrastructures sont entrepris pour arriver à terme à 330.000 conteneurs traités par an. Le nombre de touchées de navire en 2012 était de 1.233, en baisse par rapport à 2011, avec 1.633 navires. Notons que le port de Tamatave venait récemment de recevoir des navires déroutés à cause de la dernière grève au port Est gérée par la Sermat à la Réunion.

Evergreen prévoit un navire en escale à Tamatave toutes les deux semaines pour les six premiers mois. La compagnie veut accroître le rythme après pour arriver à un bateau par semaine.

mardi 28 mai 2013

Les partenaires de la FIM 2013 à Madagascar

La Foire Internationale de Madagascar édition 2013 a fermé ses portes le dimanche 26 mai dernier. Le bilan est plus que satisfaisant pour les organisateurs et les participants qui ont atteint leur principal objectif : constituer un réseau de contacts sur le marché régional de l'Océan Indien dont la FIM est la plateforme idéale. Voici les propos de quelques personnalités représentant les partenaires de la FIM.

recueilli par Tsirisoa Rakotondravoavy


Michel Domenichini Ramiaramanana, Première Ligne, organisateur de la FIM


Omer Beriziky, Premier Ministre du gouvernement de la Transition à Madagascar : "La reprise ne peut s’envisager que par la régionalisation de l’économie. Nous devons nous engager dans une politique d’intégration économique régionale."



Jean-Luc Marx, préfet de la Région la Réunion, présent aussi au Carrefour des Entrepreneurs, Antananarivo : "Madagascar avait joué son rôle sur l'accueil des conteneurs déroutés lors de la grève au Port Est - Sermat à la Réunion... Il existe un dénominateur commun entre la Réunion et Madagascar."



André Beaumont, président de la CCI France - Madagascar et représentant d'Ubifrance : "Madagascar ne pourra pas s’en sortir sans la France - l’un des seuls pays à s’y intéresser - et sans la Réunion, qui représente une porte sur l’Europe."







Gilles Couapel, président du Club Export Réunion et dirigeant de Dom'Eau à Madagascar : "Madagascar est un puissant porte-avions qui a besoin d’un petit remorqueur pour prendre le large. Ce petit remorqueur, c’est la Réunion."



Michel Galindo, représentant de la Région la Réunion à Madagascar : "Sans bruits, ni grands discours, de plus en plus d’entreprises réunionnaises viennent s’installer à Madagascar. Il ne s’agit pas de faire concurrence aux entreprises malgaches, ce que nous faisons, elles ne le font pas."

Hausse de 3% en mars pour la fréquentation des hôtels classés réunionnais selon l'INSEE

Les hôtels d'entrée de gamme et milieu de gamme n'offrent que rarement un accueil particulièrement avenant : le personnel n'est que très rarement formé comme il se devrait, n'a que peu de capacité à répondre au téléphone pour les réservations en anglais ou en allemand voire même, dans certain cas, en français…

de Christian Berthélot pour le Journal de l'Economie

Par rapport à mars 2012, une hausse de fréquentation dans les hôtels se fait sentir pour le mois de mars. En revanche, l'hôtellerie réunionnaise accuse un recul de 4% pour le 1er trimestre par rapport à 2012. Le nombre d'offres de chambres reste stable et le nombre de chambres occupées augmente de 2%. Il en résulte un taux d'occupation en hausse d'un point par rapport à 2012.

Ce sont les hôtels 3 étoiles (-6%), 2 étoiles et une étoile (- 5%) qui en font les frais et ceux, plus particulièrement de la région Sud (- 9%), l'Ouest (- 3%), et le Nord-Est, plus épargné (- 1%). En revanche les hôtels de luxe, 4 ou 5 étoiles, voient leur fréquentation en hausse de 1%.

lundi 27 mai 2013

Situation et perspective économique de Madagascar

Madagascar peut être plus performant en s'ouvrant plus vers l'extérieur. Le volume d'échange est trop limité par rapport aux pays membres des communautés où Madagascar est présent et avec qui il traite sur le plan commercial comme la Comesa, la Sadc et la COI.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


L'African Economic Outlook (Perspective économique africaine) a publié un rapport sur l'état des relations commerciales de Madagascar avec l'étranger. Ce rapport fait état de l'étroitesse du volume d'échanges par rapport au potentiel réel de l'économie malgache, malgré sa pauvreté et son taux d'inalphabétisation à 27%. Les relations commerciales extérieures dépendent beaucoup de l'intégration de chaque pays dans les groupements régionaux qui ont su créer des leviers de facilitation sur les échanges entre les pays membres. Madagascar a commencé à s'ouvrir au commerce international au milieu des années 1980, notamment en 1984 où il a intégré la Commission de l'Océan Indien dans laquelle ses partenaires commerciaux sont l'île de la Réunion et Maurice, les Seychelles et les Comores. Il a fallu attendre 1995 pour que Madagascar n'intègre une autre communauté économique qui est le Marché Commun de l'Afrique Orientale et Australe (COMESA - Common Market for Eastern and Southern Africa), et dix ans après en 2005 à la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC - Southern African Development Community) en ratifiant en août 2008 la rentrée dans sa zone de libre échange (ZLE).

samedi 25 mai 2013

Après des années de marasmes, la Secren prévoit un résultat positif en 2014

La Secren possède un carnet de commande de 37 bateaux en réparation pour l'année 2013 contre 28 en 2012. La réparation constitue 60% de son chiffre d’affaires. Elle prévoit un résultat positif en 2014.

par Hery Andriamiandra


Le conseil d'administration de la Société d’études, de construction et de réparation navale, (Secren) réuni le mercredi 15 mai dernier a présenté un résultat toujours négatif pour 2013, bien que le déficit ait diminué par rapport à 2012. En effet, la Secren possède un carnet de commande de 37 bateaux en réparation pour l'année 2013 contre 28 en 2012. La réparation constitue 60% du chiffre d’affaires de la Secren selon son site internet.
La situation va en s’améliorant, bien que  cette firme étatique  fût dans un triste état entre 2003 et 2009. Comme d'autres firmes où l’Etat malgache possède une part majoritaire, la situation de la Secren était déjà mauvaise durant l'ancien régime, une situation aggravée par la crise politique 2009. 
Freddie Mahazoasy, PCA de la Secren (au premier plan)
Selon Freddie Mahazoasy, président du conseil d’administration de la Secren depuis septembre 2009, « la  restructuration de cette société étatique spécialisée dans la construction et réparation navale fut inéluctable, d’autant plus qu’en 2011, la firme fut en voie de liquidation ». La crise politique qui perdure jusqu’à aujourd’hui complique la situation.

La FIM confirme son statut d'événement de référence

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Après son ouverture le 23 mai dernier, la Foire Internationale de Madagascar a confirmé par sa popularité et sa notoriété régionale sa place de référence en tant qu'événement économique majeur sur l'Océan Indien. Cette année encore, tous les grands acteurs économiques régionaux sont présents à la foire. Les participants sont au nombre de 800 sans compter les pavillons institutionnels comme le Pavillon France et l'Entreprise Mauritius.
La Réunion y est représentée par une délégation de 44 entreprises accompagnées par le Club Export. Ce dernier a déjà annoncé l'importance de la présence des réunionnais dans cette foire. 29 entreprises réunionnaises qui participent à la FIM découvrent pour la première fois cette rencontre économique et affirment avoir pris des contacts sérieux avec d'autres entreprises et groupements de la région. Gilles Couapel, président du Club Export affirme que "la tendance est la régionalisation de l'économie" et que les réunionnais avaient intérêt à s'ouvrir à cause de la saturation du marché à la Réunion.
L'île Maurice, représentée elle aussi en grand nombre avait déjà annoncé son vif intérêt pour le marché régional et malgache l'année dernière. Cette île est représentée par une délégation forte qui compte organiser le nombre maximum de rencontres d'affaires à la FIM. Veepre Kureeman, business development officer au sein de l'Entreprise Mauritius affirme vouloir mettre en place pendant les quatre jours 300 "meeting B-to-B". L'ambition de l'île Maurice transparaît dans cette offensive.

Les entreprises malgaches restent très actives dans les services aux entreprises et la promotion des produits "made in Madagascar". Plus de 700 stands sont tenus par des entreprises malgaches et de filiales malgaches de sociétés étrangères. Après sa 8è édition qui a duré quatre jours, la FIM fermera ses portes au soir du 26 mai 2013.

Affaire Tapie : Christine Lagarde n'est pas mise en examen

Christine Lagarde peut souffler car la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) échappe à la mise en examen. En effet, Christine Lagarde devait s'expliquer sur des détails de l'affaire Tapie : "Mon statut de témoin assisté n'est pas une surprise pour moi car j'ai toujours agi dans l'intérêt de l'Etat et conformément à la loi."

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Après deux jours d'audition par la Cour de Justice de la République, Christine Lagarde peut souffler car la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) échappe à la mise en examen. En effet, Christine Lagarde devait s'expliquer sur des détails de l'affaire Tapie : "Mon statut de témoin assisté n'est pas une surprise pour moi car j'ai toujours agi dans l'intérêt de l'Etat et conformément à la loi. Mes explications ont permis d'apporter des éléments de réponse aux doutes qui avaient été soulevés concernant les décisions que j'avais prises à l'époque."

vendredi 24 mai 2013

Trêve de six mois à la Sermat - la Réunion

Alix Séry nommera lui-même l'expert-comptable et l'audit permettra de sortir des éléments objectifs pour la prochaine réunion dans six mois et éviter le blocage que le port Est vient de connaitre. Les dockers se félicitent de cette victoire sur une bataille qui a permis de sauvegarder 19 emplois.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Après 19 jours de grève, les syndicats et les patrons ont trouvé un consensus pour débloquer la situation au port Est. Alix Séry, le médiateur par le préfet lundi dernier a réussi une partie de sa mission : les dockers sont au travail et les cavaliers et les conteneurs valsent à nouveau dans le port Est régi par le GIE Sermat (Groupement d'intérêt économique). Il a pu tirer des patrons l'abandon de 19 licenciements et des syndicats la perte de 12 jours de salaires échelonnés de mai à août avec  deux jours de salaires prélevés et de septembre à décembre avec une journée de salaires prélevée. L'accord avancé par la médiation, et signé par toutes les parties, propose un audit qui révisera les comptes des sociétés d'acconage pour choisir les représentants des salariés, la maintenance des chariots cavaliers.

mercredi 22 mai 2013

Avec Fascène en catégorie D, Nosy Be renforce son attraction dans le tourisme

Nosy Be tient son statut de principale destination touristique de Madagascar avec une peu plus de 61.000 en 2010 et 63.000 touristes répertoriés en 2011, des records. En outre, l'emploi sur l'île est orienté vers le tourisme avec 3.123 emplois liés directement aux hôtels, restaurants et gîtes installés sur Nosy Be.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


L'aéroport de Nosy Be est passé par des mois de travaux pour être rénové et pour pouvoir accueillir des appareils de plus grande capacité. Après l'inauguration du 18 mai dernier par le président de la Transition Andry Rajoelina, les Boeing 777 et Airbus A340 peuvent atterrir à Nosy Be après le rallongement de la piste à 2230m. Etant un aéroport international, en relation avec Johannesbourg, Moroni, ou Saint-Denis (la Réunion), l'aéroport de Fascène ne pouvait plus se permettre de garder son ancienne capacité.

Les appareils de 350 à 400 passagers sont maintenant courants dans les aéroports de la taille de Fascène, qui passe en catégorie D (voir en bas de l'article un extrait des classifications ITAC et OACI), d'autant que depuis son attribution de statut d'aéroport international, toutes les infrastructures hôtelières de Nosy Be s'y prêtaient, le nombre de chambres disponibles sur l'île étant de 1.086 dans les établissements formels et 542 dans des petites infrastructures d'hébergement. Nosy Be tient son statut de principale destination touristique de Madagascar avec une peu plus de 61.000 en 2010 et 63.000 touristes répertoriés en 2011, des records.

mardi 21 mai 2013

Sermat : la médiation continue entre syndicats et groupes patronaux


Alix Séry, le médiateur nommé par le préfet, veut faire taire toutes velléités de divergence pour ramener chacun vers le dénouement du conflit.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Alix Séry, médiateur dans l'affaire Sermat
Suite à la nomination par la préfecture d'Alix Séry comme médiateur dans l'affaire Sermat, ce dernier a commencé la semaine dernière et pendant tout le week-end de la Pentecôte ses consultations, auprès des syndicats le dimanche soir, et chez les responsables patronaux le lundi dans la journée. Rien n'a filtré de ces discussions où le médiateur a écouté et enregistré les desiderata de chacun. Jean Brac de la Perrière, président par intérim du Medef à la Réunion, confirme la nécessité de cette discrétion : "Nous sommes dans le cadre d'une médiation institutionnelle. Alix Séry rencontre les deux parties et après, transmettra une proposition d'une fin de conflit." 
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lundi 20 mai 2013

Négocier, signer et gérer un sponsor en sport automobile


Signer et gérer un sponsor en sport automobile : quelques conseils de Grégoire Akcelrod (Team RFR) pour réussir ses négociations.

Avec l'aimable contribution de Hugues Chevaliers (article et photos) pour le Journal de l'Economie


Grégoire Akcelrod, directeur marketing et sponsoring de Team RFR
A l'heure où l'économie mondiale ralentit, il devient de moins en moins évident pour de jeunes talents de se lancer dans le sport automobile, faute à un manque de budget qui touche toutes les catégories, y compris la Formule 1. Pour essayer de comprendre le problème, nous avons rencontré Grégoire Akcelrod, directeur du département marketing et sponsoring de l'équipe Team RFR, qui a accepté d'analyser pour nous la situation.

vendredi 17 mai 2013

Invasion de criquets sans précédent à Madagascar

par Tsirisoa Rakotondravoavy, vidéo de BFM TV

Photo prise sur la RN7 reliant Antananarivo et Tuléar
Le Sud-Ouest de Madagascar connaît une invasion de criquets sans précédent. On estime plus 500 milliards de criquets qui dévorent les 100.000 tonnes de récoltes par jour depuis le début du fléau et dans les mois à venir.

Madagascar a besoin d'au moins 30 millions d'euros pour remédier à ce problème d'autant qu'il devrait recouvrir un retard de deux ans sur le traitement d'une centaine d'essaims qui menacent l'île dans un futur proche. En outre, un fait rare a été vécu par les habitants de la ville de Fianarantsoa, sur l'axe de la route nationale 7 vers le Sud : des millions de criquets ont couvert le ciel fianarois au soir du 15 mai dernier.

Explications de Pieter De Crem sur la vente d'hélicoptères à MAD Africa Distribution


Explications de Pieter De Crem, lors de la séance plénière au Sénat belge, le 2 mai 2013, à propos de vente d'hélicoptères à la société MAD Africa Distribution à Madagascar. Ce matériel était considéré comme un matériel militaire par les médias malgaches.


Pieter De Crem, vice Premier ministre belge chargé de la Défense
Extrait
«Les ventes en question ont fait l’objet de plusieurs explications au sein du parlement, entre autres le 1er et le 8 juillet 2009 en réponse à des questions de M. Flahaut, de Mme Boulet et de Mme Wiaux, le 5 octobre 2009 en réponse à une question de M. Vijnck et le 10 juillet 2012 en réponse à une question de M. Van der Maelen. Je vous ai en outre répondu le 30 mars 2011.
Je constate que l’on parvient à faire un scoop en vendant du vent et en se basant sur de l’information réchauffée. Mais bon !
Cela étant dit, je signale pour rappel qu’au total, douze hélicoptères A109 démilitarisés (huit en 2009 et quatre en 2012), vingt-trois hélicoptères Alouette II démilitarisés (en 2009) et deux avions Airbus A310 non militaires (si je ne me trompe pas, en 2010) ont été vendus à la firme belge MAD Africa Distribution dans l’état où ils se trouvaient et cela, à l’issue d’une procédure de vente publique.

jeudi 16 mai 2013

Google rend ses services plus performants

L'interface web et les services de Google ont été améliorés comme si le groupe nous rappellait que la boucle Google allait se refermer sur le monde dans un avenir très proche.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Larry Page, co-fondateur de Google
Après la présentation de mercredi soir, Google a l'air d'avoir fait comprendre qu'il lance d'abord des services à l'essai comme Google Music en 2011 pour les transformer après en une machine à cash ou à abonnements après. L'équipe de Mountain View a confirmé la rumeur de plusieurs semaines selon laquelle Google met en place un service d'écoute en streaming sur abonnement. Cale vient d'être fait avec All Access qui concurrencera frontalement Spotify et Deezer, mais aussi iTunes et Xbox Music, sur ce marché de l'écoute en ligne. Google a même aligné le prix sur le marché d'ouverture qui est celui des Etats-Unis. La croissance de l'écoute illimitée serait soutenue depuis quelques années face aux téléchargements qui sont encore dominants sur ce secteur. Google fera d'All Access une porte d'entrée pour le reste de ses services.

Le deuxième pan d'amélioration du groupe californien se trouve sur son réseau social Google+ qui peine à rattraper son retard sur le leader Facebook et ses 1,03 milliards d'utilisateurs. Google+ compte en effet 190 millions d'adhérents mais il projette de mettre à contribution cette base avec celle des utilisateurs de sa messagerie Gmail pour les réunir sur des services dorénavant "rapprochés" comme sur Hangouts où la messagerie instantanée s'exécutera de la même manière sur PC et sur mobile, concurrençant la célèbre application WhatsApp, et ce, sur Google+, Gmail, All Access, Google Maps et Earth, ou Google Play. Ce dernier justement sera remis à jour avec la possibilité de jouer en ligne et de débloquer les "succès", d'enregistrer son niveau et de jouer et partager avec d'autres personnes connectées sur ... Google+.

La dernière nouveauté, c'est Google Now, le service de reconnaissance vocale proposé au public depuis juin 2012 sur le mobile fonctionnant sous Androïd sera maintenant installé sur Google Chrome avec des options de recherche d'utilisateurs et d'analyses  de messages actionnant des rappels de rendez-vous ou de suggestions thématiques ou d'achat en ligne. Le paiement se fera avec Google Wallet qui migre lui aussi du système Androïd vers Gmail. Toute la nouvelle interface web de Google a été ainsi améliorée comme si le groupe nous rappellait que la boucle Google allait se refermer sur le monde dans un avenir très proche.


mercredi 15 mai 2013

Institutions, gouvernance et croissance de long terme à Madagascar : l'Enigme et le Paradoxe


Au moment où les électeurs malgaches vont devoir choisir leur destin parmi 41 candidats à la présidentielle du 24 juillet prochain, le Journal de l’Economie met à la disposition de ses lecteurs une étude sur l’ évolution politico-économique de la Grande Île au gré des changements de régimes , présenté à l’Institut Français de Madagascar en avril dernier. Constat : les crises politiques (1972, 1991, 2002, 2009) entraînent une détérioration du pouvoir d’achat local, alors qu’en Afrique, malgré les soubresauts politiques, le pouvoir d’achat continental suit une ligne ascendante.

recueilli par Hery Andriamiandra

INSTITUTIONS, GOUVERNANCE ET CROISSANCE DE LONG TERME A MADAGASCAR : L'ENIGME ET LE PARADOXE[1]
Mireille Razafindrakoto, François Roubaud, Jean-Michel Wachsberger
Mars 2013


Cette présentation propose une relecture de la trajectoire longue de Madagascar en mobilisant le cadre d’analyse de l’économie politique. Elle opère une synthèse critique des travaux existants en tentant d’articuler systématiquement deux histoires qui sont souvent déclinées séparément, l’histoire économique et l’histoire politique et sociale, et mobilise des enquêtes statistiques de première main pour éclairer les comportements des acteurs sociaux.

Le mystère malgache à l'aune des théories de la croissance et du développement économiques

La trajectoire de l’économie malgache se caractérise par une énigme, à savoir une tendance récessive qui perdure depuis l'indépendance, il y a plus d'un demi-siècle. Les séries longues disponibles montrent que  la Grande Île voit le pouvoir d'achat de sa population amputé d'un tiers entre 1950 et 2010, alors que celui de l'Afrique sub-saharienne, dont les performances sont pourtant loin d’être exceptionnelles, a presque triplé. Cette énigme se double d'un paradoxe car à de nombreuses reprises, le pays a semblé enclencher un cycle de croissance. Néanmoins, à chaque fois que Madagascar a connu une telle ébauche de décollage, celle-ci s’est soldée au bout de quelques années par une crise politique majeure qui a remis en question la dynamique positive amorcée.

Bushveld Minerals va acheter Lemur Resources qui exploite du charbon à Madagascar

Bushveld Minerals a présenté une offre d'achat à 29,39 millions de livres sterling sur la compagnie Lemur Resources qui exploite la société d'extraction de charbon Coal Mining Madagascar (CMM).

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Lemur Resources, une société australienne qui détient 100% de Coal of Madagascar qui, elle même détient 99% de la société malgache Coal Mining Madagascar (CMM), a reçu une offre d'achat de la part de la compagnie sud africaine Bushveld Minerals, enregistrée en offshore sur l'île de Guernesey. Bushveld Minerals est présente sur les matières comme le fer, le vanadium et le charbon. L'offre d'achat se chiffre à 29,39 millions de livres sterling et sera validée cinq jours après son introduction, en attendant une offre concurrente plus intéressante et la différentielle est à 3 actions Bushveld contre 5 Lemurs Resources à la clôture du 10 mai. Des actionnaires détenant 42% du capital de Coal of Madagascar ont déjà accepté cette offre d'achat de Bushveld Minerals. CMM possède sept licences d'exploitation à Madagascarn sur les mines d'Imaloto, dans le Sus-Ouest de Madagascar, sous l'actif Imaloto Coal Project. Il s'y trouve des ressources de 175 millions de tonnes de charbon brut conforme au code JORC. Par ailleurs, Lemur Resources détient 11 concessions de blocs dans le bassin d'Imaloto. Deux autres bassins contigus sont en attente d'obtention de licences de la part du gouvernement malgache.

Madagascar Oil a entamé les opérations d'injection de vapeur à Tsimiroro

Madagascar Oil compte aborder la phase de commercialisation. La compagnie a foré en totalité 28 puits de pétrole lourd à Tsimiroro, dont 16 sont en phase de production, 9 en phase d'injection de vapeur et 3 sous observation.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Madagascar Oil avance sur l'exploitation des puits de pétrole à Tsimiroro. La compagnie entame les opérations d'injection de vapeur dans les puits et confirme son attente sur 1,7 milliards de baril sur la totalité de ce site à l'Ouest de Madagascar. Ces opérations d'injection sont utiles pour connaitre les réserves et le potentiel de production de chaque puits. Après ces injections de vapeur, Madagascar Oil compte aborder la phase de commercialisation. La compagnie a foré en totalité 28 puits de pétrole lourd à Tsimiroro, dont 16 sont en phase de production, 9 en phase d'injection de vapeur et 3 sous observation. Des recherches aériennes ont également été effectuées pour évaluer sur 24.000km pour le potentiel de rendement en hydrocarbure. Madagascar Oil a enregistré une perte annuelle de 13,6 millions de dollars à la fin 2012 contre 13,2 millions de dollars en 2011 à la même période, avec 64,5 millions de dollars en capital. La compagnie a levé 78 millions de dollars pour des dépassements de coûts exceptionnels et elle a enregistré une trésorerie de 14,8 millions de dollars.

mardi 14 mai 2013

L'illusion de fin de crise a fait augmenter la volatilité des matières premières

Les spécialistes des matières premières s'accordent à dire que l'économie mondiale a dépassé dangereusement les limites de l'instabilité et que les indices des matières premières sont au-delà de la volatilité soutenable. La Chine, premier pays consommateur de matières premières s'essouffle et la volatilité inquiète le marché. Les grandes fusions dans le secteur se sont arrêtées d'un coup.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


Les économistes constatent que la crise n'est pas du tout passée, que nous sommes encore en bas de cycle, si on peut parler de cycle. Les pays développés ont créé une illusion qu'en finançant leurs fleurons industriels (Boeing, General Motors, Renault, PSA Peugeot-Citroën, ...), la crise ou sa conséquence sur l'économie mondiale sera atténuée. L'Occident a cru qu'il avait les moyens de s'en sortir seuls. En fait, c'est la gouvernance internationale qui a montré sa faiblesse et cela s'est manifesté avec l'échec des négociations au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) sur le cycle de Doha, au même titre que le désintérêt total de beaucoup de pays à la 13è Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced). Depuis, les choses ont évolué, dans le mauvais sens. La Chine a perdu sa vigueur et a montré les premiers signes d'essoufflement. L'Empire du Milieu déçoit et n'arrive à atteindre que 7,7% au premier trimestre 2013, alors que les observateurs s'attendaient à une croissance minimale à 8% après les 7,9% du 4è trimestre 2012. La Chine a baissé ses commandes en matières premières et a provoqué une baisse de plus de 10% pour le fer, l'aluminium, le zinc et le nickel. La future gestion des réserves chinoises sera déterminante pour le secteur.

lundi 13 mai 2013

Mise en route de la première centrale thermoélectrique à biomasse de Madagascar

La Cirad et le projet Gesforcom, accompagnés de partenaires malgaches, ont mis en route en septembre 2012 la première centrale thermoélectrique à biomasse de Madagascar à Andaingo, dans la région Alaotra-Mangoro. Objectif : fournir aux ménages ruraux de la région de l'électricité bon marché.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

La première centrale thermoélectrique à biomasse de Madagascar à Andaingo
Andaingo, une commune rurale de 20.000 habitants, dans la région Alaotra-Mangoro, à l'Est de Madagascar, est le lieu d'un nouvel espoir dans le domaine de l'électrification rurale. La Cirad, l'Ader (Agence pour le développement de l'électrification rurale), le FOFIFA (Centre national de la recherche appliquée au développement rural) et la société brésilienne PSI Thermo Metalurgica LTDA ont lancé un projet commun d'installation d'une centrale thermoélectrique à biomasse en 2012. L'installation a été effectuée et la centrale a été mise en route en septembre 2012. La Gesforcom (Gestion communale, gestion communautaire, développement local) a été mis à contribution dans ce projet d'électrification.

La centrale thermoélectrique fonctionne avec un foyer et une chaudière à eau qui devrait être portée à l'état de vapeur sous 250° à une pression de 12 bars. Le moteur à vapeur transforme l'énergie thermique en énergie mécanique qui propulse un rotor jusqu'à 75kW pour produire de l'électricité. La centrale consomme une tonne de bois d'eucalyptus par jour, environs 400 tonnes par an à un taux d'humidité moyenne de 30%. L'intérêt du projet exploité par la Cirad est que cette dernière possède 2.500ha de plantations d'eucalyptus robusta avec un rendement moyen contenu dans une fourchette de 35 à 75 tonnes à l'hectare pour du bois de 5 ans, pour une récolte de 6 à 12 hectares par an.

vendredi 10 mai 2013

Attention, baisse d'activité à Madagascar

Baisse de régime passagère, déprime saisonnière ou appréhension des élections ? Bon nombres d'entrepreneurs et de professions libérales tirent la sonnette d'alarme sur la baisse subite des activités et des chiffres d'affaires depuis avril. Tous les indicateurs sont en direction décroissante.

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Cet hôtelier de Tamatave aborde sa deuxième année d'exercice après la création de son établissement en 2012. Ce promoteur hôtelier était porté par le vent des investissements à Tamatave suivant la vague des prestataires de services liés au projet Ambatovy - Sherritt. La désillusion est venue très vite vers la fin de l'année 2012. Le chiffre d'affaires de son hôtel de 14 chambres dans le centre de la ville de l'Est de Madagascar peine à décoller et, pire, baisse inexorablement depuis le mois de mars de cette année. Notre hôtelier déchante très vite et la déprime vient au rendez-vous avec l'aplatissement des réservations entre mars et avril 2013, avec un taux de remplissage qui n'arrive pas à dépasser les 32%, loin des 78% des débuts d'activité vers mi-2012.

Un autre opérateur dans la profession libérale, dans le domaine juridique et financier cette fois, témoigne de la baisse des contacts et des commandes depuis avril 2013. Cette fois, sous couvert d'anonymat, ce juriste de formation, qui a créé il y a onze ans son cabinet juridique et financier de renommée à Antananarivo avec 70 employés, n'y est pas allé par quatre chemins, "nous entrons en plein dans la période expectative pré et post-électorale, et ça va être long et dur pour les entrepreneurs".

mardi 7 mai 2013

Vers une compagnie aérienne commune à l'Indianocéanie ?

Une conférence sur la connectivité aérienne a été organisée à Port Louis, île Maurice, les 2 et 3 mai 2013 pour discuter des faisabilités de la mise en commun de l'intérêt des quatre compagnies régionales : Air Mauritius, Air Madagascar, Air Austral et Air Seychelles. Cette conférence a ouvert même l'éventualité de la création d'une compagnie commune.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


Les mots de Jean Claude de l'Estrac, Secrétaire Général de la Commission de l'Océan Indien suffisent pour interpréter les propositions de la COI à l'endroit des professionnels du secteur de l'aviation dans la région : "Je pose la question. N’est-il pas temps de considérer que les quatre compagnies déficitaires, Air Austral, Air Madagascar, Air Mauritius, Air Seychelles pourraient sans doute constituer une compagnie, Air Océan Indien par exemple, rentable, solide et stratégiquement utile… à toute l’Indianocéanie ? "

Vue sous cet angle, la proposition de la COI est pertinente. Ces quatre compagnies souffrent effectivement de pertes chroniques qu'elles arrivent difficilement à surmonter. Air Mauritius a déjà exploré cette piste de la collaboration entre compagnies de l'Océan Indien en 1996 pour enrayer ses déficits, en vain. Jean Claude de l'Estrac est radical sur ses déclarations : "Pourquoi rester seul dans le déficit et disparaître ?". Cette question taraude tous les dirigeants de ces compagnies qui subissent la crise mondiale en plus du prix élevé du carburant et des coûts d'exploitation des compagnies. Sur plus d'un milliard de touristes ayant voyagé en 2012, 500 millions ont pris l'avion dans le monde. Deux millions seulement ont voyagé sur l'une des îles de l'Océan Indien. La COI a pris le rôle de catalyseur en constatant qu'il y encore une marge sur laquelle les compagnies aériennes de la région peuvent réaliser une plus-value, et pourquoi pas d'une manière orchestrée plutôt que dans une stratégie dispersée comme maintenant où le bénéfice est loin d'être atteint pour chacune d'elles. C'est une vraie stratégie d'intégration régionale que la COI propose, l'aviation étant un vecteur primordial pour le tourisme pour créer une nouvelle force d'attraction dans toute la région.

lundi 6 mai 2013

StratMin Global Resources cotée à Francfort

StratMin Global Resources, la compagnie qui exploite le graphite à Loharano, Madagascar, vient d'entrer dans la bourse de Francfort. 

par Tsirisoa Rakotondravoavy

Après Londres, la place de Francfort a été choisie par StratMin Global Resources comme place pour la cotation de la compagnie sous le symbole LYC1. Cette introduction a été menée par le cabinet Scheich & Partner mandaté par StratMin. D'après Gobind Sahney, le président de la compagnie, l'objectif de cette introduction sur cette place boursière allemande est d'élargir la visibilité vers les investisseurs intéressés pour le titre StratMin, déjà présent à la bourse de Londres (titre : stgr), et d'augmenter le cash disponible pour la compagnie. StratMin Global Resources qui exploite le graphite de Loharano à l'Est de Madagascar vient de livrer sa première expédition de 20 tonnes de graphite à des clients  aux Etats-Unis.

samedi 4 mai 2013

Starwood veut maintenir ses projets à Madagascar et en Afrique

Starwood Hotels & Resorts maintient son projet à Madagascar et en Afrique malgré les récentes "révolutions" sur le continent.

par Tsirisoa Rakotondravoavy


Hassan Ahdab, vice-président de Starwood Hotels & Resorts et directeur des opérations en Afrique et sur l'Océan Indien
Le groupe Starwood Hotels & Resorts reprend confiance en ce qui concerne l'Afrique et Madagascar. En effet, depuis l'avènement du Printemps Arabe et la crise malgache, Starwood était obligé de suspendre tous ses projets. Le groupe restait dans l'expectative et attendait que les situations dans chaque pays où il est présent se décantent. Selon Hassan Ahdab, vice-président de Starwood et directeur des opérations en Afrique et sur l'Océan Indien, le moment est venu pour son groupe de reprendre tous les projets suspendus, à savoir 15 nouveaux projets d'hôtels en Afrique et dans l'Océan Indien en addition des 37 offrant 10.000 chambres qu'il possède sur le continent, dont 32 sont sous les noms Sheraton et Le Méridien. Quatre hôtels Sheraton seront ainsi bâtis à Tripoli, Annaba, Dakar et Madagascar. A Lagos, Idaban, Benin City et Oran seront construits quatre autres hôtels sous le nom Four Points. Le Four Points de Tripoli sera de nouveau ouvert après la crise libyenne. Dans la même foulée, l'hôtel Sheraton du Caire et le Grand Mauritian à l'île Maurice seront remis en service après des travaux de rénovation. Notons que le groupe Starwood Hotels & Resorts possède 1.200 hôtels dans le monde.

vendredi 3 mai 2013

Le microcrédit à Madagascar, dernier recours anticrise


Contrairement aux idées reçues, la crise politique qui perdure n’a pas forcément accentuée la déprime des entrepreneurs. Les malgaches ayant vécu différentes crises économiques, possèdent un réflexe d’indépendance économique, appelé communément débrouillardise, en se fondant dans l’entreprenariat plus dans le désir d’autonomie économique que de fuite en avant.

par Hery Andriamiandra

Selon une des agences de micro-finance installées à Madagascar  depuis 2006, la croissance du produit pour les PME a connu une hausse de plus de 110 % depuis 2011, les comptes épargne et comptes à vue s’envolant à plus de 150%.
Une autre agence de micro finance a augmenté son capital à partir de 2011, inaugurant ainsi un vent d’optimisme dans ce genre de financement des petites et moyennes entreprises.   Selon un des nos interlocuteurs, la diversification, voir l’abandon d’un créneau pour un autre, le non accès aux banques plus méfiantes, explique en partie cette explosion  de la micro-finance en cette période en théorie peu propice en entreprenariat. Selon un analyste, « les malgaches ayant vécu différentes crises économiques, possèdent un réflexe d’indépendance économique, appelé communément débrouillardise, en se fondant dans l’entreprenariat plus dans le désir d’autonomie économique que de fuite en avant ». Dans ce cas la prise de risque est maximalisée  par l’optimisme de jours meilleurs.
Selon les analyses de Nathalie Assouline et Christine Poursat d’Alia Développement lors d’un séminaire sur la micro-finance organisé par l’Agence Française de Développement, en 2008, la croissance de l’activité de crédit se situe en moyenne annuelle autour de 60% , avec un fort ralentissement en 2009, début de la crise politique, chutant à 28%  , étant le fait d’Institut de micro finance mutualistes, alors que l’encours d’Institut de micro finance non-mutualistes  incluant l’arrivée sur la Grande Île de sociétés de micro-finances s’envolent à plus de 121 % . En résumé, l’encourt de crédit  poursuit son expansion depuis décembre 2006 jusqu’à nos jours, malgré la crise politique.
Même phénomène concernant l’encourt d’épargne, toujours en hausse malgré l’incidence politique qui débute en janvier 2009.

N E W S

Seaweed Seychelles : fertilisant agricole à base d'algues marines

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Seaweed Seychelles va débarrasser l'archipel de plusieurs tonnes de dépôts d'algues marines par an sur les plages

Mines d'or de Dabolava : agrément acquis par Prophecy Development Corporation

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Le projet de Dabolava a attiré la compagnie canadienne Prophecy Development Corp. , dirigée par John Lee, pour ses mines d'or, de charbon et d'uranium

Madagascar : la Jirama fait face à la hausse des vols et des fraudes

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Vols de câble, branchements illicites, ... La Jirama, compagnie nationale d'électricité et d'eau à Madagascar, fait face à un phénomène qui alourdit son bilan

Contrôle du secteur minier : Madagascar s'offre un Mining Business Center

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Avec l'installation du Mining Business Center, Madagascar poursuit son effort d'industrialisation progressive du secteur minier.

L'Etat malgache décaissera le fonds pour apurer la dette d'Air Madagascar

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Vonintsalama Andriambololona, ministre malgache des Finances et du Budget, et Ralava Beboarimisa, celui des Transports et de la Météorologie, engageront pour l'Etat malgache le processus de désendettement d'Air Madagascar.

Constance Hotels & Resorts signe un partenariat technologique avec Duetto

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Constance Tsarabanjina à Madagascar fera partie des sept hôtels du groupe Constance Hotels & Resorts qui utiliseront les applications de Duetto.

Remaniement gouvernemental : le Gabon face aux nouveaux défis économiques

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Sous l'impulsion de Jean-Fidèle Otandault, nouveau ministre du Budget et des Comptes Publics, le Gabon s'attèle à la relance de son économie et à des réformes structurelles.

Nosy-Be : Alpitour mise gros sur la gestion d'Andilana Beach après sa rénovation

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La présence du groupe Alpitour dans la gestion d'Andilana Beach Resort, dirigé jusqu'ici par Andrea Aiolfi, transformera totalement l'hôtel et la destination Nosy-Be.

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Inconnus du public, ils sont les acteurs clés dans les relations publiques, le lobbying et les organisations d'événements institutionnels en Afrique.

Graphiques | Juin 2017

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